lundi 8 août 2016

Critique de film: Jupiter Ascending (2015)








Catégories:
  • PG-13 (violence, scènes d'actions intenses, certains extra-terrestres à l'apparence effrayante, nudité partielle, langage vulgaire…)
  • Science-fiction
  • Gothic space-opera
  • Action
  • Violence
  • Romance


Thèmes:
  • Une fille à sauver
  • Un héritage inimaginable soudainement révélé
  • Monde féodal transposé en space-opera
  • Ex-militaire créé par génie génétique
  • Un (ou deux) gars contre une armée
  • Extraterrestres
  • Une vaste cité sur Jupiter
  • Quête d'immortalité


     Test de Betchdel: (mais discutable quand même…). Jupiter Jones (joué par Mila Kunis), en plus de parler avec sa mère et sa tante, a une longue conversation avec Kalique Abrasax (jouée par Tuppence Middleton) et plusieurs autres courtes interactions avec d'autres personnages féminin.
    Scénario et réalisation: La création, scénarisation, réalisation et production de Jupiter Ascending revient aux  Wachowskis
     Langue d'origine: Anglais, Russe (sous-titré)
     Pays d'origine: États-Unis, Australie
     Budget pour le film: 176'000'000$US (estimé)
     Boxoffice: (Mondial): 183'987'723$US (25.8% aux États-Unis, 74.2% ailleurs)
     Évaluation IMDB: 5.4 / 10 (139'338 votants)
     Reconnaissances: quelques nominations… incluant « Pire film de l'année » (source)

Synopsis (sans spoilers):

     Une jeune femme de ménage, Jupiter Jones, voit sa vie monotone bouleverser lorsque des extraterrestres tentent de l'assassiner, et qu'un gardien inconnu aux bottes volantes vient à sa rescousses. Jupiter réalise qu'elle fait partie de la royauté intergalactique, avec un important héritage de plusieurs planètes et se retrouve rapidement au cœur des manigances et corruptions des Abrasax, une puissante famille royale. Jupiter doit alors se battre pour protéger les habitants de la Terre contre une industrie à la fois très ancienne et destructive.

Ma critique, en quelques mots:

     Le film est beau, il est bien réalisé, les effets sont à couper le souffle sur musique d'opéra. Tout pour en mettre plein la vue! On connaît les Wachowskis pour avoir fait la série des Matrix, Cloud Atlas ou Sense8. Ils sont généralement excellents. J'aurais aimé… aimer ce film. J'ai essayé, fort. J'en suis incapable. L'histoire est pire que simpliste, elle contient un personnage principal (Jupiter Jones) faible, qui évolue très peu sinon pas du tout et qui est finalement pas intéressante. De nombreux dialogues sont simplement mauvais. C'est vraiment dommage, pour un film si travaillé sur le plan visuel, effets spéciaux, les plans de caméra, la musique... qu'il soit si mauvais.

     Note: Cette critique contient quelques « spoilers ». J'ai tenté de rester relativement vague, mais j'ai dû tout de même expliquer certains éléments décevant du film.

Réalisation globale: 

     La réalisation en soit est impeccable; ca me fait mal de mettre autant de citrons dans une critique, d'autant plus pour un Wachowski. Les défauts tiennent principalement de l'histoire elle-même.

Divertissement et originalité: 

     Le film est haut en action et en divertissements. Et l'action revient rapidement entre les scènes explicatives, avant que celles-ci ne deviennent lassantes, bref, on ne s'ennuie pas. Ou presque. Certaines scènes d'actions sont en fait très longue et tellement surréelles (nouvelle tendance à Hollywood, depuis King Kong et Tintin de Peter Jackson et quelques autres qui ont suivi). Il y a 10-20 ans, on se battait pour rendre les scènes crédibles sur le plan des effets spéciaux; maintenant que c'est acquis, on met trop de poudre aux yeux à mon avis. On veut tellement que ce soit extraordinaire qu'on n'y croit plus. Le contrat entre les réalisateurs et spectateurs « Mens-moi, mais fais-le bien! », comme le dit si bien Élisabeth Vonarburg (pour le contrat auteurs et lecteurs) a ici échoué.
     Côté originalité, je ne pense pas qu'on ait déjà fait un gothic space-opera (de cet envergure du moins) au cinéma, donc un monde d'inspiration féodale transposé dans le space-opera. Il y a ici et là quelques bonnes idées, mais le grands arc de l'histoire, j'ai eu l'impression de voir Matrix transposer dans un nouveau genre. Ça m'a déçue.

Immersion et émotivité: 

     Certains passages sont cool, alors que d'autres, je décrochais. Une action trop surréaliste, trop « arranger avec le gars des vues », parfois trop longue. L'émotivité n'était pas non plus soutenue tout le long. Dans le « trop extraordinaire », les pires pétrins peuvent arriver, mais tous ce règle par trop de synchronicité de dernière minute, on vient à ne plus avoir peur pour les personnages, à ne plus croire à leur péril.

Scénario:

      C'est ici que la critique de Jupiter Ascending perd la cote. Il y a définitivement certains points positifs à l'histoire, mais globalement, c'est décevant. On s'est plaint que StarWars ne suivait aucune science astronomique, on pourrait en dire autant pour Jupiter Ascending (mettre la planète Jupiter habitée...)
      Je vais débuté avec un retour sur le Test de Betchel. Selon les règles de bases, le film passe le test. On a un personnage principal féminin, qui parle à plusieurs autres femmes nommées, de sujets autres que romantiques. Par contre. Ce personnage féminin, Jupiter Jones (joué par Milas Kunis), qu'a-t-elle à raconter? Elle vit quelque chose d'exceptionnel, oui, mais elle est catapultée dans l'histoire, kidnappée, puis secourue, puis enlevée, elle est le jouet de trois frères et sœur qui courent après leur héritage, elle subit leurs manigances, leur mensonge, leur trahison… Mais que fait Jupiter? Pas grand chose. Elle subit tout le long et si ce n'était de Caine Wise (joué par Channing Tatum) qui vient la sauver 4-5 fois dans l'histoire, elle aurait été que de la chaire à pâtée.
     On peut accuser le fait que Caine est un ex-militaire exceptionnel et que Jupiter, elle, était femme de ménage avec à peu près aucun talent pour le combat. Soit. On peut aussi accuser le fait qu'elle est littéralement catapulté dans ce monde nouvelle qu'elle ne comprend pas plus que nous, mais il aurait été pertinent qu'elle fasse au moins une action qui vaille le détour, pour se sortir du pétrin d'elle-même ou pour déjouer ses adversaires. Donc, dès le grand arc de l'histoire… le personnage principal est faible, elle subit, et elle a besoin d'un sauveur (x4-5) pour survivre. 
     Ensuite, le fameux héritage qui lui tombe dessus… Au moins, on n'est pas dans le cliché de l'amnésie ou de l'enfant perdu et adopté. On a voulu éviter, je pense. Par contre, solution de rechange? Euh. Nan… Ça ne marche pas pour moi, il y a trop d'illogisme ou de trous, on dirait un concept vite fait sur le coin de la table qui aurait eu besoin de mijoter beaucoup plus longtemps pour être fonctionnel.
     J'ai eu l'impression, en écoutant Jupiter Ascending que le projet était un peu comme The Matrix: on a fait un premier film, qui est complet en soi, mais qui pourrait s'ouvrir sur une série si ça marche bien. Aucune suite n'a été annoncé et les Wachoskis travaillent sur autre choses maintenant (Sense8). Ce film est considéré par de nombreuses critiques comme étant un flop. C'est dommage, il aurait été facile de faire mieux…

Acting et développement de personnages:

     On peut être le meilleur acteur du monde, si le dialogue est mauvais (comme c'est souvent le cas dans Jupiter Ascending), ça ne suffit pas à sauver le film. La performance de Eddie Redmayne dans le rôle de Balem Abrasax m'a profondément déçue. Son texte est mauvais en partant, mais une performance chuchotée tout le long du film (sauf pour une phrase ici ou là criée dans une montée de lait inattendue), c'est pénible à écouter. Le personnage… ou le jeu de l'acteur à l'attitude hyper blasée (rendu à ce point, on n'est plus sûr à qui revient la faute), c'est à la fois difficile à entendre et endormant. On vient à détester le voir à l'écran, pour les mauvaises raisons.
     Plus généralement, le développement des personnages est décevant. Après une histoire aux grands arcs faibles, on pourrait au moins se rattacher aux personnages attachants, qui ont évolués après toutes ces aventures. Eh bien, non. Après tous ces péripéties, le changement chez Jupiter Jones ou même dans sa vie… ne valait pas la peine d'être raconté à mon avis. 

