jeudi 22 juillet 2010

De retour de vacances

Nous avons atterri à Montréal Dimanche à midi. Nous avons eu moins de difficulté avec le décalage horaire sur l'allée qu'au retour!

Je ne vais pas donner des détails personnels de mes vacances ici; je vais resté sur le sujet de mes projets.

En allant en France, j'ai pris rendez-vous avec un ami qui vit là-bas, Jean-Claude Dunyach. Il est écrivain et a été éditeur; il est aussi ami avec ma mentor Élisabeth Vonarburg. Il m'a présenté sa ville, Toulouse et il nous (mon conjoint, ma fille et moi) a invité à manger chez-lui. Je n'ai jamais vu une maison avec autant de livres de ma vie! Et principalement des livres de sciences-fictions et fantasy! Il en a tellement qu'il désirait que je le soulage de quelques titres: il m'a fait cadeau de neuf gros volume de fantasy et science-fiction, ainsi que ses six recueils de nouvelles que j'ai bien du mal à trouver au Québec. Il doit y en avoir pour au moins 300$!! C'est fou!

Nous avons discuté d'écrivains que nous connaissons en personne et de leurs derniers ouvrages, de l'expérience de Jean-Claude en tant qu'éditeur chez Bragelonne... Parmi les anecdotes, Jean-Claude a mentionné le fait que dans le domaine, avec un début de projet (des plans détaillés et disons... 100 pages de manuscrits d'écrit), il est possible d'envoyer à l'éditeur et d'avoir un contrat de publication, avant que le projet soit terminé d'écrire, avec (je pense) une avance de fond pour subvenir financièrement à l'auteur/e. Je ne sais pas si d'autres maisons d'éditions le font et surtout, je me demande si cette pratique vaut pour les écrivains novices (jamais publiés professionnellement) comme moi... Mais ça fait rêver! =)

Une autre amie écrivaine, celle-ci travaillant pour l'édition Alire dans le comité de lecture, me disait qu'au Québec, après 4 publications, il est possible de demander des subventions pour nous aider à financer le prochain projet. Comme cette conversation s'est passée il y a plusieurs années maintenant, je ne me rappelle plus les détails, comme par exemple: est-ce que ceci s'applique pour les éditions non-professionnelles (fansines, par exemple, où j'ai déjà 2 parutions)? Si nous avons fait 4 nouvelles publiées, pouvons-nous recevoir cette subvention pour un roman? Je ne sais pas... C'est à voir...

Entre autre, nous avons aussi un peu discuté écriture. Après les quelques jours d'ateliers d'écriture avec Élisabeth, où j'ai eu plusieurs révélations monumentales sur la rédaction d'une histoire, il était rafraîchissant d'avoir un avis différent sur certains points techniques. Et rassurant aussi, car Élisabeth est tellement méticuleuse, précise, perfectionniste, et j'en passe, que parfois on peut avoir le sentiment que nous ne serons jamais de niveau pour écrire un texte convenable! Mais il faut se rappeler que lorsque Élisabeth publie un livre, elle remporte tous les prix littéraires! Mon but n'est pas à cette hauteur; je vais me contenter de publier; le reste ne sera que de l'extra! ^_^

Ce qui me rappelle l'année où Guy Gavriel Kay était l'invité d'honneur du Congrès Boréal 2006 (pour l'heure, Kay est l'un des auteurs que j'admire le plus).

Kay nous a parlé sur ce qu'il appelait "penny dreadful and dime novels" (je vais traduire avec l'explication). il nous a raconté qu'au 19ème siècle, un roman avait une valeur de 0.10$ (ce qui était très chère à l'époque et souvent, que les nobles et les bourgeois pouvaient se les permettre). Ces romans avaient aussi une certaine qualité. C'est ce que "dime novel" signifie: "un roman à 0.10$"). De l'autre côté, de nombreuses publications de moins bonnes qualités étaient vendu pour 0.01$, prix abordable pour la plupart des lettrés de l'époque. Ils étaient considérés par les critiques de l'époque "dreadful", ce qui signifie "mauvais, insupportable, affreux"... donc un "mauvais (roman) à 0.01$".

