jeudi 17 juin 2010

Obstacle de temps

Il y a longtemps maintenant, j'ai vu le film "Girl Fight" (mettant en vedette Michelle Rodiguez, à l'époque complétement méconnue). Dans ce film, je ne me souvent même pas dans quel contexte, il y avait le message "Quitters Never Win. Winners Never Quit." (Les lâches ne gagnent jamais. Les gagnants ne lâchent jamais.) Ça m'a beaucoup inspirée.

Plus tard, j'ai eu une profonde réflexion sur "l'obstacle", car j'avais l'impression de me frapper à un mur à chaque tournant. Avec mon chère conjoint, nous en étions arrivés au fait que (pendant cette période), je voyais l'obstacle comme un fardeau insurmontable; que je devais essayer de le voir comme un défi, voir un tremplin (pas une mince affaire)!
Étrangement, quelques jours plus tard se tenait mon premier atelier d'écriture avec Élisabeth Vonarburg et le thème d'un des texte à écrire était justement "l'obstacle". On a vu plusieurs symboles de l'obstacle... "L'obstacle, c'est l'autre, le conflit, un monstre, la tour infernale, la prison, le labyrinthe, le trou, la forêt sauvage; j'avais pris celui de la montagne (insurmontable) (nous étions tous des écrivains de fantasy, fantastique et science-fiction).

Bref, le sujet était tombé à un moment pertinent de ma vie et quoique j'ai encore du mal, aujourd'hui, à voir l'obstacle comme un tremplin, j'arrive au moins à le prendre comme un défi à relever. Si j'abandonne quelque chose, c'est que ce n'était pas si important à mes yeux...

Récemment, à mon travail, j'entrais dans un autre département où quelqu'un avait affiché "Les défaitistes voient l'obstacle comme un cul-de-sac. Les optimistes le voient comme une opportunité". À nouveau, ça tombait à un moment où j'avais besoin de l'entendre, car j'étais en questionnement et quelques jours/semaines plus tard, j'ai pris la décision de démissionner et retourner à mes sources artistiques.

Depuis mon dernier poste, peu de choses ont avancés dans mon projet, sauf peut-être les idées qui avancent dans ma tête, sans que j'aie le temps de les écrire... Très lentement, quand je le peux, j'avance aussi ma recherche. J'ai terminé aujourd'hui la lecture du livre dont j'ai fait la mention dans mes postes précédents.

J'ai parlé de l'obstacle en introduction, car en ce moment, je suis face à un... Pour une fois, ce n'est pas le projet en soi le problème.
Si je n'étais "pas bien" au moment de ma décision de démissionner (il y a un mois ou deux), j'ai maintenant commencé mes premiers signes de mini-dépression. (Je me fis au fait que j'en ai déjà fait une majeure!) Heureusement que tout est bientôt terminé! Je ne regrette vraiment pas ma décision.

Comme je suis déjà vécu une dépression, je connais aujourd'hui mes limites et je sais que je suis sur un terrain glissant... du coup, je fais preuve de lâcher prise: je vois des amis ou la famille les fins-de-semaines, je fais ce que j'ai à faire sans mettre mon emploi en priorité et j'ai beaucoup de laissé-aller (je ne fais pas la vaisselle tous les soirs, si ma fille me réclame des câlins, je peux m'éterniser à lui en donner autant qu'elle en veut, même si ça implique d'arriver en retard, je m'endors souvent très tôt, j'écoute des films...)

En parlant de ma fille, j'ai cessé de l'allaiter il y a une semaine. Mon but était que ce soit elle qui décide le moment du sevrage. Et bien, nous étions rendu à 2 boires par 24h... elle en oubliait un à l'occasion... Samedi passé (le 5), elle en a oublié un, puis Dimanche, elle en a oublié deux. Lundi matin, je n'avais presque plus de lait, alors voilà, elle m'a repousser pour boire sa tasse de lait de riz.
Toute la semaine, elle a été moins indépendante qu'à son habitude, sûrement à cause de cette nouvelle phase de détachement avec la mère... Lorsqu'elle était dans mon ventre, nous n'étions qu'une, puis après la naissance, nous avions un lien par le lait, puis j'ai repris le travail, elle a commencé la garderie, et maintenant que le lien du lait est couper, je pense qu'il lui faut une nouvelle période d'adaptation à la séparation...

Ça aussi été une semaine de rhume (pour elle et pour son papa... moi aussi, mais très légèrement), semaine où les dodos ont été difficiles pour tout le monde. Avec la mini-dépression, si tout le monde fait un classique d'insomnie, moi je fais l'inverse: l'hypersomnie! C'est à dire que je peux dormir 12h en ligne, mais je me réveilles aussi fatiguée que lorsque je me suis couchée, principalement parce qu'en hypersomnie, le sommeil est trop léger; c'est comme si je n'avais presque pas dormi... mais j'ai perdu 12h de toute façon... À mentionner que je suis une personne qui donne plus de valeur au temps qu'à l'argent, alors perdre mon temps, c'est pour moi un irritant majeur!

J'ai aussi dû courir pour finaliser le passeport de ma fille (on a dû faire les déplacements au bureau des passeport 3 fois dans la semaine! C'était bien énervant!), le lave-vaisselle à pété (avec dégât d'eau), entraîner une collègue pour prendre mon poste et tenter de rattraper le travail en retard. Mon grand-père (le dernier de mes grand-parents vivants) ne va pas bien du tout et j'ai du mal à trouver du temps pour aller le voir à l'hôpital...

Édité le 18 Juin 2010:
Cette semaine, on a vu que ce n'était pas un rhume que ma fille a attrapé, mais la rougeole! J'ai manqué 3 jours de travail.

Bref, voilà pourquoi mon projet n'avance pas... Il y a des choses plus importantes dans la vie pour l'instant!

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