Photographie et visuel:

      C'est ici que tous les efforts ont été mis. Les concepts visuels sont à couper le souffle, et sauf un plan où l'animation 3D manquait de réalisme à mon oeil, il n'y a rien à redire autre que «wow».

Musique et son: 2 pommes d'or:

     Digne d'un grand space-opéra, on a une grande symphonie d'opéra. 



jeudi 4 août 2016

Critique de film: Stranger things, Saison 1 (2016)







Catégories:

  • PG-13 (certaines scènes effrayantes et/ou intenses, certaines références à l'abus d'alcool, cigarette, drogue, un peu de violence selon les épisodes…)
  • Thriller,
  • Mystère,
  • Surnaturel et fantastique,
  • Drame,
  • Horreur (léger, pas de «gore»)

Thèmes:
  • Disparition d'enfant
  • Monstre
  • Enquête policière
  • Pouvoir surhumain, télékinésie…
  • Laboratoire de recherches louches
  • Univers parallèle
  • Conspiration (léger)


     Test de Betchdel: Karen Wheeler (jouée par Cara Buono) vient voir Joyce Byers (Winona Ryder) pour lui changer les idées (épisode 3). Nancy Wheeler (Natalia Dyer) parle très brièvement à Mme Holland (Cynthia Barrett) (épisode 3). À plusieurs bref moments, Nancy Wheeler (Natalia Dyer) parle à sa mère, Karen Wheeler (Cara Buono) à propos de la disparition de Barbara. Joyce Byers (Winona Ryder) parle avec Eleven (Millie Bobby Brown) pour la rassurer (épisode 7).
     Scénario et réalisation: La création, scénarisation, réalisation et production de « Stranger Things » reviennent aux jumeaux Duffer, Matt et Ross.
     Langue d'origine: Anglais
     Pays d'origine: États-Unis
     Budget pour le film: non spécifié (pour l'instant)
     Boxoffice: N/A 
     Évaluation IMDB: 9.1 / 10 (77'567 votants)
     Reconnaissances: …Encore trop récent pour en avoir


Synopsis (sans spoilers):

     Dans la petite ville paisible de Hawkins des années 1980, un enfant disparaît dans les bois. Des recherches sont entreprises, ce qui crée une suite d'événements, depuis une mère inquiète à en perdre l'esprit, à la découverte d'une fillette mystérieuse en danger, d'un laboratoire de recherches sous surveillance militaire et une créature étrange qui rôde. Bien assez vite, certains résidents de Hawkins tissent des liens de l'intrigue, mais aussi entre eux pour résoudre l'affaire. 


      À noter: Je ne m'étais pas renseigné avant de voir ce titre. Netflix en faisait beaucoup la promotion (c'est une production de Netflix, ça va de soi… mais les autres productions de Netflix que j'ai vu sont toutes de très bonne qualité). Je me suis donc lancé dans cette série sans avoir aucune attente, sauf peut-être un gage de qualité.

Ma critique, en quelques mots:

     «Stranger things» m'a prise par surprise! Je ne m'attendais à rien, je ne suis plus tellement fan du genre horreur, mais celui-ci fait pour moi exception. Sûrement parce qu'il est plutôt prude côté horreur, il est plutôt axé thriller, et sur la métamorphose des personnages plutôt que de nous montrer du «dégueu». Le visuel est beau, l'histoire est bonne, j'ai adoré, j'étais absorbée par l'intrigue, j'avais envie de voir chaque épisode suivant tout de suite et je suis comblée à l'idée de la deuxième saison! :)

Réalisation globale: :

     L'histoire prenant place dans les années 1980, les réalisateurs ont tout décoré au parfum des années 80s, depuis le générique du début et jusqu'à la trame sonore. Mais la réalisation a été fait maintenant (2016), et donc les technologies d'effets spéciaux sont au goût du jour, ainsi que la qualité photographique et sonore. Ayant été moi-même enfants dans les années 80s, j'ai trouvé cette touche charmante.

Divertissement et originalité:

      Côté originalité, pour moi, il n'y avait rien de nouveau dans les thèmes traités dans « Stanger Things », mais l'intrigue est tellement bien tissée, le divertissement est là, à chaque fin d'épisode, on a envie que de voir le suivant.

Immersion et émotivité:

     Certains thèmes de départ (disparition d'enfant) étant en soi émotif, le scénario, la réalisation, les jeux d'acteurs, la trame sonore, sont tous des éléments qui font bien fonctionner l'émotivité du film. J'ai trouvé que l'émotion qui ressortait le plus chez-moi était le côté intrigue, mystère, curiosité et thriller; quelque fois, on nous tire une ficelle de dégoût (c'est tout de même une série d'horreur), de tristesse, de l'appréhension, de la frustration/colère lorsque les personnages sont en échec... L'immersion dans le film était complète. Les personnages sont attachants, on connecte bien avec leurs émotions, leur point de vue, leur évolution.

Scénario:

     Il y a deux types de scénarios de série télé: le premier étant la série dont les épisode sont indépendantes les unes des autres et à quelques exception près, le grand arc de l'histoire ne change pas, ni les personnages… On pourrait les écouter dans n'importe quel ordre et on ne manquerait rien. Le deuxième type de série, beaucoup plus récent, au contraire, est une histoire avec un début et une fin, dont les personnages évolueront, comme dans un roman ou un film. Dans ce cas, l'ordre des épisodes est fondamentale et n'en manquez pas un, car vous perdrez le fil de l'histoire. « Stranger Things » s'inscrit dans ce deuxième type.
      Le scénario est bien écrit et l'intrigue bien tissé. L'information nous est donné au bon moment pour faire évoluer l'histoire, le monde ou les personnages et le flot d'informations est bien mesuré tout au long. Ce qui m'a le plus plu dans le scénario, c'est qu'il est axé sur le développement des personnages. Ils vivent dans un environnement, quelque chose arrive, et l'histoire suit le développement psychologique de chacun, comment ils évoluent dans ce contexte; c'est ce qui devrait être, bien entendu, dans toute bonne histoire, mais qui est souvent oublié dans les séries télévisées. En gros, quoique l'on soit dans un contexte horreur, l'emphase du scénario n'est pas sur les éléments d'horreur, il n'y a pas de «gore» et je dirais même que c'est en fait prude comme type d'horreur. Tout l'effort est réellement misé sur le développement des personnages.  

Acting et développement de personnages:

Millie Bobby Brown, dans le rôle de la fillette mystérieuse.
     Il y a de nombreux personnages dans cette première saison. On a les quatre gamins qui jouent à Dungeon & Dragons, et plus tard une fillette s'ajoute, leur prof de science qui est très proche de ces garçons, puis il y a cinq ados, le policier et ses deux collègues, deux mères, deux pères, le directeur du labo… Au moins six d'entre eux subiront un changement notable entre le début et la fin de la saison. L'expérience de cette tranche de vie les transforme et comme je disais dans la section «scénario», c'est en soi plutôt rare (et tout à fait bienvenu!) de voir autant d'évolution dans une série télé, surtout sur une même saison.

Winona Ryder, dans le rôle de Joyce Byers
     Pour ce qui est du jeu d'acteur, c'est sûr que les jeunes (surtout les enfants) sont moins expérimentés que les adultes et professionnels, mais ils sont tout de même très bon. L'actrice qui joue la fillette mystérieuse (Millie Bobby Brown) est, pour sa part, exceptionnelle et elle vole la vedette partagé avec les garçons. Chez les adultes, Winona Ryder dans le rôle de Joyce Byers (la mère de l'enfant disparu) et David Harbour dans le rôle de Jim Hopper, le chef de police qui mène l'enquête de cette disparition, offre une excellente performance et nous entraîne dans l'évolution de leur personnage.

David Harbour, dans le rôle de Jim Hopper

     

Photographie et visuel:

     Sur le plan photographie, «Stranger things» est impressionnant. Les plans, la lumière, le style années 80s, tout est bien recherché et planifié. 
     On est ici dans un thriller-horreur, les effets spéciaux sont nécessaire pour l'immersion et l'émotivité de la série. Pour assurer une qualité des effets spéciaux, on a choisi ici de mesurer le nombre de séquences qui en nécessitent. Au début, on a donc presque rien à nous montrer, mais progressivement, les choses s'amplifient jusqu'aux derniers épisodes où tout le budget y passe. Compte tenu qu'il s'agit d'une série télé (qui a généralement moins de budget que pour la production d'un film, et ce, pour un scénario beaucoup plus long), les effets spéciaux sont très bien réussis.

Musique et son:

     La musique, sur de style des années 80s — les bons thèmes des années 80s — avec les qualités HD d'aujourd'hui. La musique était à la fois agréable et met réellement dans l'ambiance de l'époque


samedi 30 avril 2016

Début des cours d'arts

La réalité de l'écriture de genre au Québec

     Je ne voulais pas faire la girouette cette fois. J'ai mis une éternité à trouver ma priorité #1, l'écriture, et je voulais m'y appliquer, y donner tout mon temps, ma concentration et mes efforts. Puis, une discussion est apparue sur Facebook, écrit par Natasha Beaulieu, auteure de six romans et de nombreuses nouvelles, où elle rappelait rapidement combien la littérature de l’imaginaire, surtout au Québec, n'est réellement pas payante (voici ladite conversation).
      Bien sûr, je ne désire pas être auteure pour la fortune, loin de là. J'ai avant tout une pulsion, une urgence, un besoin d'écrire, et je vais continuer de le faire, peu importe. Par contre, dernièrement, j'ai tout de même un objectif financier que j'aimerais rejoindre. Le commentaire de Natasha, qui ne m'apprenait rien en soi, me rappelait la réalité du milieu et par conséquent, l'utopie de mon entreprise. 
     Je n'ai pas l'intention d'abandonner, mais ce « reality check » m'a rappelé que les auteur(e)s québécois(es) les plus prolifiques que je connais ont tous deux jobs. Ils sont soit auteur et traducteur, auteur et réviseur, auteur et directeur littéraire et scénariste, ou encore auteur et enseignant... Il n'y en a que deux que je connaisse (dans le milieu de la littérature de l’imaginaire) qui ont quitté leur premier emploi pour ne s'appliquer qu'à l'écriture et l'un d'eux l'a fait après avoir écrit et publié pendant quinze ans.
     Bref, ça m'a fait réaliser que mon objectif d’avant, soit d'avoir un œuf dans chaque panier, est bel et bien réaliste aux métiers que j'ai choisis.
     Il a été difficile de trouver une seule passion, mais remettre des flèches à mon arc est au contraire super facile. Le #2, c'est bien entendu l'Art.

Phase de changements

    Nous avons débuté l'aventure de vendre notre condo pour acheter une maison. Le mois passé, nous avons fait une offre, conditionnelle à la vente de notre condo, sur une grande maison en besoin de rénovation pour la remettre au goût du jour. Mon conjoint a lancé dans l'excitation, et pas tellement longtemps après la conversation de Natasha mentionnée ci-haut : « Tu t'imagines, c'est tellement grand, tu vas avoir la place pour ressortir ton atelier d'art! » J'avais plein de projets en tête pour la maison, mais je n'y avais pas pensé du tout. 
    Mon atelier a été rangé lorsque nous avons eu notre première fille en 2008, par manque d’espace. Mais avant cela, j'ai passé des années à vivre un grand blocage au niveau artistique, entre 2000 et 2008. Dans cette période, j'ai réussi à faire quelques projets, comme deux couvertures pour Brins d'Éternité en 2006-2007, mais j'avais encore l'impression de travailler contrecourant. Dernièrement, dans les... disons deux dernières années, j'ai repris de petits projets de dessins/peintures sans grandes ambitions, pour le plaisir, et j'ai senti que le blocage n'était plus là. Il ne restait que de la rouille de ne pas avoir réalisé grands choses depuis plus de quinze ans.
    Lorsque mon conjoint a suggéré de ressortir mon atelier, je me suis donc emballée. On aurait dit que les étoiles s'alignaient enfin.
     Mais une dernière chose me fatigue. Je connais mes limites. Je les connais par cœur. Et elles me paralysent. Et je n'ai plus envie de rester figée là.
    Depuis peut-être un an ou plus, je suis la page de l'Académie des Beaux-Arts de Montréal sur Facebook. J'ai commencé à regarder plus en profondeur leur site officiel, comment ça marche, combien ça coûte, les horaires... J'avais en tête de reprendre des cours d'arts. Bien que j'aie fait mon Cégep en Arts plastiques, au Cégep Édouard Montpetit, on y a appris beaucoup l'expression artistique, mais nous n'avions en fait aucun cours de dessin ni peinture... On avait plutôt des cours de comment casser toutes les limites, comment plonger dans l'art contemporain, l'art abstrait, etc. Je me suis laissée aller au jeu, quoique je savais préférer le figuratif-imaginaire. Je n'ai par contre jamais eu de cours de dessins, ni de cours de peinture en soi. Bon, peut-être un peu de tutorat par mon père lorsque j’avais huit ans ou par certains professeurs au secondaire, sans plus. Ce que je fais, je l'ai appris de manière autodidacte, avec des livres. Et j'ai plafonné.

     Lorsque j'ai mentionné à mon conjoint que je regardais pour des cours d'arts, sans trop savoir comment je vais arriver pour les payer, il a répondu: « Enfin! Il était temps! Ça fait tellement longtemps que je te dis que tu devrais d’y retourner! Oh, et pis, ne t'en fais pas pour l'argent, je vais te les payer! » C'est vrai qu'il me l'a dit plusieurs fois par le passé, pas trop pour ne pas me mettre de pression sur les épaules, mais juste assez pour que je m'en rappelle. Il m'a d'ailleurs dit plusieurs fois que si je devais aller à l'université, je devrais y aller dans les Beaux-Arts.
      Bien sûr, pendant que tout le monde autour de moi ne comprenait pas mes blocages et me disaient naïvement: « Tu ne devrais pas arrêter l'art, tu es tellement bonne! » et que mon conjoint me disait de reprendre des cours... moi j'étais en pleine chasse aux démons intérieurs qui me hantent la nuit, que me fige devant les feuilles blanches, qui me crispaient les doigts sur le crayon d’où aucune expression n’arrivait à transiter entre mon esprit et ma main, qui me font voir tous les défauts de mes réalisations sans ne jamais parvenir à apprécier les points forts. On dirait que l'inquisition prend fin et que je peux me remettre à l'art tranquillement.
     J'essaie de me dire que cette fois, je ne fais pas la girouette, je ne fais que m'ajuster à un « reality check ». Avoir deux ou trois métiers, pour m'assurer un revenu. On dit toujours que les revenus d'artistes ou d'écrivains ne sont pas stables... mais dans mon cas présent, vaut mieux un revenu instable qu'aucun revenu du tout!
     Merci mon chum de me soutenir dans ce que je fais.
     Merci mon chum de n’avoir jamais (JAMAIS!) douté de moi.