Les deux se rapportent à des histoires de fictions populaires. Les "dime novels", plus chère, se vendaient moins, mais étaient de l'art, alors que les "penny dreadful", pas chère, se vendaient beaucoup sans vanter aucune qualité.

Suite à cette histoire, Kay nous a exposé que c'est un choix que chaque auteur doit faire: écrire pour l'Art de la littérature ou pour la vente massive.

L'Art n'intéresse pas nécessairement le grand public, voir elle sera peut-être même incomprise du grand public et sera plutôt réservé à un certaine élite. Ces oeuvres ont plus de chances de traverser le temps et d'être étudié dans l'histoire de la littérature, comme les grands écrivains de leurs époques, comme par exemple Victor Hugo.

De l'autre côté, il y a les œuvres qui donne plus de poudre aux yeux, des sujets plus simplistes, moins travaillé parfois, ou plus naïf, mais qui se vendent bien. Les choses changent peut-être en ce moment, on ne sera pas dans le futur pour le dire, mais disons 99% de ceux-ci sont voué à faire un certain temps et puis sombrer dans l’oublie.

Donc en gros, il faut choisir si l'on désir écrire pour l'Art littéraire, ou pour vendre. Et encore, vendre... c'est un grand mot, car combien d'écrivain vivent de leur écriture? Je ne pourrais même pas avancer un pourcentage, mais au Québec, c'est sûr, ils sont peu... peut-être plus ou moins 1%.

Bref, je crois que nous aspirons tous, secrètement ou ouvertement, à passer à l'histoire, mais plus fondamentalement, pour la plupart, nous aimons simplement écrire et pour cela, il faut du temps... donc l'idéal pour maintenir notre passion, c'est d'en faire notre gagne pain. La vente est inévitable; il faut que nous créions un produit qui se vend bien, quitte parfois à faire quelque chose de moins bonne qualité parce que c'est ce que réclame le grand public.

Il est encore trop tôt pour moi pour me situé dans ce choix, mais comme je suis novice, pour l'instant, je ne pense pas pouvoir faire du grand Art littéraire un jour...  =P

Pendant les vacances, libérée du travail, j'ai beaucoup réfléchi aux grandes lignes que j'ai en tête. Je ne me souviens plus si j'en ai parlé sur ce blog ou sur un forum... Dernièrement, mon conjoint est tombé sur un article spécial, sur un sujet assez rare... un thème qu'il y a longtemps, je voulais prendre comme trame de fond pour ma série... mais comme je manquais grandement de documentation, je laissais l'idée de côté. L'article, vraiment intéressant, a ramené cette idée. Je suis partie en vacances en me demandant si j'allais la remettre dans la série... ce qui ajoutait bien des aventures. Ses aventures me permettais aussi de greffer une autre série encore à celle-ci, donc encore bien plus d'aventures encore!

Après réflexion, j'ai décidé de ne pas la mettre... enfin, pas dans cette série-là! Je vais garder l'idée pour un autre projet, plus tard. Mes idées sont plus claires maintenant. Plutôt que faire une série de (trop de) livres, je vais les séparer. Pour l'instant, ça me fait 3 projets de séries bien distinct. Il y a une quatrième trame que je ne suis pas encore sûre si je vais l’insérer dans l'un de ces trois, ou si je la sépare en une quatrième série... On verra! Une série à la fois!

Il faut vraiment que j'écrive, parce que les idées s'accumulent avec le temps; je ne les perds pas, je les additionne! J'ai trop de livres en tête, c'est lourd! Je dois les écrire pour me vider la tête!

Et je dois aussi penser à me mettre à jour dans l'infographie et chercher un emploi!! ;o)
(J'ai commencé mon entrainement sur Softimage dès ce Mardi; je suis tellement accrochée que ça m'a tout pris faire une pause pour terminer ce message!) ^_^

...Et je me surprend à penser que peut-être que je vais plutôt travailler sur mon projet d'écriture (avec revenu)... c'est peu probable que ça fonctionne aussi bien (puisque je ne suis pas encore connue, professionnelle, etc.) et peu probable que ça me paye bien (parce que c'est une littérature de genre, moins vendeur souvent... et aussi principalement parce que je suis au Québec, où le public est plus petit encore)... mais bon, je rêve! =D (et à nouveau indécise entre dessiner ou écrire) ;o)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire