mercredi 22 décembre 2010

(bis) Des cours (en classe) au NAD!!

Voilà, j'ai terminé mon cours de 5 jours de Softimage et j'ai aussi 2 jours de Mudbox de complété au NAD.
Il ne me manque plus que ZBrush (qui va peut-être se donner en Février 2011).

Pour l'instant, je ne sais pas lequel des deux logiciels, entre ZBrush et Mudbox que je préfère (les deux se travaillent similairement, c'est-à-dire que c'est une 3D qui se modélise un peu comme de la glaise digitale, ce qui est moins technique et plus intuitif). Je n'ai pas encore tout vu dans ZBrush, il est vrai... et en contre-partie, je n'ai pas encore beaucoup expérimenté avec Mudbox, mais voici mes impressions de l'heures:

Chacun, ZBrush et Mudbox, ont leurs points fort et leurs points faibles.

ZBrush (inconvénients)
- Interface compliqué (il faut se taper plusieurs heures de tutoriels seulement pour la comprendre)
- Navigation unique... c'est-à-dire très différente des autres logiciels de 3D ou même photoshop (donc, on est perdu et mélangé... ce n'est pas pratique)

ZBrush (avantages)
+ Meilleure utilisation de la mémoire (plus "léger" à travailler)
++ ZSphere, qui est un système de structure à mettre sous la "glaise 3D" et qui semble être réellement cool pour faire des modèles à partir de rien, directement dans ZBrush (je ne l'ai pas encore essayé par contre).


+/- =  Textures. Avec les deux logiciels, on peut peindre des textures directement sur le modèle. J'ai trouvé que... à cause de l'interface et la navigation "unique" de ZBrush, c'était peut-être plus facile à faire dans Mudbox... mais comme je n'ai pas encore la formation complète de ZBrush, je vais attendre avant de "vraiment" me prononcer à ce sujet... =P


Mudbox (avantages)
+ Interface 3D simple (plus facile et plus intuitive).
+ Navigation similaire aux autres logiciels de 3D de Autodesk (même compagnie), donc plus facile de s'y retrouver.
+ Système de "layer" ("calque") 3D, ce qui ajoute beaucoup de malléabilité et de liberté (c'est aussi plus facile de revenir en arrière, si on rate quelque chose).
+ Utiliser les "Vector Maps" (et permet entre autre, de faire des "brush" (pinceau) complètement malade, genre, comme "peindre des champignons 3D" ou "des oreilles 3D", etc.

Mudbox (inconvénients)
- Pas de système de "structure"; il est difficile (impossible?) de partir de rien pour faire des modèles complexes, comme des personnages... (pour l'instant, il faut le plus souvent modéliser les objets complexes dans un autre logiciel, puis l'importé dans Mudbox pour faire les modifications).
- On doit avoir une super carte graphique, sinon, c'est très "lourd" à travailler...
- Le système de "pose" (qui est nouveau de la version 2011) n'est pas super... Je n'ai pas pu le comparé aux ZSphere encore, mais pour avoir joué avec les "poses", c'est... pas convainquant... Je préfèrerai encore ré-importer mon modèle dans un autre logiciel de 3D (le mien étant Softimage) pour y mettre un système de "bones" convenable et donner des poses aux personnages avec une plus grande maîtrise.

Sur ce, passez de belles vacances de Noël et je reviens avec (j'espère) des nouvelles au niveau de l'écriture et du dessin ^_^

Joyeux Noël et Bonne Année!!

samedi 4 décembre 2010

Des cours (en classe) au NAD!!

Il y a longtemps maintenant que je vous ai parlé du centre NAD.

Et bien, ça s'est fait très rapidement... Je voulais avant tout des cours de ZBrush, mais nous ne sommes pas assez nombreux pour ouvrir un cours... Alors j'attends depuis quelques mois. J'ai des cours de Mudbox de prévus depuis un moment pour la mi-décembre. Mais comme ça, comme je parlais à la personne en charge des formations pour professionnels du NAD, je lui ai rappelée que j'étais aussi intéressée par les cours de Softimage. Tout juste une semaine après, j'avais un email pour me dire que le cours de Softimage se donnerait... la semaine suivante!

Alors, ce mercredi (1er décembre), jeudi et vendredi, j'étais au NAD pour le début de cette formation de 5 jours; la suite jeudi et vendredi prochain.

On m'a dit que ces cours étaient assez intensif, qu'on couvrait beaucoup de choses par jour et tout... ce qui m'a fait un peu peur... Je me suis assurée d'être prête pour ce genre de cours, ce qui m'a demandée un bon 3 mois d'exercices autodidactes. J'ai été contente de réaliser que ce que j'ai réussi à faire par moi-même dans les volets de modélisation et textures, étaient de niveau avec le cours (ce qui ne m'a pas empêchée d'apprendre des choses dans ces volets!)

Ça me redonne confiance en moi sur ma propre capacité à me remettre à jour, entre autre avec ZBrush; je n'aurai peut-être pas besoin de cours, finalement... quoique ces cours me donnent une certification que je peux mettre dans mon CV; un plus pour trouver un emploi par après. =)

mardi 23 novembre 2010

Quatrième mois de projets à temps plein

L'impasse.
C'est démoralisant!

Depuis le dernier mois, j'ai passé une semaine à visionner des tutoriels sur Digital-Tutors pour comprendre tout ce qu'il y a à savoir autour de la texturation, dans ZBrush, dans Softimage et comprendre comment appliquer ce que j'ai appris...

Vous vous souvenez? Après avoir fait un modèle dans Softimage, je l'ai exporté dans ZBrush et je vous ai montré le résultat des modifications que j'y ai fait...

Alors, j'en étais à ramener le modèle dans Softimage... L'exportation entre ZBrush et Softimage n'a jamais parfaitement réussi. (Je ne crois pas que ce soit la faute des logiciels, mais bien de la mienne, l'utilisatrice qui ne comprend pas tous les détails encore...) Plusieurs détails majeurs n'ont pas fonctionné.

Enfin, suite à certains commentaires que j'ai reçu, j'ai corrigé des traits du visage avec Softimage (lui donner un air plus féminin, entre autre).

Ensuite, j'ai passé plusieurs jours à faire des recherches, comprendre les méthodes pour faire des cheveux en 3D. Il y a plus d'une technique, évidement... Je voulais suivre la méthode pour les personnages de Final Fantasy, car c'est très efficace et "légère pour le poids de la scène" ou pour les rendus.

Voici quelques exemples des personnages de Final Fantasy XIII:



La technique de ce genre de cheveux, c'est simplement des polygones, des "grids" ou des "planars", avec une texture de cheveux appliquée en transparence sur les "grids" (on voit la texture, le reste est transparent).


Alors, j'ai passé environ deux semaines à modéliser des cheveux en polygones... J'ai en trouvé deux petits tutoriels pour ce genre de technique (celui-ci (texte en anglais) et celui-là (vidéo en anglais sur le logiciel "Blender")), mais rien sur les "gros sites" de tutoriels... ce qui est tout de même mieux que rien... Le reste a été de l'exploration, avec beaucoup de perte de temps (essais un truc... pas super... essais autre chose, c'est mieux, on continue, bon, j'en avais pas besoin de tant, revient en arrière... recommence...)


C'était super long et super ennuyeux à faire. Et la plupart du temps, j'étais coincée par des détails techniques. Bref, je voulais avoir terminée cette étape avant de mettre ma page à jour, question d'avoir quelque chose à montrer après tout ce temps de travail... avoir le sentiment que ça avance... Mais je ne cesse de butter contre des obstacles techniques que je ne comprend pas et l'information n'est pas sur internet. Mon conjoint m'aide quand il en a le temps... mais je ne comprend pas toujours ce qu'il fait, alors je ne pourrais pas toujours reproduire par moi-même ce qu'il fait.

Alors, pour l'instant, comme ça fait 3-4 semaines que je suis là-dessus et que je n'ai plus aucun plaisir à travailler sur ce personnage (je retiens les mots impolis!)... je vous montre où j'en suis, sans la texture qui est pleine de "bug".




Les trucs "à angle droits" à la nuque, ce sont les "grids" qui devaient soutenir une texture de cheveux et être autrement invisible.

(Une semaine après avoir écrit ce post)....
Il me restait une dernière chose que je n'avais pas encore essayé... J'avais le goût de tout abandonner là, mais en même temps, je trouvais dommage d'avoir "perdu" tout ce temps et de n'avoir rien de terminé... Alors je l'ai fait, les dents et les poings serrés. Et pouf, ça a marché!!

Et j'ai réussi à "dé-bugger" la texture... (j'ai dû utiliser la magie et mes talents de "modifications photos" de Photoshop pour y arriver)

Alors je re-remet à jour:


L'expression un peu bêta, c'est la méthode pour les modèles que l'on veut préparer pour l'animation...
Enfin, je le répète, je n'ai plus de plaisir à faire ce personnage.

C'est un premier essaye, il m'aide à comprendre des trucs techniques et tout, mais ça me prend la tête pas possible, alors... sachant qu'il est loin d'être parfait, qu'elle n'est pas "super jolie", je vais terminer le personnage (la tête est toujours le plus difficile; le reste devrait aller plus vite) et m'arrêter là. Je veux passer à autre chose... Je veux avoir du fun à faire ces trucs et là, je ne suis pas sur la bonne voie. Je pense que je dois trouver un autre "work flow"...

Au moins, je suis contente d'avoir passé le fichu obstacle qui me coinçait depuis si longtemps et de pouvoir montrer quelque chose qui semble être un pas plus proche d'être terminé...

mardi 26 octobre 2010

Troisième mois de projets à temps plein

Je suis présentement coincée dans des détails techniques (problèmes utilisateurs) v_v et comme il y plusieurs jours que je n'arrive plus à faire ce que je veux, j'ai perdu patience (encore) pour aujourd'hui. Aussi bien prendre un peu de recule, alors je me suis dit que c'était le moment idéal pour faire une mise-à-jour du modèle sur lequel je travaille. 

Si vous vous souvenez, je vous avais montré un croquis, il y a environ un mois (au bas de la page). C'est le même projet. Voici où j'en suis:


Sur ma page "DeviantArt", j'ai mis le détail des étapes de l'évolution du projet.

Je crois que le plus gros de problème, c'est que j'ai le sentiment de ne pas avancer aussi vite que je le voudrais; du coup, j'aimerais accélérer... mais je ne suis pas encore de niveau... Je dois prendre le temps de suivre mes tutoriels, de long en large, pour comprendre l'ensemble des logiciels... Oui, je suis impatiente en ce moment... je dois me calmer un peu...

Aller, demain, pas de café, seulement une bonne tisane de camomille au miel et on prend le temps... Une étape à la fois... *Soupire*

lundi 18 octobre 2010

Annulation de cours...

Après avoir passée plusieurs semaines à préparer des événements importants, entre coupés de journée avec ma fille qui est souvent malade et en grande poussée dentaire (elle fait 4 molaires une après l'autre, ce qui s'accompagne la plupart du temps avec des rhumes successifs) et vivre ses événements (qui ont été très bien réussit!), je devais suivre un atelier de trois jours au Centre NAD, donné par Scott Eaton sur l'anatomie traditionnelle pour les artistes en numérique. (Pour les intéressés, la description de l'atelier est ici ; En lire plus sur Scott Eaton ici (en anglais) ).

Donc le même atelier décrit dans ce lien devait avoir lieu à nouveau du 18 au 21 Octobre, mais il a malheureusement été reporté à plus tard. Sur le plan monétaire et de mon énergie vital, c'est relativement une bonne chose... Je suis en train de tomber malade à mon tour et je suis vraiment claquée de mes trois dernières semaines d'organisations et d'événements...

Mais d'un autre côté, j'ai réellement hâte de suivre cette formation. J'en ai entendu parler en Mars, la première fois que M.Eaton est venu à Montréal et j'avais déjà hâte de le suivre (mais à ce moment-là, je travaillais encore et j'étais loin d'être prête à suivre une formation en 3D)! Lorsque j'ai su qu'il repassait, je me suis immédiatement inscrite... mais j'ai su la semaine passée que l'atelier était reporté à une date encore inconnue.

Enfin, ce n'est pas grave; il y aura d'autres occasions sûrement. Le cours n'est que reporté. Et avec un peu de chance, peut-être que je pourrais suivre la formation de ZBrush avant son retour, ce qui serait un sérieux avantage!

Lorsque je me suis inscrite, j'ai demandé si la connaissance de ZBrush était un préalable... J'ai déjà ouvert le logiciel, j'ai joué un peu avec, mais rien de plus! Je n'ai encore rien fait de concret avec ce logiciel et je ne suis vraiment pas encore à l'aise... On m'a dit que ce serait peut-être un peu difficile de suivre la partie pratique du cours, mais qu'une fois dans le cours de ZBrush, j'aurais une longueur d'avance... Je trouve que c'est un peu le monde à l'envers, genre... on paye pour un cours pour apprendre: s'il nous manque une base, on apprendra nécessairement mal, on va manquer des détails!

Enfin, c'est pas grave! Maintenant, je vais soigner mon rhume, me reposer et j'ai une chance de me rattraper en ZBrush pour la prochaine fois!! ^_^

mercredi 13 octobre 2010

Nouvelle "version" de l'histoire...

J'ai commencé quelques pages d'écritures, comme mentionné dans mon poste précédent... Les recherches n'étaient pas très avancées et je savais que c'était plus ou moins problématique et que je courrais le risque de devoir recommencer certaines parties... Mais j'avais des histoires à raconter, j'ai écrit ce que j'avais sur le cœur et ça m'a fait plaisir de le faire.

Éventuellement, j'ai dû faire face à la réalité et j'ai fait mes "devoirs", c'est-à-dire quelques recherches. J'ai survolé l'internet pour voir où en est rendu la robotique aujourd'hui. Avec le portail sur la robotique de Wikipedia, j'ai pu voir quelques articles intéressant, comme "Robotique" ou "ASIMO". Déjà avec ça, j'ai décidé d'avancé les dates... ou en fait, les rapprocher... c'est-à-dire que sans l'année précise où prend l'action dans mon livre, sachant que c'est "dans un futur proche", disons que pour coïncider avec ce qui existe déjà, c'est un futur peut-être un peu plus proche que je ne l'avais premièrement prévu... Ce qui ne change pas grand-chose à l'intrigue en général.

Je touche aussi le sujet de l'organisme cybernétique (cyborg). Mon conjoint a trouvé des articles qui m'ont été fort utiles, à commencé par ici (en anglais) qui est très généralisé, mais qui m'a conduit vers cet article (anglais) où l'on se questionne sur qu'est-ce qu'un cyborg? D'où vient l'idée première du cyborg, il y a cinquant ans? Et comment cette idée a évolué dans le temps, ainsi que différente version du cyborg dans des ouvrages de science-fictions connues. Il y a aussi cet article (en anglais) avec quelques vidéos qui m'a beaucoup plu, sur le développement du "cyborg" aujourd'hui, côté militaire. Pour l'instant, ce ne sont que des projets prototypes pour les vétérans et grands blessés de guerre, mais bientôt disponible au grand public.

Ces articles ont remis beaucoup de choses en questions au sujet d'un des trois personnages principaux de l'histoire. J'ai écrit au sujet de ce personnage et c'était définitivement celui où je craignais le plus devoir recommencer. Je me suis laisser aller à l'écriture, mais plus j'en écrivais et moins ça son histoire se tenait... Je crois que j'avais besoin d'un souffre-douleur imaginaire pour me défouler, mais avec tout juste un peu de recule, il y avait un peu trop de cruauté gratuite, inexpliquée et inexplicable autour de ce personnage; ça ne faisait pas de sens...

Il faut donc que je revois les raisons qui ont menés à la cybernisation, revoir son passé en tant que personnage, ce qui, nécessairement, modifie la ligne du temps, ce qui modifie certaines décisions au cours du développement de l'histoire... ce qui change au final, presque toute la tangente de l'histoire de ce personnage! 

Puis, en regardant la direction que prenait le côté "romantique" de l'histoire, ça ne tenait pas debout non-plus... On aurait dit une comédie romantique hollywoodienne, où à la fin du film, tu ne comprends pas trop pourquoi la fille à pu changer d'idée et finir par s'intéresser au gars, et où tu te demandes sérieusement combien de temps une telle relation, dans la vraie vie, pourrait tenir (6 mois? 2 mois?) Bref, je me sentais loin de mon objectif de refléter des sentiments humains vraisemblables, auxquelles l'on pourrait s'identifier réellement, malgré la barrière "science-fantasy"...

Pour que l'histoire d'amour fonctionne, les deux protagonistes doivent se rencontrer différemment, dans des circonstances différentes... et je dois modifier légèrement ces personnages légèrement pour qu'ils soient compatibles l'un pour l'autre...

Bref, avec tous ces changements en vue, et bien... c'est une nouvelle version de l'histoire! Tout n'est pas à recommencer, mais j'ai des modifications suffisamment grande à faire pour dire qu'au moins la moitié de ce qui était fait devrait être à refaire...

J'ai plusieurs personnes dans mon entourage qui ont l'impression que c'est "grave" ou "déprimant" quand ce genre de situation arrive, mais non, je vous assure! C'est même motivant! L'histoire évolue et je préfère sérieusement recommencer des parties, voir du début, plutôt que de rester accrochée au plan initial (qui ne fonctionne pas) faire une histoire qui ne fait pas de sens. ;o)

lundi 27 septembre 2010

Deuxième mois de projets à temps plein

Alors voilà, le deuxième mois à temps plein sur mes projets viens de passer.
Alors quoi de neuf?

Bah, c'est l'automne et ma fille a fait des rhumes un en arrière de l'autre. Elle a aussi une nouvelle molaire qui pousse et qui la rend très irritable (c'est la deuxième en peu de temps) et, pour une raison que je ne pourrais pas expliquer, elle a toujours des rhumes (ou du moins des symptômes de rhumes) en même temps...

Alors, j'ai dû rester souvent à la maison avec elle. Comme je l'ai dit à mon conjoint, même si à l'occasion, je voudrais qu'il prenne ma place pour s'occuper d'elle, pour que je puisse travailler sur mes projets... comme je les fais de la maison, ça ne règlerait pas le problème: elle ferait une crise pour jouer sur mon ordi ou pour m'en faire décrocher, même si son papa était avec elle!

En bref, les dernières semaines, j'ai dû travailler environ 1½ à 2 jours par semaine, ce qui est réellement peu! Mais comme mentionné dans mon dernier poste, j'ai tout de même fait avancer mon projet de romans. Pour faire le test, j'ai pris mon fichier Word de mon roman de science-fantasy et j'ai tout enlevé les parties "plan" et je n'ai gardé que ce qui est "réellement écrit" (les parties plans, c'est genre "Il revoit la fille rousse. Il est nerveux à cause de ce qui s'est passé la dernière fois; elle, elle voudrait que l'étrangler. Ils se disputent sur le sujet du chien (mettre l'accent sur le fait que son chien à lui a pissé sur son nouveau plancher à elle). Ils sont interrompu par le téléphone qui sonne. C'est sa mère à elle, toute excitée, qui lui raconte ce qui vient d'arriver (voir chapitre précédent).") ;o) 

En résumé, le projet a commencé il y a seulement 6 semaines et j'ai déjà 70 pages d'écrites "genre roman"! Bien sûr, je vais devoir réviser le texte, ajouter ici, enlever là, rephraser des passages, etc., mais, je trouve que c'est tout de même impressionnant comme ardeur! En général, lorsque je commence à écrire une scène que j'ai bien en tête, je vais taper environs une dizaine de pages par jour. Je serais plus satisfaite si je pouvais en faire une quinzaine ou une vingtaine... mais bon, dix, c'est tout de même très bien (je n'arrive pas à aller plus vite, soit par distraction, soit parce que je dois faire une petite recherche en plein milieu... genre, je n'ai pas pris le temps de penser quelle race est le chien, lorsque j'ai fait le plan...), soit parce que la scène n'est pas encore assez claire dans mon esprit, alors je me prend la tête à "composer" l'histoire, alors que je devrais simplement l'écrire...

Après avoir terminé une "longue période" d'écriture (longue sur le calendrier, mais fortement entre-coupé de "congés maladie") et que j'ai écrit tout ce que j'avais en tête, je suis revenue en 3D. Je n'avais plus le goût de faire le tutoriel de design d'intérieur (j'ai compris l'essentiel déjà...). Alors, j'ai choisi de faire un personnage "next-gen" pour jeux video. Mon but, cette fois, n'est pas de reproduire le personnage du tutoriel tel quelle; je crois que je suis suffisamment avancée pour visualiser les vidéos, puis tenter directement de l'appliquer sur un projet personnel.

Dès le début des vidéos, Digital-Tutors mentionne l'importance du croquis pour faire un personnage, avec tous les détails techniques que ces croquis devraient comprendre. J'ai déjà pris des images en références pour faire mon premier personnage, mais je ne l'avais pas en croquis (je veux faire de la 3D, alors je n'ai pas vraiment pris le temps de faire de la 2D...). Voici les images de références que j'ai choisi: Ref 1 et Ref 2. Se sont des images "stock", donc qui a pour but de servir de références aux artistes, tant que ces images ne servent pas de faire du profits au détriment du photographe, et qu'il soit au courant qu'on les a utilisé (en lui montrant le projet final).

Alors, à partir de ces images (et plusieurs autres), j'ai commencé la semaine passée à dessiner le croquis 2D. Depuis ma nouvelle installation d'ordinateur (avec deux écrans), je n'ai pas réellement fait de 2D... J'ai installé ma tablette graphique et c'est à peu près tout... J'ai remarqué récemment, en utilisant ma tablette en 3D, que j'avais beaucoup de mal; j'ai cru que ce n'était que l'usure... C'est un vieux modèle (Intuos 2), je suis rouillée, il y a tellement longtemps que je n'ai pas dessiné! Mais devant photoshop la semaine passée, j'ai rapidement compris qu'il y avait quelque chose de plus... J'avais un mal de chien à faire des courbes (ce qui se passait à l'écran n'était pas ce que je voulais faire)... Sans entrer dans les détails techniques, je suis entrée dans les paramètres de ma tablette, j'ai fait des ajustements et puis: tada! C'était parfait! =D Et soudainement, je travaillais beaucoup mieux, beaucoup plus rapidement et plus efficacement!

Alors, je vais vous montrer où j'en suis avec ce croquis (voir plus bas). Bien évidemment, je dois faire le croquis pour être en mesure de modéliser le personnage. Une des techniques les plus utilisée est la pose en "T" (la raison est très simple: c'est plus facile, dans les étapes suivant la modélisation, à préparer le modèle pour l'animation)... Pour ce qui est de la position des mains, la majorité les font paumes face contre terre. J'ai décidé de les faire les pouces face au ciel. Lorsque je prend moi-même la pose en T, il me semble que c'est la position des mains qui me semble la plus naturelle (avec le moins de "rotation" des os dans les bras et les poignets).



Comme toutes les photos que j'avais avait une pose "artistique" (jamais parfaitement de face, avec des déhanchements, etc.), j'ai dû improviser un peu, en utilisant d'autres références. Par exemple, la partie bras / épaules, il n'y avait simplement rien de proche que je pouvais utiliser, donc j'ai pris des photos de moi-même pour compléter; pour le visage, le personnage sur les photos porte un casque, mais je veux faire le visage au complet (je ne suis pas sûre que je vais lui laisser le casque sur ma version 3D), alors, j'ai été chercher d'autres références pour le faire...


Mon but n'est pas -- réellement pas -- de faire en sorte qu'en regardant le modèle 3D, on puisse reconnaître la mannequin des photos... Je ne suis pas encore rendue à ce niveau!! Le but que je vise en ce moment, est simplement de faire un personnage qui soit bien.

Maintenant, je dois faire le profil de ce personnage, en respectant parfaitement les proportions (les yeux doivent arriver exactement à la même hauteur, etc.) avant de pouvoir commencer à modéliser en 3D.

Lorsque j'ai réalisé que je devais faire du dessin 2D pour arriver à mon but, j'ai premièrement pensé "Ah non!"... Je dois admettre que j'ai eu un peu peur... peur de l'échec! Il y a un bon moment que j'ai du mal à dessiner (c'est maintenant un complexe!). Eh ben, savez-vous, je me suis impressionnée! Non seulement, j'ai pris plaisir à faire toutes les recherches anatomiques de proportions et de références photos pour faire mon modèle, mais j'ai aussi vraiment aimé dessiner! (Surtout une fois que j'ai réglé mon problème de tablette graphique!!)

Et je dois aussi dire que j'aime bien travailler ainsi, c'est-à-dire écrire quand j'ai une scène claire en tête, puis dessiner lorsque je n'ai plus rien à écrire. En ce moment, je ne saurais pas quoi écrire et je perdrais beaucoup de temps à composer mon texte. À la place, je dessine et je pense aux détails de la suite de mon texte... lorsque j'aurai suffisamment d'éléments de mon histoire, je pourrai écrire quelques jours, vider ma tête, puis reprendre le dessin. Pour l'instant, je trouve que c'est l'horaire idéale!

À bientôt! ^_^

mercredi 15 septembre 2010

Les "Pages Perdues" sont arrivées!

J'ai mentionné plusieurs fois l'idée de faire un volet "Pages Perdues" où j'afficherais de nouvelles ou de courts textes anecdotiques qui se rattachent à un livre ou un projet de séries sur lesquels je travaille.

Eh bien, j'ai commencé à faire paraître ces "Pages Perdues"!
Pour l'instant, elles sont sur ma page de DeviantArt, dans une section de ma galerie ingénieusement intitulée "Pages Perdues".

Vous y trouverez trois textes. L'un "Rêve Bien", écrit en 2006, (et qui commence à sonner "vieux style" pour moi; je crois que c'est mon dernier texte écrit au passé simple!). Il y a ensuite "La Fontaine d'Onyx", une nouvelle qui a été publié dans le fanzine Brins d'Éternité en deux parties, sous la direction littéraire de Guillaume Voisine. C'était la première (et je crois la seule) "trop longue" nouvelle pour ce fanzine; elle a donc été coupée en deux parties. Avec l'accord de Guillaume, j'ai mis la version telle que publiée en 2007 dans mes "Pages Perdues; vous y trouverez la Première Partie paru dans le #16 Été 2007 et la Seconde Partie paru dans le #17 Automne 2007.

mardi 14 septembre 2010

Le "Papier Pensine"

Il y a longtemps que je n'ai pas fait de mise-à-jour sur mes projets, alors je vais prendre un petit moment pour vous écrire un mot ici.

Le dernier mois est marqué par des rhumes et autres petits malaises. J'ai dû souvent rester à la maison avec ma fille malade, donc j'ai vraiment l'impression de ne pas avoir bien avancé mes projets pendant ce temps.

Du côté de la 3D, j'ai essayé ZBrush et la partie que j'ai toujours eu du mal à comprendre est toujours présente... C'est la partie où ce n'est pas réellement un logiciel de 3D; l'interface n'est pas en 3D... Donc c'est un peu comme tenter de faire de la 3D avec Photoshop... ce que ZBrush appelle la 2.5D. Je trouve cette approche inconfortable, quoique le logiciel en soi est puissant dans ses possibilités.

Mon conjoint qui travaille chez Autodesk m'a alors parlé d'un autre logiciel un peu moins connu dans le même genre, soit Mudbox. Comme ZBrush, dans Mudbox, on travaille la 3D comme si c'était une motte de glaise que l'on modéliserait avec les doigts, ici remplacé par la souris ou une tablette graphique. Avec Digital Tutors, dans le volet Mudbox, j'ai regardé plusieurs vidéos pour comparer avec ZBrush. Ils sont effectivement très similaire au niveau des outils, à la différence que Mudbox a un interface 3D, ce qui, pour moi, me semble plus confortable au niveau de la navigation. Le choix, évidement, reste toujours très personnel. Je n'ai pas eu le temps d'essayer Mudbox, mais j'ai une version d'installée... ce n'est qu'une question de temps.

Par contre, j'ai commencé un nouveau projet de tutoriels, celui du design intérieur avec Softimage: comme je fais la scène proposée dans le tutoriel en même temps que j'écoute les vidéos, c'est relativement long et le projet n'est pas encore terminé (je dois avoir dépassé la moitié).

Entre temps, j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir sur mon nouveau projet d'écriture de Science-Fantasy que j'ai mentionné dans mon poste précédent. Ce projet rempli vraiment ma tête. J'ai eu des moments où je n'arrivais pas à m'endormir, parce que mon esprit était occupé à me raconter des morceaux de cette histoire. Ça me rappelle l'époque où ma mère me couchait trop tôt, tellement tôt que je ne m'endormais pas avant 1 à 2 heures plus tard, mais j'avais tellement peur de me lever ou de me faire prendre la lumière allumée à lire ou jouer dans mon lit... je faisais la seule chose que je pouvais faire dans le noir à 8 ou 9 ans... je me racontais des histoires! C'est comme ça que j'ai commencé l'écriture: ma tête devenait tellement remplie de scénario, je devais la vider sur papier. J'ai commencé à 9 ans à écrire "sérieusement", c'est-à-dire dans le but d'en faire un film ou un livre.

J'ai donc eu des moments de grande fatigue, à prendre une heure m'endormir parce que je me racontais cette histoire dans ma tête, puis ma fille qui se réveillait 2 à 3 fois dans la nuit à cause de son rhume ou d'une molaire qui pousse, ce qui me demandait de 5 à 45 minutes la rendormir, puis je n'arrivais pas à ME rendormir parce que je continuais le scénario de mon livre dans ma tête... Alors un jour où ma fille était à la garderie, je me suis assise à l'ordinateur et j'ai écrit cette scène qui était rendue une véritable obsession. Ah, je me suis enfin libéré l'esprit et j'ai pu recommencer à bien dormir... Écrire, je l'ai déjà dit, c'est un BESOIN pour moi... c'est pour moi, comme la Pensine de Dumbledore!

La semaine passée, j'ai passé beaucoup de temps avec ma fille enrhumée, alors j'ai très peu travaillé et beaucoup réfléchi. Hier, j'ai eu un autre urgence d'écrire; non pas une scène cette fois, mais le plan de l'histoire. Et en une journée (environ 10 heures), j'ai réussi à vraiment tout mettre sur papier toutes les idées résumées que j'avais en tête, en ordre chronologique. Le plan n'est pas complet; il me manque encore un tiers de l'histoire, je crois (dur à dire pour le moment), mais cette partie n'est pas encore très clair dans mon esprit. Les portes sont ouvertes pour les événements à venir de l'histoire, les éléments sont en place, mais la suite des événements n'est pas clair dans mon esprit encore, donc tenter le l'écrire me prendrait un éternité; je préfère attendre de sentir une autre urgence d'écrire pour me lancer sur la fin de l'histoire.

Bref, je suis contente tout de même de voir que ça avance malgré tout.
J'ai aussi pu passer de beaux moments avec ma fille; même malade, elle ne perd pas son sourire. C'est une vraie amour!

mardi 24 août 2010

Un autre projet?

Eh bien, au court de cette fin-de-semaine, j'ai pris ma décision pour la 3D. Je vais poursuivre avec des tutoriels de ZBrush, pour pousser plus loin ma modélisation "organique".

J'ai aussi une petite "confidence" à vous faire... Il y a environ 2 semaines, j'ai fait un de ces rêves qui parfois m'inspirent. En me réveillant, l'histoire de ce rêve a été interrompue et en faisant la grâce matinée, j'ai tenté de me raconter le bout de l'histoire manquante... C'est devenue à la limite une obsession! L'histoire a grandi, grandi... et j'ai été capable finalement de la recoudre à une vieille idée incomplète qui je gardais en réserve dans un coin de ma mémoire... Quand je dis que j'ai 4-5 projets d'écriture en tête, cette "vieille idée" est l'un d'eux.

Autant je suis contente de voir ce projet déboucher, je suis en même temps un peu découragée... Il semble que j'ai beaucoup de mal à rester focusée sur un seul projet, ce qui est sûrement l'une des raisons pour laquelle j'ai du mal à terminer quoique ce soit (j'ai trop d'idées et je veux tout faire en même temps). J'essaie de coucher sur papier les idées dans l'ordre qu'elles me viennent, pour ne pas les oublier, mais en ce moment, je travaille plus ou moins sur deux projets d'écritures en même temps, ce qui ne fonctionne pas très bien. Il faudrait que je reste focus, que je canalise mes énergies sur l'un ou l'autre... Et en ce moment, je me sens partagée entre les deux...

Cette dernière idée est une histoire plus courte; elle pourrait entrer en un ou deux livres, alors que le projet dont je vous parle depuis le mois de Février, le premier tome aura 4 ou 5 livres... sans parler de la suite, le second tome, qui en aura peut-être autant, voir même plus... Plusieurs fois, on m'a conseillée de commencer par les projets plus petits, question de me forger une expérience, car je ne suis peut-être pas encore de niveau à faire un long projet à suites... Enfin, je ne suis pas encore sûre de ce que je vais faire...

Pour démêler les choses, le projet de séries que je vous parle depuis Février, c'est une Fantasy. Le nouveau projet plus court, c'est une Science-Fiction ou un Science-Fantasy comme disent certains; ce serait plus juste. ^_^  Je vous en reparle...

vendredi 20 août 2010

Un mois après les vacances

Je viens de réaliser que ça a fait 1 mois cette semaine que je suis revenue de vacances et que j'ai commencé ma mise-à-niveau en 3D. Ce serait un bon moment de faire une récapitulation de ce que j'ai accompli depuis mon nouveau départ en 3D.

La première semaine, j'ai fait des tutoriels de base, pour me rappeler la navigation dans le logiciel de Softimage et la base de la modélisation. La semaine suivante, j'ai entrepris "Introduction to Modeling in XSI" (4 heures et 24 minutes en 28 vidéos). J'ai pris des notes et j'ai aussi suivit pas-à-pas les étapes pour modéliser le couteau-suisse que l'on voit sur les images du lien. Quelque part entre les étapes, j'ai eu le goût de faire un modèle personnel et j'ai fait le bâton magique de mon poste précédent: "Premier modèle 3D terminé".

Après quoi, j'ai pris le temps de regarder tous les tutoriels offerts par Digital-Tutors, en mettre quelques un dans mes favoris pour me faire un genre de "liste de tutoriels à faire" et j'ai choisi de faire un personnage cartoon, tel que montré dans "Modeling a Character for Rigging and Animation in Softimage", 3 heures et 8 minutes en 19 vidéos. Même s'il y a moins de temps vidéo pour ce volet que celui du couteau-suisse, il n'a pas été évident de le faire pas-à-pas. La régions des oreilles, et ensuite des yeux (avec les paupières prêtes à être animées et tout) m'ont demandée du travail et du retravail. Les deux dernières vidéos de ce volet sont des tutoriels pour faire une texture très simple et comment l'appliquer sur les objets 3D (ce qui n'avait pas avec celui du couteau-suisse).

Je dois dire que je suis vraiment contente de ce que je fais, de comment je remplis mes journées; ça va bien pour l'instant et le plan fonctionne bien (et je ne manque pas d'argent).

Au travers de ces étapes en 3D, je suis aussi tombée parfaitement par hasard sur une critique de mon tout premier texte, une nouvelle en deux parties, que j'ai publié avec le fansine Brins d'Éternité (#16 et #17), écrit sur le blogue de Alexandre Lemieux (archives 2007):

La fontaine d'Onyx de Démie Lecompte
Voici la première partie d'une nouvelle de fantasy dépaysante. Le tout est très bien narré, avec une bonne maîtrise des outils littéraires. La structure est simple mais efficace, bien élaborée. On suit une esclave en cavale que le passé rattrappe malgré tout. L'ambiance des contes des milles-et-une nuits qui se dégage est rafraichissante et j'ai vraiment hâte de lire la suite. Ça tombe bien, je devrais recevoir le prochain numéro de Brins d'éternité d'une journée à l'autre.

(Alexandre Lemieux, si ma mémoire est bonne, est quelqu'un qui a assisté à l'atelier d'écriture d'Élisabeth Vonarburg en même temps que moi).

Malheureusement, je n'ai pas trouvé la critique de la suite du texte (sur le blog d'Alexandre, on passe du #16 au #20)...

Par contre, le positivisme de cette critique (comparativement à d'autres critiques qu'il a fait) a eu pour effet de me donner du vent dans mes voiles et me donner le goût de travailler ma série. J'ai eu du temps pour avancer les plans et les recherches. J'arrive mieux à comprendre et voir mentalement comment pouvait fonctionner la métallurgie à l'époque de la fin de l'Âge du Bronze et début Âge du Fer et comment on y vivait. Plusieurs fois, je me suis assise devant l'ordinateur avec le simple désire écrire l'histoire et tant pis pour le reste, quitte à tout mettre à la poubelle plus tard... Le but était d'écrire pour le plaisir.

Bah... C'est dur! La maudite première ligne! Rah!
Mais l'exercice à été pratique. Petit rappel: j'ai ajouté tout un livre avant le point de départ initiale prévu. Je me suis rendue compte que malgré que j'ai écris des plans, ils n'étaient pas encore suffisamment détaillés, car je ne savais pas exactement par où commencer l'histoire avec ce nouvel épisode.

Pour faire une longue histoire courte, j'avais deux choix pour l'ouverture du livre et j'ai dû prendre le temps d'y réfléchir lequel serait mieux. Je crois bien avoir fait le bon choix. Ensuite, plusieurs autres détails majeurs pour l'intrigue et le développement de l'histoire ont réellement pris forme dans mon esprit, donc tout ça avance bien... même si je n'ai toujours pas commencé à écrire le livre en soi.

Là où j'ai perdu du temps au cours du mois... Je suis tombée malade après avoir manger quelque chose qui n'a pas plu à mon système... J'ai régurgité toute une nuit et j'ai presque rien pu manger le lendemain... Et le clou de l'histoire, c'était pendant mes règles qui me vident toujours d'énergie et m'amène dans un mode où je n'ai le goût de rien manger (alors que normalement, j'aime bien manger!), suivit d'une phase légèrement dépressive de "je n'ai plus le goût de rien faire". Additionné à ma mini-intoxication, j'ai passé cinq jours K.O. où je n'ai vraiment pas été productive et où j'ai énormément manqué de discipline... =(


Pour en revenir à la 3D, comme je viens de finir un volet, je suis en décision à savoir lequel je ferai ensuite. Je vais me laisser la fin-de-semaine pour y penser. Mes choix sont:
Voilà, à bientôt! =D

mardi 3 août 2010

Premier modèle 3D terminé

Bonjour,
Une petite mise-à-jour rapide pour montrer l'évolution de mon travail en 3D.

C'est encore un "work-in-progress", c'est-à-dire qu'il n'y a que la modélisation de termininé; il n'y a pas encore de couleur, de matériaux, de textures, ni aucun effet...

Voici donc des "print-screens"

En tout, ça m'a pris environ 4h pour le modéliser, ce qui est trop long... mais bon, c'est mon premier!!
Je vais prendre de la vitesse d'exécution au fur et à mesure que je vais me rappeler des outils de modélisations et que je serai plus habituée!

Je suis ouverte à une critique constructive, dans le but de m'aider à améliorer ce modèle.

À plus tard!!

jeudi 29 juillet 2010

Nouveau départ en 3D

Lundi 19 Juillet, j'ai ré-ouvert Softimage pour la première fois depuis 6 ou 8 ans. À l'époque, c'était Softimage 3D (dernière version). Puis il y a l'autre génération, soit XSI, qui est montée jusqu'à la version 7, puis maintenant 2011 (depuis qu'il a été acheté par Autodesk, XSI a repris le nom de Softimage).

Bien évidemment, il y en a eu des changements sur Softimage en 6-8 ans! Mais au moins, j'avais l'oreille tendue pour en entendre parler (d'autant plus que mon conjoint travaille chez Softimage depuis 6½ ans maintenant).

(Pour la suite où je vais parler de la 3D un peu plus en profondeur, malheureusement, je vais devoir garder certains termes en anglais, tel qu'ils le sont dans le logiciel. Softimage n'a pas de version française, donc les termes plus ou moins technique ne sont pas en français).

Devant l'interface de Softimage 2011, pratiquement identique à ce que c'était dans mon souvenir, j'ai tenté timidement quelques petites choses... Je me rappelle comment aller chercher une primitive (cube, sphère, cercle, lattice, etc.), je sais encore faire des modifications de base (scalling, rotation, translation). Puis, lorsque j'ai tenté de bouger la caméra... le short-keys n'est plus le même... Oups... Je suis restée figée devant l'immensité du logiciel et du peu que j'ai été capable de faire sans mise-à-jour personnelle...

Le logiciel a changé et évolué, mais le reste aussi; entre autre l'internet! À l'époque de ma sortie de l'école, en 1999, nos petits démo d'école devait être mis sur VHS, car le DVD n'était pas encore partout installé. On devait avoir tout sur papier, car ce n'était pas toutes les compagnies qui avaient accès à l'internet (sans parler du fait que peu de gens savait programmer des sites internet à cette époque, et qu'un design web coûtaient son pesant d'or...). À l'époque "tout sur papier", il nous fallait donc des copies couleurs pour nos images, notre folio... et ça non-plus, ce n'était pas au point... Il fallait débourser un peu pour avoir des copies couleurs d'une belle qualité!

Aujourd'hui, avec l'internet, les courriels, les graveurs DVD standard sur les ordinateurs, bien des choses changent et facilite notre vie! Entre autre, mon conjoint m'avait dit qu'il se trouve maintenant une multitude de tutoriels sur le web, des applications les plus simples aux plus complexes.

J'étais toujours figée devant Softimage; j'ai donc ouvert une fenêtre internet et j'ai suivit un lien. Je suis tombée sur le site de "Digital-Tutors" (site uniquement en anglais), sur la page "Artist's Guide to XSI 7", où j'ai eu accès à 8 heures de vidéos gratuites!! J'ai commencé à les visionner dès Mardi 20 Juillet. Évidemment, ce n'était pas 8 heures de vidéo uniquement pour des débutants, mais disons que j'ai pu passer le reste de la semaine avec ces vidéos, à les écouter, comprendre chaque détails, à prendre des notes et à pratiquer sur le logiciel.

Vendredi 23 Juillet, je me suis fait un petit croquis d'un bâton magique à modéliser, pour pratiquer les techniques que j'ai vu jusqu'à présent. J'ai passé la journée à faire des choses très simple. La caméra ne se manipule plus de la même façon qu'avant, je suis toujours sur le mauvais short-keys, mais à la fin de la journée, avec patience, je travaillais déjà mieux.

Après environ 5½ heures, je devais m'arrêter pour aller manger et ensuite, la routine de la vie devait reprendre son cours, comme aller faire les courses.  Je n'étais pas tellement satisfaite du résultat de mon modèle, surtout parce qu'il ne suivait pas exactement le croquis (et c'est quelque chose d'important en 3D, pour trouver un emplois, d'être capable de reproduire des images 2D en modèles 3D!!).

Lundi 26 Juillet, j'ai recommencé mon modèle. La première fois, je l'ai fait d'un seul tenant. Le second a été fait avec plusieurs pièces. En 1½ heure, je suis parvenue à faire exactement ce que j'avais sur croquis (pour un embout... pour l'autre embout, je vais devoir attendre d'avoir plus de connaissance encore).

Aller, je vous montre les premières images!


1er modèle, 5½ heures, en une pièce
Non satisfaite du résultat...      

2ème modèle, 1½ heure, 4 pièces
Satisfaite du résultat ! 

Après quoi j'avais fait le tour des trucs de base et le reste ne me servait pas à grand chose, car ils sautaient trop d'étapes. Alors je suis retournée sur le Site de Digital-Tutors. Comme il est clairement montré dès la première page du site, il y a des tonnes de vidéos, pour à peu près tous les logiciels relatif à l'image assistée par ordinateur, 2D, 3D, montage vidéo, etc. Pour voir le reste, il faut un compte payant. Il est possible de payer par mois, pour 6 mois ou pour 1 an, pour avoir accès aux milliers d'autres vidéos.

Comme j'ai passé plusieurs jours avec des vidéos gratuites, j'ai une bonne idée de la qualité de ces tutoriels. Si l'on comprend l'anglais, ces vidéos sont claires, le tuteur parle dans un anglais simple, bien articulé et bien posé (en gros, ils ne sont pas difficile à comprendre, tant qu'on connaît l'anglais), et effectivement, il serait possible, je crois, de faire toute une formation simplement avec ces vidéos... L'inconvénient, c'est de ne pas avoir de professeur à qui poser des questions; par contre, aujourd'hui, il existe des forums de discutions sur internet, comme par exemple celui de "Digital-Tutors" ou CGTalk (en anglais aussi), où l'on peut adresser ces questions.

Toutes des choses qui n'existaient pas il y a quelques années, qui font qu'aujourd'hui, il m'est possible de facilement faire une mise-à-jour de mes connaissances en 3D!

Je pense que si quelqu'un n'a jamais encore fait de 3D, s'il a moindrement une touche artistique dans l'âme, une copie du logiciel, un ordinateur suffisamment fort pour faire de l'image (normalement, une station de jeux vidéo relativement récente peut le faire), un accès à l'internet et comprendre l'anglais, il/elle pourrait potentiellement devenir infographiste 3D avec ces tutoriels... Ça ne donne pas de diplômes, mais si l'on accepte de commencer au bas de l'échelle, on m'a dit plus d'une fois que dans le domaine, c'est le porte-folio qui prime sur les études... en gros, on en a rien à foutre si tu as un doctorat ou si tu l'as appris autodidacte... tant que tu fais de belles choses, à une vitesse d'exécution acceptable, tu as une chance.

Pour l'instant, j'ai pris un abonnement d'un mois, pour tester les options. Je ne sais pas encore si je vais y aller au mois-le-mois, et arrêter lorsque j'aurai vu ce que j'ai besoin et plutôt travailler personnellement sur des projets pour mon folio, ou si je vais renouvellé avec un 6 mois payé. Je ne sais pas, je verrai.

J'ai choisit "Introduction to Modeling in XSI" et je suis les exercices proposés (donc pas de modélisations personnelles depuis). C'est réellement "de base" pour moi, la majorité des choses montrées me sont connus, donc c'est légèrement ennuyant, mais pour la plupart, ce sont des choses que j'ai oublié ou qui ne me viennent pas à l'esprit, donc c'est une révision nécessaire. Ici et là, il y a des outils qui sont nouveaux que je vois, ou des explications pour des choses que je n'avais pas compris à l'époque. J'arriverai bien assez tôt à mon niveau et se sera plus fun!

Bref, je m'amuse beaucoup ces temps-ci et j'aime beaucoup ce que je fais. Je garde en tête que je n'ai plus d'entrée d'argent, donc je ne dois pas m'éterniser, mais j'aime bien! J'aime surtout le fait d'être à la maison, sauver 5 à 8 heures par semaine en transport (ce qui me donne le temps de faire un peu d'exercices, choses que je n'ai pas eu le temps de faire depuis que j'ai été enceinte, il y trois ans maintenant!) et de faire un peu de ménage en profondeur, replacer mes affaires, j'ai acheter des meubles de rangement chez IKEA, des trucs pas chers mais qui permet de garder les choses en ordre, car mon bureau était inondé de papier, livres, crayons, dessins, CDs et autres, je ne lui voyais même plus la couleur!!

À une prochaine fois avec plus d'images peut-être! ^_^

jeudi 22 juillet 2010

De retour de vacances

Nous avons atterri à Montréal Dimanche à midi. Nous avons eu moins de difficulté avec le décalage horaire sur l'allée qu'au retour!

Je ne vais pas donner des détails personnels de mes vacances ici; je vais resté sur le sujet de mes projets.

En allant en France, j'ai pris rendez-vous avec un ami qui vit là-bas, Jean-Claude Dunyach. Il est écrivain et a été éditeur; il est aussi ami avec ma mentor Élisabeth Vonarburg. Il m'a présenté sa ville, Toulouse et il nous (mon conjoint, ma fille et moi) a invité à manger chez-lui. Je n'ai jamais vu une maison avec autant de livres de ma vie! Et principalement des livres de sciences-fictions et fantasy! Il en a tellement qu'il désirait que je le soulage de quelques titres: il m'a fait cadeau de neuf gros volume de fantasy et science-fiction, ainsi que ses six recueils de nouvelles que j'ai bien du mal à trouver au Québec. Il doit y en avoir pour au moins 300$!! C'est fou!

Nous avons discuté d'écrivains que nous connaissons en personne et de leurs derniers ouvrages, de l'expérience de Jean-Claude en tant qu'éditeur chez Bragelonne... Parmi les anecdotes, Jean-Claude a mentionné le fait que dans le domaine, avec un début de projet (des plans détaillés et disons... 100 pages de manuscrits d'écrit), il est possible d'envoyer à l'éditeur et d'avoir un contrat de publication, avant que le projet soit terminé d'écrire, avec (je pense) une avance de fond pour subvenir financièrement à l'auteur/e. Je ne sais pas si d'autres maisons d'éditions le font et surtout, je me demande si cette pratique vaut pour les écrivains novices (jamais publiés professionnellement) comme moi... Mais ça fait rêver! =)

Une autre amie écrivaine, celle-ci travaillant pour l'édition Alire dans le comité de lecture, me disait qu'au Québec, après 4 publications, il est possible de demander des subventions pour nous aider à financer le prochain projet. Comme cette conversation s'est passée il y a plusieurs années maintenant, je ne me rappelle plus les détails, comme par exemple: est-ce que ceci s'applique pour les éditions non-professionnelles (fansines, par exemple, où j'ai déjà 2 parutions)? Si nous avons fait 4 nouvelles publiées, pouvons-nous recevoir cette subvention pour un roman? Je ne sais pas... C'est à voir...

Entre autre, nous avons aussi un peu discuté écriture. Après les quelques jours d'ateliers d'écriture avec Élisabeth, où j'ai eu plusieurs révélations monumentales sur la rédaction d'une histoire, il était rafraîchissant d'avoir un avis différent sur certains points techniques. Et rassurant aussi, car Élisabeth est tellement méticuleuse, précise, perfectionniste, et j'en passe, que parfois on peut avoir le sentiment que nous ne serons jamais de niveau pour écrire un texte convenable! Mais il faut se rappeler que lorsque Élisabeth publie un livre, elle remporte tous les prix littéraires! Mon but n'est pas à cette hauteur; je vais me contenter de publier; le reste ne sera que de l'extra! ^_^

Ce qui me rappelle l'année où Guy Gavriel Kay était l'invité d'honneur du Congrès Boréal 2006 (pour l'heure, Kay est l'un des auteurs que j'admire le plus).

Kay nous a parlé sur ce qu'il appelait "penny dreadful and dime novels" (je vais traduire avec l'explication). il nous a raconté qu'au 19ème siècle, un roman avait une valeur de 0.10$ (ce qui était très chère à l'époque et souvent, que les nobles et les bourgeois pouvaient se les permettre). Ces romans avaient aussi une certaine qualité. C'est ce que "dime novel" signifie: "un roman à 0.10$"). De l'autre côté, de nombreuses publications de moins bonnes qualités étaient vendu pour 0.01$, prix abordable pour la plupart des lettrés de l'époque. Ils étaient considérés par les critiques de l'époque "dreadful", ce qui signifie "mauvais, insupportable, affreux"... donc un "mauvais (roman) à 0.01$".

Les deux se rapportent à des histoires de fictions populaires. Les "dime novels", plus chère, se vendaient moins, mais étaient de l'art, alors que les "penny dreadful", pas chère, se vendaient beaucoup sans vanter aucune qualité.

Suite à cette histoire, Kay nous a exposé que c'est un choix que chaque auteur doit faire: écrire pour l'Art de la littérature ou pour la vente massive.

L'Art n'intéresse pas nécessairement le grand public, voir elle sera peut-être même incomprise du grand public et sera plutôt réservé à un certaine élite. Ces oeuvres ont plus de chances de traverser le temps et d'être étudié dans l'histoire de la littérature, comme les grands écrivains de leurs époques, comme par exemple Victor Hugo.

De l'autre côté, il y a les œuvres qui donne plus de poudre aux yeux, des sujets plus simplistes, moins travaillé parfois, ou plus naïf, mais qui se vendent bien. Les choses changent peut-être en ce moment, on ne sera pas dans le futur pour le dire, mais disons 99% de ceux-ci sont voué à faire un certain temps et puis sombrer dans l’oublie.

Donc en gros, il faut choisir si l'on désir écrire pour l'Art littéraire, ou pour vendre. Et encore, vendre... c'est un grand mot, car combien d'écrivain vivent de leur écriture? Je ne pourrais même pas avancer un pourcentage, mais au Québec, c'est sûr, ils sont peu... peut-être plus ou moins 1%.

Bref, je crois que nous aspirons tous, secrètement ou ouvertement, à passer à l'histoire, mais plus fondamentalement, pour la plupart, nous aimons simplement écrire et pour cela, il faut du temps... donc l'idéal pour maintenir notre passion, c'est d'en faire notre gagne pain. La vente est inévitable; il faut que nous créions un produit qui se vend bien, quitte parfois à faire quelque chose de moins bonne qualité parce que c'est ce que réclame le grand public.

Il est encore trop tôt pour moi pour me situé dans ce choix, mais comme je suis novice, pour l'instant, je ne pense pas pouvoir faire du grand Art littéraire un jour...  =P

Pendant les vacances, libérée du travail, j'ai beaucoup réfléchi aux grandes lignes que j'ai en tête. Je ne me souviens plus si j'en ai parlé sur ce blog ou sur un forum... Dernièrement, mon conjoint est tombé sur un article spécial, sur un sujet assez rare... un thème qu'il y a longtemps, je voulais prendre comme trame de fond pour ma série... mais comme je manquais grandement de documentation, je laissais l'idée de côté. L'article, vraiment intéressant, a ramené cette idée. Je suis partie en vacances en me demandant si j'allais la remettre dans la série... ce qui ajoutait bien des aventures. Ses aventures me permettais aussi de greffer une autre série encore à celle-ci, donc encore bien plus d'aventures encore!

Après réflexion, j'ai décidé de ne pas la mettre... enfin, pas dans cette série-là! Je vais garder l'idée pour un autre projet, plus tard. Mes idées sont plus claires maintenant. Plutôt que faire une série de (trop de) livres, je vais les séparer. Pour l'instant, ça me fait 3 projets de séries bien distinct. Il y a une quatrième trame que je ne suis pas encore sûre si je vais l’insérer dans l'un de ces trois, ou si je la sépare en une quatrième série... On verra! Une série à la fois!

Il faut vraiment que j'écrive, parce que les idées s'accumulent avec le temps; je ne les perds pas, je les additionne! J'ai trop de livres en tête, c'est lourd! Je dois les écrire pour me vider la tête!

Et je dois aussi penser à me mettre à jour dans l'infographie et chercher un emploi!! ;o)
(J'ai commencé mon entrainement sur Softimage dès ce Mardi; je suis tellement accrochée que ça m'a tout pris faire une pause pour terminer ce message!) ^_^

...Et je me surprend à penser que peut-être que je vais plutôt travailler sur mon projet d'écriture (avec revenu)... c'est peu probable que ça fonctionne aussi bien (puisque je ne suis pas encore connue, professionnelle, etc.) et peu probable que ça me paye bien (parce que c'est une littérature de genre, moins vendeur souvent... et aussi principalement parce que je suis au Québec, où le public est plus petit encore)... mais bon, je rêve! =D (et à nouveau indécise entre dessiner ou écrire) ;o)

samedi 3 juillet 2010

Un petit poste vite, vite

Hier était mon dernier jour de travail, woot!!!
Aujourd'hui, je suis dans les valises et les préparations de voyages... je me sens libre et sans stress!!
Demain, nous allons chez mon père avec les chats; il s'occupera d'eux pendant notre absence.
Lundi, on prend l'avion pour Toulouse, pour voir ma belle-famille!! =D

mercredi 30 juin 2010

Construire sur du solide

"Custer" à écrit le commentaire suivant au poste "Le vent qui change", sur ma page en anglais (que je vais traduire ici en français):
C'est une étape difficile dans un projet d'écriture – il viendra un moment où les préparations devront être mis de côté, et Chapitre Un devra commencer.
Bien sûr, l'étape de la recherche/préparation pourrait inclure quelques courtes histoires dans le même cadre, soit connecté aux personnages de l'intrigue principale ou complètement indépendants, pour t'aider à t'habituer au monde que tu crées.
Peut-être que le vieux mentor a vécu certains périples lorsqu'il était jeune, ou les parents de ton personnage principal se sont rencontré d'une façon intéressante?
(Merci beaucoup Custer pour m'avoir laissée message ^_^ )
 
Laissez-moi répondre en racontant l'histoire de l'histoire que j'écris... Ô_o'

La toute première fois que j'ai terminé un livre pour se projet, entre 2002 et 2004, je n'avais AUCUNE préparation, AUCUN plan... seulement les grandes lignes en tête. J'ai commencé avec rien, j'ai écrit comme bon me semblait et j'ai laissé l'histoire devenir ce qu'elle voulait devenir. C'était la première fois que j'ai travaillé ainsi et... je n'ai pas réellement aimé cette méthode.

J'ai trouvé lassant d'être à l'étape de l'écriture et en arriver à me demander "qu'est-ce qui se passe ensuite?", puis devoir cesser d'écrire pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que je trouve la suite. Ce projet, bien entendu, n'a pas fonctionné à l'édition (plusieurs problèmes de débutants, incluant la mauvaise structuration).

La recherche et la préparation ne sont pas une étape aussi palpitante que d'écrire l'histoire en soi, c'est vrai. Par contre, ce n'est pas ce qu'il y a de plus ennuyeux! Je trouve personnellement que de travailler comme commis comptable est – de loin! – beaucoup plus ennuyant que de faire des recherches pour rendre mon projet plus solide! Il en est de même pour les préparations. De toutes les étapes pour amener un manuscrit jusqu'à publication, celle que j'aime le moins, c'est la dernière: la correction et l'ajustement du texte – le "polissage"; et une fois que j'ai terminé ma partie, si un éditeur accepte mon texte, il me demandera de faire encore plus de corrections, d'ajustements et de polissages... mais je ne m'en plaindrai pas si c'est pour avoir un livre publié!! =P

Au point où j'en suis dans la préparation, je ne me sens pas encore prête à commencé l'écriture du livre en soi. Il y a encore trop de coins obscures.

Lors d'un congrès Boréal (sur la littérature de science-fiction, fantastique et fantasy (SFFF) du Québec), quelqu'un nous disait, à nous les débutants: "Je vais vous montrer la longueur des préparations d'Élisabeth Vonarburg pour ses romans; c'est plus long que ces romans en eux-mêmes!" *lol*

De ce côté, ça ne me fait pas trop peur de faire beaucoup de préparations. J'ai plusieurs échecs à mon actif, mais aussi plusieurs atelier d'écriture, j'ai des contacts avec d'autres écrivains de SFFF québécois et français, j'ai pris de l'expérience et j'apprends de mes erreurs, quoique je suis consciente que j'en ai encore beaucoup à apprendre.

Écrire un livre, finir un livre, des millions de personnes le font. C'est facile. Tout livre achevé n'est malheureusement pas nécessairement publiable. Publier un livre, c'est écrire de façon professionnel. C'est un peu comme construire un bâtiment, alors que la structure n'est pas encore sûre et solide; ça ne tiendra pas la route...

L'autre point à prendre en considération, c'est que je ne suis plus une caissière à temps partiel, avec presque tout mon temps à loisir (à l'époque où j'étais caissière à temps partiel, j'avais une entente verbale avec mes managers que s'il n'y avait pas de client en magasin, et que toutes mes tâches étaient terminées, j'allais écrire pour mes projets personnels. Je n'ai jamais – Jamais! – donné un mauvais service à la clientèle, j'ai toujours laissé tomber mes choses aussitôt que je voyais quelqu'un près de mon comptoir caisse et, malheureusement pour le magasin, mais heureusement pour moi, 75% de mon temps en magasin était alloué à l'écriture).

Maintenant, avec une enfant et un travail à temps plein – où il faut que je travaille pour vrai – nécessairement, le projet n'avance pas à la même vitesse... Donc peut-être que la question du temps semble plus monumentale que ce que c'est réellement. Si auparavant, je travaillais de 2 à 8 heures sur mon projet par jour, aujourd'hui, c'est plutôt de 2 à 8 heures par semaine, au gros maximum (lorsque j'ai de la chance)! C'est très peu!

Le dernier congrès Boréal que j'ai assisté était des plus marquant, car j'y ai rencontré les directeurs littéraires des maisons d'éditions où je rêve de publier! L'un d'eux seraient probablement "fermé" à ce que je fais (en tant que novice), car, comme il l'a confirmé au public du congrès, il préfère publier des écrivains chevronnés, même si cela signifie d'uniquement traduire et ne plus encourager les écrivains de la francophonie.

Le second directeur, au contraire, était des plus intéressés par les nouveaux talents et la relève en SFFF. Par contre, son expérience l'a poussé à demander  (pour les projets à séries, comme celui sur lequel je travaille), à voir TOUS les livres écrits dès la première soumission pour publication, pour s'éviter des ennuis futur (problèmes de structuration et de continuité entre les livres)...

Si j'ai mis deux ans à écrire un livre (qui a été refusé)... je vais bien mettre dix ans (ou plus encore!) à écrire toute l'histoire que j'ai en tête, sans assurance aucune de pouvoir publier!! Ce qui serait totalement absurde, à mon sens! Ce que je comprend de son commentaire, c'est qu'il demande une preuve que le project est réfléchit d'avance et que rien n'est laissé au hasard.

Pour cette raison, entre autre, j'ai l'intention de faire des fiches détailler pour les personnages, les peuples, les îles, les religions et croyances, le fonctionnement de la magie, la politique et sociologie, etc. ainsi que des plans détaillés des livres qui compléteront la série – c'est à dire dix à quinze pages de "résumé" par livre. Donc, lorsque je serais prête à commencer à écrire Livre Un, je saurai avec beaucoup de précision comment se terminera Livre Deux, ce qui se passera dans le Livre Trois, Quatre, etc. À chaque passage important, je saurai quels mots choisir pour faire écho à quelque chose d'autre qui se passera plus tard, dans un ou deux livres plus loin... Voyez ce que je veux dire? (Je sais que je sonne utopique dans la façon dont je l'explique... je veux simplement dire que le jour où je vais commencer à écrire, la période de réflexion sera en grande partie terminée pour tous les livres).

Autre chose qui a changé depuis le temps, je connais maintenant de 3-4 écrivains en tant qu'amie ou mentors, à qui je pourrais facilement demander de lire ce que j'écris et m'aider au niveau même de l'écriture (l'une d'elle travaille pour cet éditeur que j'ai cité en "second"). En temps et lieu, je pourrais écrire Chapitre Un et leur envoyer, et ils pourront immédiatement commenter mon style d'écriture, ma façon de tisser l'intrigue et je pourrai ainsi ajuster le texte avant d'en arriver à un point où c'est décourageant et blessant de recommencer.

Pour ce qui est du deuxième passage du commentaire de Custer:
Bien sûr, l'étape de la recherche/préparation pourrait inclure quelques courtes histoires dans le même cadre, soit connecté aux personnages de l'intrigue principale ou complètement indépendants, ***pour t'aider à t'habituer au monde que tu crées***.
Oui, tu as parfaitement raison! =)
Je l'ai réalisé lorsque j'ai écris la toute première version de ce projet... Je ne savais pas trop où je m'en allais, je découvrais au fur et à mesure... Puis, lorsque j'ai tenté une seconde écriture (toujours sans préparatifs), je connaissais tellement bien mes personnages que c'était beaucoup plus rapide et fluide comme écriture.

Selon ma chère Élisabeth, un livre devrait être écrit plusieurs fois avant publication, car à la première écriture, on ne connait pas son histoire, ni ses personnage et les revirements de l'intrigue nous surprend parfois nous-même! En faisant des plans très détaillés, on commence ce processus d'écrire plusieurs fois une même histoire.

J'ai mis deux ans avant de pouvoir envoyer ma première version à plusieurs éditeurs, et être refusée six mois plus tard. Pour moi, il est clair que je n'aurais JAMAIS terminé Noël 2010... ni même Noël 2011! L'éditeur de Solaris, Joël Champetier, a mentionné qu'il a mis cinq ans pour travailler et publier son livre "Le voleur des steppes" (mais c'est un délai considéré long pour un écrivain professionnel... comme bien des écrivains de SFFF québécois, malheureusement, écrire n'est pas la source #1 du revenu de Joël (il est aussi éditeur; Élisabeth est aussi traductrice, ainsi de suite pour la plupart des autres que j'ai rencontré)...)

Pour l'instant, je n'ai aucune idée du temps qu'il me faudra pour travailler et présenter Livre Un à un éditeur, mais dans une situation où je dois travailler sur autre chose pour avoir un gagne-pain, c'est sûr que j'en ai pour au moins deux à cinq ans! =S

dimanche 27 juin 2010

Le vent qui change

J'ai eu quelques jours de congés (avec la St-Jean-Baptiste, fête du Québec, qui tombait un jeudi, j'ai pris vendredi de congé pour me donner un beau quatre jours de congé!), j'ai pu faire des activités de familles et avancer mon projet!

Je suis à l'étape où je détaille par écrit la descriptions des îles importantes à l'histoire, les peuples qui y vivent et comment ils y vivent (culture, agriculture et autres produits).

Entre deux activités, j'ai tenté de m'asseoir pour écrire quelques choses; j'ai tellement de brides d'histoires et j'ai tellement hâte d'écrire l'histoire en soi... mais je n'y suis pas arrivée... Je n'étais pas dans une ambiance, ni une humeur(!) pour passer "en état introvertie", état nécessaire pour écrire de façon structurée... J'étais tout de même déçue, car non seulement je suis rouillée, mais en plus, j'ai tellement de choses en tête, je suis trop excitée, je ne sais pas trop par quoi commencer! C'est l'effet opposé du "syndrome de la page blanche", mais qui a la même résultante...

Après coup, j'ai pensé développer les fiches des personnages. J'ai pensé que si je prenais le temps de sélectionner les personnages relativement importants à l'histoire, d'écrire leur rôle dans l'histoire (écrire leur histoire), selon LEUR point de vue, non-seulement j'aurais une chance d'écrire tout en développant ma pré-production et mes préparations, mais en plus, ça me permettrait de mieux connaître et comprendre ces personnages.

Voilà, le projet avance étonnamment bien tout d'un coup!  =)
J'ai aussi commencé une recherche sur le chamanisme...
Demain, c'est le retour au travail; il ne me reste que quatre jours et puis après, c'est la liberté!!

jeudi 17 juin 2010

Obstacle de temps

Il y a longtemps maintenant, j'ai vu le film "Girl Fight" (mettant en vedette Michelle Rodiguez, à l'époque complétement méconnue). Dans ce film, je ne me souvent même pas dans quel contexte, il y avait le message "Quitters Never Win. Winners Never Quit." (Les lâches ne gagnent jamais. Les gagnants ne lâchent jamais.) Ça m'a beaucoup inspirée.

Plus tard, j'ai eu une profonde réflexion sur "l'obstacle", car j'avais l'impression de me frapper à un mur à chaque tournant. Avec mon chère conjoint, nous en étions arrivés au fait que (pendant cette période), je voyais l'obstacle comme un fardeau insurmontable; que je devais essayer de le voir comme un défi, voir un tremplin (pas une mince affaire)!
Étrangement, quelques jours plus tard se tenait mon premier atelier d'écriture avec Élisabeth Vonarburg et le thème d'un des texte à écrire était justement "l'obstacle". On a vu plusieurs symboles de l'obstacle... "L'obstacle, c'est l'autre, le conflit, un monstre, la tour infernale, la prison, le labyrinthe, le trou, la forêt sauvage; j'avais pris celui de la montagne (insurmontable) (nous étions tous des écrivains de fantasy, fantastique et science-fiction).

Bref, le sujet était tombé à un moment pertinent de ma vie et quoique j'ai encore du mal, aujourd'hui, à voir l'obstacle comme un tremplin, j'arrive au moins à le prendre comme un défi à relever. Si j'abandonne quelque chose, c'est que ce n'était pas si important à mes yeux...

Récemment, à mon travail, j'entrais dans un autre département où quelqu'un avait affiché "Les défaitistes voient l'obstacle comme un cul-de-sac. Les optimistes le voient comme une opportunité". À nouveau, ça tombait à un moment où j'avais besoin de l'entendre, car j'étais en questionnement et quelques jours/semaines plus tard, j'ai pris la décision de démissionner et retourner à mes sources artistiques.

Depuis mon dernier poste, peu de choses ont avancés dans mon projet, sauf peut-être les idées qui avancent dans ma tête, sans que j'aie le temps de les écrire... Très lentement, quand je le peux, j'avance aussi ma recherche. J'ai terminé aujourd'hui la lecture du livre dont j'ai fait la mention dans mes postes précédents.

J'ai parlé de l'obstacle en introduction, car en ce moment, je suis face à un... Pour une fois, ce n'est pas le projet en soi le problème.
Si je n'étais "pas bien" au moment de ma décision de démissionner (il y a un mois ou deux), j'ai maintenant commencé mes premiers signes de mini-dépression. (Je me fis au fait que j'en ai déjà fait une majeure!) Heureusement que tout est bientôt terminé! Je ne regrette vraiment pas ma décision.

Comme je suis déjà vécu une dépression, je connais aujourd'hui mes limites et je sais que je suis sur un terrain glissant... du coup, je fais preuve de lâcher prise: je vois des amis ou la famille les fins-de-semaines, je fais ce que j'ai à faire sans mettre mon emploi en priorité et j'ai beaucoup de laissé-aller (je ne fais pas la vaisselle tous les soirs, si ma fille me réclame des câlins, je peux m'éterniser à lui en donner autant qu'elle en veut, même si ça implique d'arriver en retard, je m'endors souvent très tôt, j'écoute des films...)

En parlant de ma fille, j'ai cessé de l'allaiter il y a une semaine. Mon but était que ce soit elle qui décide le moment du sevrage. Et bien, nous étions rendu à 2 boires par 24h... elle en oubliait un à l'occasion... Samedi passé (le 5), elle en a oublié un, puis Dimanche, elle en a oublié deux. Lundi matin, je n'avais presque plus de lait, alors voilà, elle m'a repousser pour boire sa tasse de lait de riz.
Toute la semaine, elle a été moins indépendante qu'à son habitude, sûrement à cause de cette nouvelle phase de détachement avec la mère... Lorsqu'elle était dans mon ventre, nous n'étions qu'une, puis après la naissance, nous avions un lien par le lait, puis j'ai repris le travail, elle a commencé la garderie, et maintenant que le lien du lait est couper, je pense qu'il lui faut une nouvelle période d'adaptation à la séparation...

Ça aussi été une semaine de rhume (pour elle et pour son papa... moi aussi, mais très légèrement), semaine où les dodos ont été difficiles pour tout le monde. Avec la mini-dépression, si tout le monde fait un classique d'insomnie, moi je fais l'inverse: l'hypersomnie! C'est à dire que je peux dormir 12h en ligne, mais je me réveilles aussi fatiguée que lorsque je me suis couchée, principalement parce qu'en hypersomnie, le sommeil est trop léger; c'est comme si je n'avais presque pas dormi... mais j'ai perdu 12h de toute façon... À mentionner que je suis une personne qui donne plus de valeur au temps qu'à l'argent, alors perdre mon temps, c'est pour moi un irritant majeur!

J'ai aussi dû courir pour finaliser le passeport de ma fille (on a dû faire les déplacements au bureau des passeport 3 fois dans la semaine! C'était bien énervant!), le lave-vaisselle à pété (avec dégât d'eau), entraîner une collègue pour prendre mon poste et tenter de rattraper le travail en retard. Mon grand-père (le dernier de mes grand-parents vivants) ne va pas bien du tout et j'ai du mal à trouver du temps pour aller le voir à l'hôpital...

Édité le 18 Juin 2010:
Cette semaine, on a vu que ce n'était pas un rhume que ma fille a attrapé, mais la rougeole! J'ai manqué 3 jours de travail.

Bref, voilà pourquoi mon projet n'avance pas... Il y a des choses plus importantes dans la vie pour l'instant!

mardi 1 juin 2010

L'Âge de Bronze et de Fer

À mon dernier poste, je parlais d'une recherche que j'ai commencé sur les celtes à l'époque de l'Âge de Bronze et l'Âge de Fer. Depuis, autre que travailler, passer du temps en famille et lire ce livre, je n'ai pas grand chose de nouveau. Par contre, cette lecture m'a replacée plusieurs idées.

J'avais raison de penser que j'avais besoin d'une petite recherche, question de m'inspirer davantage (même si mon monde n'a pas beaucoup à voir avec le nôtre et notre histoire). Je réalise maintenant que sans cette recherche, certains éléments du contexte social de mon histoire aurait semblé bien naïf. Il me reste encore quelques page à lire de ce livre avant de le terminer, puis j'aimerais lire un peu plus sur les mines et les forges (de cette époque, bien sûr), car la métallurgie est relativement présente autour de certains personnages. Je n'ai cependant pas de livre sur le sujet, alors je verrai ce que je trouverai sur l'internet.

La dernière fois que j'ai globalement parlé de la série en soi, je disais que j'ai découvert quelques pages sur le passé d'un personnage "important par son absence". Ma recherche sur l'Antiquité Celtique m'a apportée quelques nouvelles idées. Je ne sais toujours pas si cette partie de la série (que je vais appeler pour l'instant l'épisode 0) sera dans la version finale, mais je trouve que mes nouvelles idées ajoute beaucoup et j'ai réalisé que certains personnages importants peuvent être vu dans cet épisode (qui se passe 40 à 50 ans avant l'épisode 1), ce qui approfondirait avantageusement l'histoire sur le contexte social. Je ne suis pas sûre si c'est pertinent à la série d'ajouter cet épisode, mais j'ai le goût de l'écrire. On verra plus tard pour le reste. Point final, je vais le faire.

À côté de cela, il me reste un mois à travailler où je suis présentement, ensuite nous partons en vacances en France (voir ma belle-famille) et au retour, je vais commencé ma mise-à-jour en 3D. Je suis maintenant bien installée, avec deux écrans de travail, Softimage et ZBrush d'installés sur ma station... Il ne me reste plus que le temps de commencer! =D

dimanche 9 mai 2010

Et mon projet, lui?

Pendant que je méditais sur mon choix, que je traversais les étapes qui m'ont conduit à donner ma démission et me remettre à jour en 3D, qu'ai-je fais pour mon projet? Pas grand chose, bien sûr, car mon esprit était occupé ailleurs, mais quand même, j'ai toujours un peu de place pour l'évasion.

La dernière fois que j'ai parlé de mon projet, je disais que j'ai développé le passé d'un personnage qui, dans la série, brille par son absence. J'avais besoin de le connaître, de savoir d'où il vient et pourquoi l'histoire change par le fait qu'il n'est plus là. Son histoire est devenue tellement attachante pour moi que je me suis dit que je pourrais peut-être le mettre dans la série même, ou en faire une nouvelle dans les "pages perdues" (je ne suis toujours pas décidée sur ce point; je verrai lorsque je serai plus avancé dans le projet), mais d'une manière ou d'une autre, je vais l'écrire. J'ai aussi mentionné que son histoire était maintenant suffisamment claire que je pourrais pratiquement commencer à l'écrire réellement.

Et bien non. Lors des mes évasions dans mon pays imaginaire que je construis, j'en suis venue au concret, à ce que j'écrirais, par où je commencerais... Je me suis laissée aller, j'ai écouté les dialogues de mes personnages, j'ai regardé les scènes, tenter de les sentir, d'entrer dans la peau de mes personnages, à quoi pensent-ils, que ressentent-ils, quels sont leurs objectifs?

Il manque quelque chose encore, ce qui me bloque. J'ai des grandes lignes de religions, mais pas pour cette peuplade. Il me manque aussi une profondeur historique. Où, dans le temps, débute l'histoire? Je sais ce qui se passera dans le futur (je l'ai écris la première fois que j'ai tenté de publier), mais que s'est-il passé avant? J'ai besoin d'un contexte culturel et historique plus solide.

Je n'ai pas bloquée tellement longtemps, car j'ai sorti un livre que j'ai acheté lors d'un voyage en Écosse (il y a 10 ans presque exactement). J'ai commencé à étudier notre propre histoire, à la fin de l'Âge de Bronze, début de l'Âge de Fer, pour comprendre l'époque dans laquelle je veux travailler. Bien sûr, mon monde ne se passe pas dans le nôtre, les religions sont différentes et l'évolution aussi. Il n'y a pas Rome, ni la chute de Rome, donc pas de Moyen-Âge... tout est différent, bref. Mais ça ne change pas que je sens le besoin de mieux connaître notre histoire, pour m'influencer et m'inspirer.