Cours d'arts

     C'est ainsi que j'ai eu mon premier cours de dessin mardi passé. Yéh! Je suis arrivée avec de l'avance pour discuter avec la professeure, pour qu'elle sache ce que je veux travailler. Elle m'a demandé de faire « quelque chose »... qui ne m'apparaisse pas trop difficile, étant donné que je suis rouillée, que j'ai vécu des blocages et tout le reste. Elle voulait que mon expérience, mon retour au dessin, soit agréable, donc idéalement de rester dans ma zone de confort. 
     À l'ACADEM, il y a tout un mur rempli d'installations pour des natures mortes, des statuettes, des vases, des drapés, avec des lumières (le tout, qu'on ne doit pas toucher, car d'autres élèves dans d'autres classes reviendront terminer de dessiner ces scènes). J'ai donc choisi une nature morte, avec certaines zones de confort, mais aussi quelques défis en même temps (comme le reflet de la théière en métal et le drapé).
     Voici mon premier dessin, de mon premier cours de dessin, fait en... environ deux heures ou deux heures et demie. Je n'avais pas grand matériel avec moi (j'ai amené ce qu'on m'a suggérée d'amener pour un premier cours).






     À la fin du cours, la professeure est venue regarder mon travail et elle s'est étonnée que je ne sois pas plus contente, plus satisfaite de ce que j'avais accompli, en « si peu de temps et avec aucune directive de sa part ». J'étais encore dans mes vieilles habitudes de regarder les défauts, ce qui aurait pu être mieux. J'ai dû admettre que malgré certaines maladresses (le drapé surtout et ici et là, le clair obscur qui n'est pas optimal), il n'y a pas d'erreur flagrante, la perspective est correcte, etc.

    Mais aujourd'hui, suite à une longue conversation avec une amie, je vais plutôt prendre le temps de célébrer. Ce n'est pas petit ce qui m'arrive. J'ai été au Cégep en Arts plastiques, puis j'ai fait une formation au privé en infographie 3D. J'étais persuadée qu'un avenir glorieux m'attendait, mais ma carrière n'a jamais levée, je me suis retrouvée à plat ventre dans la boue, trois ans de dépression médicamentés (pour d’autres raisons côté sentimental), après quoi j'ai été caissière... J'ai vécu échec après échec, blocage après blocage... Ce fut pour moi toute une leçon d'humilité, de « dés-enorgueillir » qui j'étais avant et devenir un peu plus qui je suis aujourd'hui...
    J'ai dû apprendre à ne pas avoir de mépris pour « l'échec » car le seul échec qui soit, c'est finalement l'abandon. Pour le reste, ce sont des leçons de vie, desquels on peut se relever plus grand et mieux instruit. Puis éventuellement, chasser mes démons intérieurs, passer par-dessus les blocages, aller de l'avant. Reprendre le dessin. Avoir l'humilité de suivre des cours de dessins, peu importe le niveau que je suis, car on n’a finalement jamais fini d'apprendre. De vouloir aller plus loin encore. Et le faire.
     Ma victoire de la semaine.
     Et je dois reconnaître que c'est une des grandes victoires de ma vie. Wow! :)



vendredi 4 mars 2016

Le TDAH sans médication

     L'été passé, j'ai écrit un premier article « Je suis TDAH... et après? » et voici la suite. J'ai passé plus d'une trentaine d'années sans savoir, sans penser même, que je pouvais l'être. Alors, qu'est-ce que ça change de le savoir? Je ne vous parlerai pas du côté émotionnel d'acceptation, car dans mon cas, je n'ai pas eu de choque ni rien. Mon but était de trouver pourquoi j'avais autant de mal à être fonctionnelle (peu importe l'étiquette apposée) et trouver des solutions.
     Le TDAH n'est pas une pathologie, ni une tare, c'est un bagage d'avantages et inconvénients différents. Pour être en mesure de manifester les avantages, comme « penser en dehors de la boîte » et la grande capacité créative, on a besoin de baliser les inconvénients, comme la piètre gestion du temps et des priorités, la procrastination et l'insatisfaction chronique.

     Comme je le mentionnais dans mon premier billet à propos du TDAH, je ne compte pas aller vers la médication (pas pour l'instant). Alors, quelles sont les solutions, pour qui voudrait dompter le TDAH sans médication? 

Solutions

     Mes premiers objectifs étaient:
  1. Calmer l'anxiété qui accompagne souvent le TDAH, tout en évitant de devenir trop cool et paresseuse... L'anxiété, qui est le moteur de l'impatience, l'impulsivité ou spontanéité irréfléchie, des idées qui explosent dans toutes les sens sans cohérence (qui elle, est la cause des troubles de mémoire à court terme), la procrastination (qui lui est le moteur du syndrome de l'imposteur et de l'insatisfaction chronique...), etc.
  2. Discipliner mon esprit à rester sur la tâche déterminé et en gérant mon temps de façon efficace. 

Pour ce faire, voici ma liste secrète:
  • Alimentation spéciale
  • Suppléments d'Oméga-3
  • Plantes médicinales
  • Méditation
  • PNL & coach de vie

1) Alimentation spéciale

     Je faisais déjà très attention à mon alimentation et j'ai décidé d'essayer de nouveaux trucs.


a. Éviter les stimulants

     Évidemment, sachant qu'un TDAH est très facilement stimulé (entre autres par le stress du quotidien), les aliments stimulants sont à éviter ou à diminuer autant que possible. Catégorie stimulants, on retrouve bien sûr le café, la cigarette, les boissons énergisantes, les sucres raffinés ou une alimentation trop riche en glucides et trop faible en fibres (ce qui inclus l'alcool, à réduire ou éviter). Pour contrer des aliments trop glucidiques, tel que la pomme de terre ou le riz blanc, j'aime les préparer avec beaucoup de légumes, à commencer par épinards et des pois verts.
     La sensibilité aux aliments stimulants est différente pour chacun, donc il suffit d'enlever un aliment de l'alimentation, disons une semaine, puis de le réintégrer une fois et d'être à l'écoute de son corps. Par exemple, je ne suis personnellement pas sensible au thé vert, ni au chocolat noir (par contre, je ne prendrais pas une friandise au chocolat, comme une barre Mars, des Smarties ou tout autre qui contiennent beaucoup trop de sucre raffiné; j'insiste sur chocolat noir, 65% cacao ou plus). Par contre, le café, je n'y touche pas, c'est trop stimulant pour moi; les sucres raffinés sont aussi très stimulants pour moi, je dois les réduire au maximum et favoriser des sucres le plus naturels possible en très petite quantité, comme le miel ou le jus de canne déshydraté.

b. Diète sans gluten et sans lactose

     Ensuite, dans les cercles de naturopathie et médecines alternatives, il revient souvent l'idée que des personnes atteintes de TSA ou TDAH, éviter le gluten et le lactose est un gros atout. J'ai décidé de l'essayer, mais je ne suis pas encore assez loin dans l'expérimentation personnelle pour vous en parler plus en détail, alors j'y reviendrai plus tard.
      Si c'est une avenue que vous pensez prendre, je vous conseille fortement de, soit 1) bien vous éduquez sur l'alimentation, prendre des formations pour bien comprendre chaque élément, soit 2) consulter un.e naturopathe et/ou un.e nutritionniste. 
     Pour vous donner les grandes lignes sur le sujet, les voici: vous devez savoir qu'après avoir coupé le gluten ou le lactose, après un certain temps, vous perdrez les enzymes digestives de ces produits et donc, vous pouvez développer une intolérance par la suite. Il faut aussi savoir que les produits sans gluten (pain, biscuits, craquelins, pâtes alimentaires...) sont généralement faits à partir de farine de riz blanc et/ou de maïs... ils peuvent tous deux être stimulants par indice glucidique...

2) Suppléments d'oméga-3

     Il existe plusieurs marques différentes, mais j'aimerais pointer l'huile (ou les capsules) Udo, qui est vegan. Elle n'est pas assez forte pour moi, mais encore une fois, cela dépend des besoins de chacun.
     
     Dans mon cas, je vais chercher une capsule "extra forte" qui ajoute de l'EPA (acide eicosapentanénoïque) qui (selon le manufacturier) induit la bonne humeur, ainsi que du DHA (acide docosahexaénoïque) qui favorise les facultés cognitives (toujours selon le manufacturier). 
     Et je dois dire que pour moi, les suppléments d'oméga-3 sont, pour moi, inévitables. Lorsque je les oublis, ou que mon flacon est vide et que je n'ai pas le temps de courir en chercher, je ressens une différence au niveau de mon TDAH.

3) Plantes médicinales

     Ceux et celles qui me connaissent personnellement savent que je suis une fille d'herboristerie. Il allait de soi que j'allais me tourner vers les plantes pour m'aider dans mon TDAH!

     Alors, ici, je ne révélerai pas la liste des plantes que je prends. Ce n'est pas un secret national, loin de là. Par contre, quoique les plantes médicinales ont, dans la plupart des cas, moins d'effets secondaires que les médicaments, il ne faut pas non plus les prendre à la légère. Il n'y a pas de recette préconçue en herboristerie. Chaque plante a un aspect et un effet global qu'on doit prendre en compte.
     À titre d'exemple, on me demande souvent: Quelle plante me suggères-tu contre l'anxiété? J'en connais près d'une dizaine... Une sera plus antispasmodique et agira à détendre les muscles, une autre calmera les tensions digestives qui accompagnent parfois l'anxiété, une autre encore favorisera le sommeil, celle-ci pourrait calmer le cardio, alors que l'autre pourrait au passage équilibrer les hormones féminines... On s'étonne souvent que ma réponse est, et sera toujours: Ça dépend, quels sont tes symptômes? L'herboristerie est une médecine holistique. Pour moi, il va de soi qu'il faut consulter un.e herboriste pour avoir sa propre liste de plante, selon son métabolisme personnel et individuel.

     Je peux par contre révéler que j'ai deux mélanges, sous forme de teintures-mère (quelques gouttes de concentré de plantes médicinales dans un solvant d'alcool remplacent une tisane avec la même efficacité). Je prends ces gouttes trois fois par jour, idéalement une demi-heure à une heure avant les repas.
      Le premier a été baptisé « Tonique nerveux », et comprends plusieurs plantes qui m'aident à calmer l'anxiété, le bavardage mental et la procrastination anxieuse. Le second est une « Formule 'focus' » et comprends plusieurs plantes qui m'aident au niveau cognitif, à être concentré, disciplinée, centrée.
     Un dernier truc, avec les huiles essentielles: la lavande pour calmer, et l'eucalyptus radiata pour amener la clarté d'esprit (une goutte en externe, sur les tempes ou sur le front, suffisent)

     Les plantes aussi, lorsque l'un ou l'autre de mes flacons est vide, je ressens un impacte directe sur mon TDAH, mon esprit est replongé dans le flou, je perds la notion du temps, les petits détails du quotidien à ne pas oublier se mettent à m'échapper, je n'arrive plus à me concentrer pour travailler, j'ai une mauvaise écoute des autres tellement la concentration m'est difficile... Mes plantes sont hors de tous doutes de très bonnes alliées!

     Pour les intéressés, je consulte Chantal Beaulieu, herboriste-thérapeute que je recommande chaudement. Si vous n'êtes pas du même coin de pays que moi, vous pouvez aussi consulter la page de la Guilde des herboristes du Québec pour trouver un.e herboriste près de chez-vous.

4) Méditation

     La méditation m'a suivie depuis plusieurs années déjà, mais je n'étais pas assidue. Il y a plusieurs façon de méditer, plusieurs techniques ou écoles de pensées sur le sujet, comme la méditation en faisant le vide dans son esprit (mission impossible dans mon cas), ou axé sur la respiration profonde, etc.
     Pour tout dévoiler, j'ai choisi la méthode de la Méditation transcendantale (MT) au centre de Montréal. (Par ici pour voir la liste d'autres centres à travers le Québec ou le Canada). J'ai réfléchi longtemps avant de faire le pas, car ces cours ne sont pas donnés, mais après m'être documentée via Internet, j'ai décidé de faire le grand pas et c'est un des meilleurs investissements personnels que j'ai faits. 
     La méthode de la MT, qui se résume à une séance de vingt minutes, deux fois par jour, est selon mon expérience, est plus "profonde", plus reposante. La MT se fait assis sur une chaise, les mains jointes ensemble en forme de bol. On commence par quelques respirations profondes, puis on a un mantra "secret", pour soi, qui nous aide à plonger à l'intérieur de soi et à laisser glisser les trop-pleins d'idées et de soucis. On plonge jusqu'à l'oubli du mantra. Elle procure une paix intérieure qui vient avec de la patience, de la quiétude, une meilleure compréhension de moi-même, de mes objectifs, de mes priorités. Je suis plus "recentrée" sur moi-même.
     Bien sûr, en étant mère de deux jeunes enfants, la régularité n'est toujours pas évidente. J'ai par contre inclus la MT dans ma routine quotidienne et j'ai fait la paix avec le fait qu'il arrive, à l'occasion, qu'une séance doit sauter de l'horaire. Ça arrive, je poursuis la fois d'après. Ça me fait le plus grand bien.

5) PNL et coach de vie

     Être TDAH, c'est un peu comme être gaucher dans un monde de droitiers. Notre esprit fonctionne différemment, il a un potentiel différent, il a des obstacles différents, et on doit apprendre à vivre avec cette différence.
     J'ai commencé par un coaching de vie avec PNL avec Syco Coaching. La première fois que je suis allée voir Sylvie Collin, j'étais encore mêlée dans mes objectifs de vie. Quoique j'avais réussi à réduire la liste de mes ambitions à ce qui me semblait sa plus simple expression, j'avais encore quatre-cinq projets entre les mains et j'étais incapable de déterminer lequel était primaire et lesquels devenaient dès lors secondaires.

     J'ai eu mes sessions de PNL en même temps que je commençais la Méditation transcendantale et les deux ensembles ont créé une synergie. On travaillait sur un aspect en PNL, puis la méditation venait approfondir et recentrer les pensées. Puis on travaillait sur quelque chose d'autre en PNL et la méditation ancrait le tout, et je ressortais de ma méditation avec des solutions, que je mettais tout de suite à l'essai; les deux ensembles m'ont fait grandir très vite.

     Je suis ressortie avec la conviction que ma priorité #1, c'était l'écriture. En quelque sorte, c'est bête d'avoir procrastiné si longtemps sur le sujet. À l'âge de neuf ans, je savais déjà que l'écriture dépassait tout le reste. Et pourtant, la vie d'adulte étant ce qu'elle est, avec trop d'avis de trop de gens qui n'ont pas marché dans mes souliers à moi, on m'a fait douter. La majorité de mes proches ont pu voir mes dessins, mes peintures... mais très peu m'ont lue. Il est donc évident pour eux que je suis artiste, et non pas écrivaine. Et pourtant, malgré que toutes mes études est en arts visuels et en infographie, dans mon cœur, c'est l'écriture qui est, qui a toujours été et qui restera primaire. Ceci ne m'empêche pas de peindre à l'occasion, ou d'illustrer des fanzines, des revues littéraires ou des romans si j'en ai envie. Mais l'illustration et la peinture resteront secondaires à l'écriture.
     Ensuite, dans la pile de projets d'écriture accumulés, j'ai aussi réussi à faire un choix d'un seul, et de le poursuivre jusqu'à ce qu'il soit complété. On parle bien sûr de projet plutôt moyen-long terme (les romans ne s'écrivent pas en quelques semaines) et donc, le projet n'est pas encore terminé. Mais comme je l'ai mentionné dans mon billet Projet « Fontaine d'onyx » en réécriture et Projet « Fontaine d'onyx » : les idées s'entrechoquent, c'est sur la bonne voie et pour l'instant, je ne le lâche pas!


L'aventure se poursuit!

     Ceci est le résumé de mes neuf premiers mois. L'aventure se poursuit. J'aime cette quête de vie de se changer pour le mieux, de se transformer pour être meilleur.


Des suggestions de lecture sur le sujet:

mercredi 17 février 2016

Projet « Fontaine d'onyx » : les idées s'entrechoquent


     Lorsque j'ai écrit mon dernier billet Projet « Fontaine d'onyx » : en réécriture!, je m'emballais en écrivant:
     C'est maintenant l'heure de se détacher des hoplites grecs, des Égyptiens, des Libyens antiques, des Touaregs, du Sahara, de Qattara ou Sioua (Siwa) et d'entrer dans la création de mon monde, monde mythique de fantasy qui s'inscrit dans une sorte d'antiquité d'un monde alien au nôtre.
      Mais la réalité finit par rattraper les rêveurs. Pour faire un monde alien, il faut bien sûr avoir quelques connaissances astronomiques. J'en ai... un tout petit peu.