Au travers de tout cela, bien sûr, j'ai vraiment VRAIMENT hâte de quitter mon emploi. C'est comme la trame émotionnelle dans laquelle je suis prise. Je me sens sur le bord de la dépression ou de la crise de nerfs... J'ai décidé de partir en Juillet, pour faire un mi-chemin entre maintenant et les cours de l'automne, parce que je savais que je ne pouvais pas attendre l'automne, mais que ce serait réellement trop déraisonnable de partir trop tôt... Mais finalement, je pense que ce sera un deux mois affreusement long...

samedi 8 mai 2010

J'ai démissionné

Je me suis informée, j'ai calculé, j'ai regardé le calendrier, j'ai lu, j'ai laissé un message à mon père...
La job me tue, un autre matin de nausée, je n'ai pas le goût d'y aller; je n'ai jamais le goût d'y aller, de laisser ma fille aux soins de quelqu'un d'autres, pour aller faire ce que je fais, alors que je sais faire mieux. La scission avec ma fille est trop difficile à chaque fois. C'est le printemps, il fait plus beau que jamais et je dois la laisser aux soins de quelqu'un d'autre, alors que je préfèrerais rester avec elle ou du moins, gagner notre pain avec quelque chose qui me donnerait de l'air au lieu de m'étouffer. J'ai besoin de créer.

Mon père m'a rappelée, de retour du grand tour de New York à vélo. Je lui ai dis que j'ai pris une grande décision, celle de démissionner. Je lui explique ce que j'ai écris dans les postes précédant. Il a connu ma mère, bien sûr, celle qui voulait devenir technicienne de laboratoire, mais à qui le père lui a répondu: "Tu es une femme, si tu veux travailler, tu seras une couturière ou une secrétaire, sinon le rôle d'une femme, est de rester à la maison et torcher les enfants". Ma mère n'avait pas de don pour la couture; elle a su être secrétaire. Mais elle détestait le faire. Puis elle rentrait à la maison, épuisée du travail, épuisée de se faire croire qu'elle devait mener cette vie qui n'était pas la sienne, pour l'argent, pour la maison, pour l'enfant, pour le père... Pour tout le monde sauf elle? Mais vient ensuite le surmenage, la crise de nerf, la bouteille de vin, le martini, le foyer détruit. Ma mère n'avait pas non-plus le don d'être une mère. Mais elle a fait ce qu'elle a pu, avec les cartes qu'elle avait. Et lorsqu'elle a baissée les bras, le cancer l'a emportée.

Est-ce que j'étais nerveuse de savoir ce que mon père allait penser? Oui. Est-ce que mon père est le type d'homme à me dire de sacrifier tout ce que je suis pour les autres. Non. Entre autre, parce qu'il sait que je suis trop rebelle pour me le faire dire. Je n'entends pas, je n'ai jamais voulu entendre. J'aurais dû, pourtant, parfois. Il y a longtemps, mon père a tenté de me dire que le choix de mes cours s'ouvriraient à mon choix de carrière et que la carrière devrait me conduire à un revenu. Si l'argent ne donne pas le bonheur, il apporte le pain sur la table, il apporte une maison, ce qui est important dans un pays où il fait -20°C l'hiver et +30°C l'été. Je ne comprenais pas, à l'époque, je n'entendais pas. J'étais une princesse, malheureuse du côté de ma mère, mais gâtée, car sans soucis du côté de la sécurité financière.

J'ai fait à ma tête et j'ai choisi les mauvaises cartes. Mauvaise mise. Mauvaise main. Mauvais jeu. Jeu de survie. Entre le cancer et la dépression, il fallait garder la tête hors de l'eau, respirer sans être trop étouffée. Avais-je une si mauvais main? Non, car j'avais bien des choses à régler avant de passer aux choses sérieuses. Régler la dépression, faire la paix avec ma mère, trouver un homme bon et digne de confiance. Ce n'est pas une mince affaire lorsqu'on a un coeur déjà autant fissuré.

J'ai déposé les cartes sur la table. J'ai gagné. J'ai perdu. Fini de jouer. On change de jeu. On change de cartes. Trouver une mise plus forte, de meilleures cartes. De nouvelles cartes.

Mon père m'a dit qu'après avoir fait des études dispendieuses (comme les miennes), il n'a pu que trouvé un emploi qu'en tant que commis aux pièces. Après un certain temps, il a réalisé qu'il était bien payé, mais que ce n'était pas ce qu'il voulait faire, ce n'était pas la direction dans laquelle il avait étudié. Il a tout laissé, pour prendre un emploi dans son domaine, à l'autre bout de la ville, moins bien payé... Mais il a tellement monté dans son domaine qu'aujourd'hui, il est renommé, chose qui n'aurait pu arriver s'il était resté à l'emploi mieux payé de commis aux pièces. Et il conclut en me disant: "Je n'ai jamais regretté d'avoir quitté cet emploi, même si au début, ça semblait déraisonnable".

Avoir ou non l'approbation de mon père n'aurait pas changé ma décision, seulement mon émotion; je me serais sentie en conflit avec lui. Je me serais sentie incomprise. Mais je l'aurais fait quand même. J'ai toujours été têtu, mais je ne l'avais pas été depuis longtemps.

J'ai donné ma démission Mardi -- je l'aurais donnée Lundi s'ils avaient eu du temps pour moi. Ma dernière journée de travail sera le 2 Juillet. Un peu moins de deux mois.

Ça ne change pas que j'ai toujours peur. Peur de quitter la stabilité, la sécurité financière, de ne pas arriver à retrouver ma Muse des Beaux Arts, peur de l'échec... Ah, l'échec, une de mes plus grandes peur. Tu es encore là, devant moi. Oui, tu es là. Je te vois, je te sens. Et oui, j'ai encore peur de toi. Mais non, cette fois tu ne m'empêcheras pas. Depuis ma dépression, au fond de mon puits, je t'ai regardé, tu m'as pas cessé de intimider. Plus maintenant. La dépression est fini, l'échec est passé. Le jeu est tombé, il me faut des nouvelles cartes. Je ne sais pas encore si j'ai retrouvé ma Muse, mais au moins, je sais que je retrouve, ici, maintenant, un autre morceau de moi-même que j'ai malencontreusement laissé tomber au cours de ma dépression.

Il y avait longtemps que je n'avais pas pris de décision audacieuse, tout laisser tomber et choisir le risque.
Il y avait longtemps que, face à l'impasse, je décide de faire demi-tour, de me tremper dans l'eau froide.
Mais je l'ai fais souvent, avant. C'est bien moi de le faire.

Je ne suis pas sûre si ce texte fait de sens pour vous. Mon écriture est toujours... différente, passée une certaine heure. Pour moi, ça fait tout son sens, trop de sens même. C'était peut-être mieux, en fait, que ce soit dit à mi-mot... Peut-être qu'un jour, lorsque les entre-lignes seront connus, le tout deviendra compréhensible.

mercredi 28 avril 2010

Information sur le Centre NAD

Suivant mon dernier post, j'ai contacté la personne pour avoir des informations pour les cours de 3D. Pour mettre les bons mots aux bons endroits, l'école, c'est le Centre NAD, très réputée à Montréal pour la 3D.
J'ai bien fait de l'appelé, car semble-t-il qu'il y a beaucoup d'artistes 3D indépendants qui suivent des mise-à-niveaux. Cette école offre des cours pour ceux qui ne sont pas en compagnie ni en groupe (ils forment eux-mêmes les groupes).

J'ai donc deux options. Je n'ai pas encore fait un choix, car chacun a ses avantages et inconvénients...

Option #1. Faire des cours "à la carte"; choisir dans une liste d'options les cours/logiciels que j'aimerais suivre (avec la possibilité de tous les faire si l'on veut!). Chaque cours est de 2 ou 3 jours en classe. Par exemple, pour 3Ds Max, les cours offerts "à la carte" sont:
  • 3ds Max Techniques Essentielles
  • Animation Rigging
  • Animation de personnage 
  • Modélisation et textures
  • Éclairage et rendus
  • Effets spéciaux et simulation
  • Maxscript
Selon l'horaire des cours, je pourrais soit commencer dès en mi-Mai, sinon à l'automne. Comme j'ai déjà un voyage de prévu en France cette été (pour aller voir la famille de mon conjoint), je pense que je serais mieux d'attendre la session d'automne. De puis, commencer les cours dans 3 semaines, c'est pas pour dire, mais c'est serré dans le temps! Si je fais un choix de cours, j'ai l'intention de quitter mon emploi, où je devrai donner un préavis d'au moins deux semaines...

Enfin cette option est plus abordable, de courte durée et je pense qu'il n'y a pas d'examens, donc pas de notes, pas de stress. Du côté des inconvénients, je serais relativement laissée à moi-même (le cours est court, comme des ateliers, et je vais devoir étudier et travailler pour approfondir mes connaissances à la maison, seule... bon, d'accord; pas tout-à-fait seule, puisque mon conjoint est près à m'aider! =P), je devrai me montrer très auto-disciplinée pour pratiquer les logiciels à la maison et monter seule un nouveau porte-folio. Une fois ces étapes faites, je serais aussi laissée à moi-même pour trouver un emploi et j'ai peu de contact dans le domaine... Étant donné la nature des cours (qui sont plutôt des ateliers), je n'aurais pas droit aux prêts et bourses offerts pour des cours complets...


Option #2. Faire un Baccalauréat (universitaire) de 3 ans. Les cours de 3D sont normalement de niveaux collégiales (lycée ou pré-universitaire pour la France) et c'est la première fois que j'entends qu'ils passent universitaire (ici). Il semble que le NAD offraient déjà un Certificat (universitaire) de 1 an et que le Bacc. en est la prolongation. C'est tellement récent que j'ai du mal à avoir l'information complète! Par exemple, je ne trouve nulle part le prix de la formation, ni la date d'inscription. La prochaine séance d'information pour le Bacc. est le 27 Mai.

De ce côté, avantages et inconvénients sont directement à l'opposé. La formation est très longue, donc un long moment sans emploi / sans revenu, en plus des frais universitaire à payer (si une formation d'un an coûte 16,500$, je m'attends à ce que ce soit au moins le double, voir le triple, pour trois ans!) En revanche, j'aurais un folio solide, beaucoup de coatching pendant la période d'apprentissage, un meilleur diplôme qui m'ouvrirait plus de portes et sans que ce soit garantie, j'aurais plus de chances de trouver un emploi par les contacts de l'école... Et comme c'est un cours officiel, je serais éligible aux prêts et bourses étudiantes.

Alors voilà, je suis en réflexion intense, en calcul de coût, etc. D'un côté, c'est rapide et moins coûteux, mais moins de chance de trouver un emploi; de l'autre, c'est très long, très coûteux, mais beaucoup de chances de placements...

Sur le moment, je trouve que 3 ans sans revenus, à ce moment-ci de ma vie, me semblent un peu... absurde! Trois ans! Si le programme commence à l'automne, ma fille aurait environs 5 ans lorsque je terminerais, prête à commencer la maternelle! Et nécessairement, pas d'autres bébés pendant ce temps ou je serais dans la merde! Enfin, aucune décision est prise pour l'instant...

P.S. Par contre, au cours des dernières 72 heures, j'en ai accumulé des idées!! Je disais récemment que je n'avais pas vraiment d'idées ou très peu, pour de l'art visuel... Je pense que je ne me mettais pas en "contexte" de faire quoique ce soit; maintenant que je le suis, j'en suis submergée! (Ce qui peut être dangereux, car si je vise trop haut en 3D, je peux soit faire des trucs très moches parce que je ne suis pas de niveau pour la complexité du projet, ou simplement abandonner parce que je ne suis pas satisfaite...