     Il y a des scientifiques qui rêvent d'arts, qui font les musées et qui vont voir des symphonies à la Place des Arts, sans comprendre ce qui allume la mèche de la création artistique.
     Pour ma part, je suis à l'inverse une artiste et écrivaine qui rêve de science. Dans mes temps libres, je vais préférer écouter des documentaires, toujours avide d'apprendre plus. Dernièrement, je me suis intéressée à des titres comme How the universe works ou CrashCourse. Il faut vraiment que j'aie l'esprit saturé ou épuisé pour écouter la télé de divertissement et ça n'arrive pas tous les jours.
     

Confidences

     Je dois vous dire... Le lendemain que j'ai écrit mon dernier billet Projet « Fontaine d'onyx » : en réécriture!, j'ai reçu un coup virtuel sur la tête.
     J'étais dans ma méditation du matin avant de réveiller les enfants pour l'école/garderie. Une de ces méditations fructueuses, qui devient un vrai temple de créativité comme il m'arrive parfois de visiter. C'est parfois assommant pour moi de revenir à la réalité après ces transes artistiques.
     Les enfants me parlent, je dois les aider à se préparer pour leur journée et moi, je suis encore la tête dans les nuages, peut-être encore quelque part dans ce temple, submergée de toutes ces idées qui me viennent de je ne sais où. Je me sens bombardée. Avec mon TDAH, je suis capable de gérer beaucoup de choses en même temps, mais je parle ici d'un moment où je me sens comme un récepteur en surcharge, avec vraiment trop de choses qui se passent en même temps, dont 85% est exclusivement mental. J'ai du mal à répondre lorsqu'on me parle. Les idées me traversent à la vitesse de la lumière, elles entrent en collision les unes les autres.
     Comme de fait, j'avais Fontaine d'onyx sur lequel je travaille en ce moment d'une main, et de l'autre, un énorme projet que je n'ai pas encore annoncé sur ce site (trop gros, complexe, beaucoup de recherches à faire... et je préfère prendre de l'expérience en tant qu'auteure avant de m'y attaquer. Il me tient tellement à cœur, je voudrais lui rendre justice!)
     Et les deux idées se sont entrechoquées. Fusion. Encore, maudite marde! J'essaie de trouver des projets plus petits, plus simples sur lesquels travailler, mais ils finissent tous, TOUS! par se greffer à ce mega-projet! Même le projet À fleur de peau dont j'ai mention sur ma page Écriture s'est retrouvé greffé, au cours des douze derniers mois, à ce mega-projet.
     Je vais devoir me résoudre à ce que presque tous mes projets d'écriture aient lieu dans ce même monde qui me hante depuis la nuit des temps... Ce qui veut dire, prendre un peu plus de temps pour bien établir ledit monde. La prise de tête...

Science-fiction et astronomie


     Il y a un bon deux ans que je regarde ce qui se fait en astronomie ici et là. Je me suis mise plus activement et plus sérieusement depuis, je ne sais plus trop... l'automne dernier (2015) ? J'ai voulu me remettre à jour, reprendre les bases... car elles dataient du primaire! Depuis la dernière fois que je me suis intéressée à l'astronomie, on a perdu Pluton dans le rang des planètes, pour créer une nouvelle famille des planètes naines, on a trouvé des copines pour Pluton, soit Eris, Cérès, Sedna, Quaoar, Makemake..., on a découvert la ceinture de Kuiper, le nuage de Oort, et on est à la recherche de la nouvelle neuvième planète...

   
AlphaCentauri, la plus proche de la terre, est un système trinaire.
     Si je partais de loin, mon objectif de recherches est d'autant plus loin... Je me suis beaucoup intéressée aux projets des exoplanètes, les découvertes de Kepler, les systèmes solaires binaires ou multiples. Et la question qui tue la mère de la vie: est-ce que la vie est possible dans un système binaire, trinaire, quaternaire, quintuple, sextuple...? 

      C'est en me posant ce genre de questions que je suis tombée sur le site Science Ballade, écrit par une Belge qui a fait une maîtrise en sciences physiques, puis un doctorat en sciences planétaires, et une amoureuse de musique et de science-fiction. Mon contraire complémentaire? ;o) Je l'ai trouvé par son article Y a-t-il des planètes à deux soleils habitables?  Je suis au septuple euh... septième ciel!

     Si je croisais mon « moi » de seize ans et que je lui annoncerais que je commence à comprendre des notions comme M_{\odot} , les UA et la faisabilité des voyages interstellaires sur une base scientifique (moi qui a toujours été une fille de fantasy avant tout...) je ne suis pas convaincue que moi-à-seize-ans me croirais!

Objectif

     L'objectif des prochains jours/semaines a changé légèrement. Je pense qu'il est important de prendre le temps de bien développer le monde environnant de mon intrigue, lui mettre de la profondeur grâce à des recherches un peu plus poussées en astronomie, d'autant plus qu'il reviendra pour d'autres projets d'écriture à venir.

     Ma plus grande inquiétude serait de ne pas avoir pris le temps aujourd'hui de bien établir les bases, de faire le minimum pour que le projet Fontaine d'onyx fonctionne, sans réfléchir aux autres projets puis qu'en fin de compte, les autres projets que j'ai déjà en tête ne fonctionnent plus, que le tout devienne incohérent. Je sais qu'il y a des possibilités que cela arrive d'une manière ou d'une autre, car, comment pourrait savoir aujourd'hui tout ce que je vais écrire pour les vingt prochaines années? 
     N'empêche, j'ai accumulé vraiment beaucoup d'idées et de projets depuis... les vingt années passées, j'ai plus de plans détaillés en tête que de temps pour les écrire. J'ai une très bonne idée déjà vers où ces autres projets s'en vont.

      Mon plus grand pari en ce moment, c'est le mariage de science-fiction et fantasy. Ce n'est pas quelque chose de nouveau: on appelle ça de la science-fantasy et Star Wars, avec son système de la force et de jedi en font parti, selon certains. J'aime la fantasy et je n'arrive pas à m'en passer. Mais je n'aime pas l'idée que la partie science-fiction soit négligée.
     On peut pardonner aux vieux Star Wars de nous avoir montrés des vaisseaux qui ne semblent pas hermétiques (manque de budget?). Par contre, des vaisseaux dans l'espace sans que les passagers en ressentent l'absence de gravité, ou traverser une galaxie entière à la vitesse de la lumière en quelques heures à peine (alors que l'étoile la plus proche de notre système solaire, Alpha Centauri, est à quatre années-lumière!), l'amatrice de science en moi est déçue.

     J'aimerais pour ma part pousser les limites plus loin, c'est-à-dire de prendre le temps de m'éduquer, d'apprendre les bases astronomiques et de concevoir quelque chose qui se tient mieux d'un point de vue scientifique, sans pour autant couper dans le « fun » de l'histoire à raconter.
     Mon conjoint me rappelle souvent lorsque je suis dans des impasses, qu'en sciences-fiction, il faut nécessairement inventer quelque chose qui n'est pas possible aujourd'hui, autrement l'humain serait déjà dans l'espace en train d'explorer! Et c'est vrai. Par contre, je reste d'avis que ce n'est pas parce qu'on est en science-fiction ou en science-fantasy qu'on a droit à de la paresse intellectuelle, sous prétexte que « ça ne se peut pas de toute façon ».
     Comme le dit toujours ma marraine d'écriture, Élisabeth Vonarburg: il y a un contrat invisible qui est passé entre l'auteur et le lecteur. Le lecteur sait qu'on lui ment, mais il se laissera aller au jeu seulement si l'auteur le fait bien.

     Je vais peut-être contacter Santifike de Science Ballade; je ne suis pas sûre encore... Je suis encore à mes débuts, la science-fiction du Québec est un tout petit milieu, un petit marché, je me sens un peu, comment dire... imposteur? Non, ce n'est pas tout à fait ça... Je ne sais pas. Si j'avais plusieurs publications à mon actif, un nom, une réputation, je me sentirais peut-être plus... digne? de déranger un scientifique pour avoir un espèce de tutorat en astronomie pour mon prochain projet. Je n'ai rien de tout cela... Ça me gêne... 
     Mais bon, il faut bien commencer quelque part. Et puis, Fontaine d'onyx a déjà été publié une fois dans un fanzine... il y a huit ans.
     Je vais méditer là-dessus... ;o)





lundi 8 février 2016

Projet « Fontaine d'onyx » : en réécriture!

     J'ai mentionné, dans ma récap des ateliers d'écriture 2006-2007, d'une nouvelle que j'ai écrite suite à ces ateliers. Titrée Fontaine d'onyx, cette nouvelle est parue en deux parties dans le fanzine Brins d'éternité #16 (été 2007) & #17 (automne 2007) (direction littéraire: Guillaume Voisine, révision: Carmélie Jacob). Brin d'éternité est aujourd'hui une revue littéraire

      Les deux parties de la nouvelle mises ensemble en font un texte de 14'155 mots.




     En 2013, j'ai repris cette longue nouvelle, je l'ai polie à nouveau et envoyée cette deuxième version chez SixBrumes éditeur (21'640 mots) en fin 2013 en espérant la faire publier comme novella. Guillaume Houle de SixBrumes m'a avertie qu'il pouvait être long avant d'avoir des nouvelles de leur part. Mais comme Fontaine d'onyx avait déjà été publié, j'étais très optimiste de la voir republiée.

     Pourtant, en mi-2015, je reçois la réponse de SixBrume et c'est un refus, qui est venu avec un rapport de lecture. J'ai été surprise, mais contrairement aux autres refus, j'ai pris celui-ci avec détachement et d'objectivité. J'ai lu le rapport de lecture, j'étais d'accord avec la plupart des points.
      Parmi les suggestions du rapport de lecture, un changement de voix narrative s'imposait. La première version étant écrite en "je", on me suggérait de réécrire à la troisième personne, peut-être en omniscient. Ce qui implique de réécrire tout le texte...
     J'ai pris un certain temps à décider combien d'énergie je voulais mettre sur ce projet. Est-ce que je le laisse tel qu'il a été publié dans Brins d'éternité, ou est-ce que je le réécris?




     J'ai finalement décidé de m'y remettre. La toute première version ayant été écrite il y a huit ou neuf ans de cela, mon écriture a évolué, bien entendu. J'ai décidé de faire une réécriture complète, que j'ai commencée en septembre 2015. Le redémarrage du projet n'a pas été spontané et j'ai dû prendre une pause pour mijoter plus longtemps les idées.
     J'ai repris l'écriture en décembre, puis il y a eu une pause de trois semaines pendant le temps des fêtes et je me suis remise à l'écriture ce janvier 2016. J'ai rouvert les forges au complet, j'ai fondu tout le contenu et je remoule.
     J'ai refait les fiches de personnages (plus complexes et beaucoup plus approfondies que ce que je faisais à l'origine). Mes personnages m'ont révélée plein de choses à propos d'eux (surtout les secondaires), nombreux ont vécu un changement de nom et d'origine; plusieurs ont disparu de l'histoire, mais de nouveaux personnages sont arrivés.
     Le grand arc de l'histoire reste le même, mais en suivant l'une des suggestions du rapport de lecture (soit d'enlever les flashbacks et commencer l'histoire lors de cette période décrite en fragments dans les flashbacks), j'ai moi-même découvert plein de choses sur cette histoire... Bref, plus de profondeurs à bien des niveaux, depuis les personnages, le monde qui les entoure, les enjeux... 
     Voilà le genre de moments où on se dit: une chance que j'ai été refusée et que j'ai persisté! 
     Et ce n'est plus une novella; quoique je n'ai pas terminé l'écriture, je vois ce récit s’étaler vers le roman. Si j'ai fait mention, suite à l'atelier d'écriture (court) 2015 de peut-être me laisser convaincre de faire des nouvelles, ce ne sera pas pour tout de suite! 

***
Fontaine d'onyx, première partie (tel que publié dans Brins d'éternité #16)
Fontaine d'onyx, deuxième partie (tel que publié dans Brins d'éternité #17)
(Sur le site, j'ai dû écrire "Part I" ou "Part II" pour des raisons de la limite imposée pour le nombre de caractères en titre sur ce site; veuillez s.v.p. excuser l’anglicisme).

  • Version 1: publié à Brins d'éternité (2007)
  • Version 2: envoyé et refusé à SixBrumes (2013)
  • Version 3a et 3b: ré-écriture phase 1 avec nouvelles idées (2015-2016)
  • J'inaugure maintenant la Version 3c: ré-écriture phase 2, tellement de nouvelles idées, des personnages plus profonds, plus de dunes, plus de magie, plus de temples et des rencontres mythiques et grandioses! :D


*** 


Le vent dans les voiles!

     Je suis comblée, car depuis le début janvier, j'ai vraiment le vent dans les voiles! Après trois semaines de vacances du temps des fêtes, la première semaine a été un peu lente, question de se remettre dans le bain, mais les choses ont tout de même avancé.
     La semaine du 18 au 22 janvier a été inouïe, car j'ai dépassé les 10'000 mots écrits. Bien sûr, la qualité d'un texte ne se mesure pas au nombre de mots et mes premiers jets sont souvent... hum, disons qu'ils nécessitent une révision. J'ai commencé mes séances d'écriture en relisant ce que j'avais écrit la veille et je faisais déjà une première révision, avant de poursuivre l'écriture. 
      Je suis bien contente de l'avancement du projet.

      Le 25 janvier, j'ai fait un peu de révision. Puis j'ai compris qu'après les fiches de personnages, quelques recherches pourraient rendre plusieurs éléments mieux enrichis et plus savoureux. Donc, depuis le 25 jusqu'à aujourd'hui (8 février 2016), je suis dans les recherches. 

     Comme l'indique la critique de Fontaine d'onyx, première partie sur le blogue d'Alexandre Fortin, l'histoire se passe dans le désert. J'ai donc étudié différentes peuplades nomades des déserts pour en puiser de l'inspiration, j'ai étudié les caravanes, les hoplites grecs et leurs armements, j'ai passé beaucoup de temps sur Google Maps à fouiner les déserts, trouver des cités, des ruines, des oasis, j'ai trouvé des cartes romaines du Land of Libu (la Libye antique, depuis l'ouest du Nil jusqu'à la côte atlantique marocaine passé les monts d'Atlas) avec des noms de tribus et de différentes peuplades, la pentapole gréco-libyenne en Cyrénaïque et ses cités antiques telles que Cyrène, Apollonie et Arsinoé (Tocra) et sa vénération pour Cybèle. Puis je suis tombée sur des légendes à propos du lac Tritonide. J'ai étudié les dunes, les inselbergs, la dépression de Qattara, ainsi que la faune et la flore qui l'habite, le temple d'Ammon dans l'oasis de Sioua (Siwa) et j'en passe! 

     L'inspiration est en ébullition! 

     Je concluais ce matin avec un phénomène mystérieux qui est scientifiquement difficile à expliquer, les dunes qui chantent. Fascinant:



Objectif pour les prochains jours/semaines:

     C'est maintenant l'heure de se détacher des hoplites grecs, des Égyptiens, des Libyens antiques, des Touaregs, du Sahara, de Qattara ou Sioua (Siwa) et d'entrer dans la création de mon monde, monde mythique de fantasy qui s'inscrit dans une sorte d'antiquité d'un monde alien au nôtre.
     La carte est à refaire au complet; un quart à un tiers des pages sont maintenant consacrées à des événements antérieurs à ce qui a été écrit dans la première version de Brins d'éternité. Donc, prochainement, redessiner une nouvelle belle carte!
       Et reprendre l'écriture, bien sûr! ^_^





dimanche 17 janvier 2016

Critique de film: Hunger Games, Catching Fire (2)(2013)

Voir aussi:
Critique de film: Hunger Games (1)(2012)
Critique de film: Hunger Games, Mockingjay part 1 (3)(2014)(à venir)
Critique de film: Hunger Games, Mockingjay part 2 (4)(2005)(à venir)






Catégories:

  • PG-13 (violence et action intenses, des images effrayantes…) dans la plupart des pays. Au Québec, il est coté Général «déconseillé aux jeunes enfants».
  • Blockbuster
  • Drame,
  • Science-fiction,
  • Aventure,
  • Thriller,
  • Violence,
  • Romance.

Thèmes: 

  • Téléréalité, 
  • Style « les gladiateurs du Collisée »,
  • Style « survivre jusqu'à la fin du film »,
  • Injustice sociale,
  • Inégalités sociales, 
  • Révolution et désobéissance sociale,
  • Enjeux politiques,
  • Trouble de stress post-traumatique.


     Test de Betchdel: Katniss parle plusieurs fois avec sa soeur, sa mère, puis plus tard, avec Effie, Johanna, Wiress, etc. à propos des jeux, de stratégies, de Panem, du Capitole, et bien plus.
     Scénario et réalisation: Hunger Games est à l'origine un roman écrit par Suzanne Collins. Le scénario de ce film a été écrit par Simon Beaufoy et Michael Arndt (ou Michael deBruyn). Le film est réalisé par Francis Lawrence. Ce n'est donc pas du tout la même équipe que pour le premier film.
     Langue d'origine: Anglais
     Pays d'origine: États-Unis
     Date de sortie: 22 novembre 2013 (USA)
     Budget pour le film: 130 millions US (soit 52 millions de plus que le premier film)
     Box-office: 424,6 millions US (soit 16.7 millions de plus que le premier film)
     Évaluation IMDB: 7.6 / 10 (470,719 votants)
     Reconnaissances: 58 nominations, 21 prix gagnés, parmi lesquels: Trish Summerville pour les costumes (Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films USA & Costume Designers Guild Award), Best Thriller (Empire Awards, UK), Best Male Performance (Josh Hutcherson) & Best Female Performance (Jennifer Lawrence)(MTV Movie Awards)(source).


Peeta Mellark (interprété par Josh Hutcherson), Effie (Elizabeth Banks) & Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence)

Synopsis:

     Après leur victoire aux 74e Hunger Games, Katniss Everdeen et Peeta Mellark se préparent pour la « Tournée des vainqueurs », où ils visiteront tous les autres districts. Mais avant de partir, le Président Snow rend visite à Katniss. Il a vu dans la finale de la 74e édition des Hunger Games un acte de défi et craint un soulèvement. Il demande à Katniss d'agir comme une alliée du Capitole, de se montrer reconnaissante et convaincantes sinon, il menace de voir ses agissements comme des actes de guerre, par lesquels il répondra par des actes de guerres et détruire ceux et celles qu'elle chérit.
     En coulisse de la Tournée des vainqueurs, le président Snow consulte Plutarch Heavensbee (interprété par Philip Seymour Hoffman), un ancien Haut Juge des Hunger Games (en anglais «game-master») pour le 75e Hunger Games et l'implantation des «jeux de l'Expiation» (en anglais le «Quarter Quell»), où les vainqueurs des 25 dernières années devront retourner dans l'arène pour un dernier combat à mort. Katniss et Peeta se retrouvent à nouveau dans les Hunger Games et doivent former des alliances dans le but de survivre cette nouvelle édition.

Président Snow (Donald Sutherland) et Plutarch Heavensbee (Philip Seymour Hoffman)

Ma critique, en quelques mots:

     The Hunger Games, Catching Fire, deuxième de la série, surpasse le premier. Les scénarios est plus clairs, les personnages sont mieux définis, les revirements sont au rendez-vous.
     J'ai bien apprécié le voir, mais il ne passe pas le cap de l'achat DVD pour moi. Je me suis toutefois réjouie de le voir accessible sur Netflix et pouvoir le voir une seconde fois.

À noter: je n'ai pas lu le livre. Je n'ai aucune idée si le film est à la hauteur du livre, s'il lui est fidèle ou non. Cette critique est donc strictement dédiée au film. Comme j'écoute les films dans leur version originale en anglais, il est possible que «ma» traduction de certains mots ne soient pas identiques à celle de la version francophone du film.

À noter: Hunger Games, Catching Fire est le deuxième film d'une série de 4.

Réalisation globale:

     Quoique ce deuxième film n'est ni le même scénariste, ni le même directeur, le film continue très bien le premier. Il est aussi facile pour un deuxième film de ne pas être à la hauteur du premier, car une fois que le monde et l'intrigue a été implanté avec le premier, il arrive souvent que le deuxième nous laisse sur notre faim. Ici, ce n'est pas le cas. La continuité de l'intrigue marche bien et il y a juste assez de nouveaux matériels dans ce deuxième, pour nous donner une sensation de «wow!».

Divertissement et originalité:

     Le premier m'avait laissé un sentiment de «vaguement déjà vu». La suite apporte du nouveau à l'histoire et c'est ici que je trouve qu'elle prend son caractère personnel. J'ai préféré le scénario de ce deuxième film et ses revirements, comparé au premier film.

Immersion et émotivité:

     Comme pour le premier film, l'intrigue est bien montée et l'immersion dans le film se fait tout seul. On s'oublie dans le film. L'histoire et la réalisation du film sont bel et bien émotifs et émouvants.

Scénario:

     Les revirements réservés à «Catching Fire» m'ont plus. J'ai bien aimé la continuité, comme le renouveau, que nous a réservé ce scénario. Qui plus est, les éléments que j'ai trouvé pas assez clair dans le premier film et qui ont fait que je lui ai donné un citron, ne se sont pas répété dans le deuxième. Le scénario était clair, des indices pour les revirements sont mis aux bons endroits pour qui sait les repérer et le coup de théâtre qui nous est réservé est bien réussi, à mon avis.

Acting et développement de personnages:

     J'ai aimé la profondeur des personnages et ils sont brillamment joués par les acteurs. Les éléments faibles du premier ne se sont pas répété, ce qui me fait oublier le citron que j'ai mis ici pour le premier.
     Plusieurs nouveaux personnages s'ajoutent, soit Finnick Odair (joué par Sam Claflin), Johanna Mason (joué par Jena Malone), Beetee (Jeffery Wright), Wiress (Amanda Plummer) et Mags (Lynn Cohen), chacun bien coloré et bien interprété par leur actrice ou acteur respectif. J'ai particulièrement apprécié la place accordée aux rôles féminins et les interactions entre chacun, chose qui, pendant longtemps, était rare de voir dans une film hollywoodiens (ce qui a tendance à changer depuis l'établissement et la popularité grandissante du Test de Betchdel.




Photographie et visuel:

     Ici, je garde le même commentaire que pour le premier film:
     En étant un blockbuster, les effets visuels sont au rendez-vous. Mais il y a tout de même une touche de plus. Parce que le scénario décrit l'excentricité des gens de la capitale, on y a mis le budget. Les costumes, des coiffures, le maquillage, les décors, c'est très haut en couleur.
     La qualité photographique est aussi au rendez-vous, ce qui n'est pas une évidence, même pour un blockbuster. Les plans de caméra sont étudiés avec l'éclairage. Lors des moments émotifs, les plans de caméra et les mises en scènes sont presque poétiques, alors que lors des scènes d'actions, le montage est rapide, les mouvements de caméra sont nerveux, pour accentuer les frissons.

Musique et son:

     Ici aussi, je garde le même commentaire que pour le premier film:
     J'ai trouvé que la musique se fondait bien dans le film.  Elle est simple, sans orchestre symphonique, elle ne tape pas sur les nerfs, elle renforce les émotions des points culminants comme désiré, sans extravagance, sans voler le show. Elle se fait presque discrète, elle se marie bien à l'image, et nous permet une pleine immersion dans le film.