mercredi 30 juin 2010

Construire sur du solide

"Custer" à écrit le commentaire suivant au poste "Le vent qui change", sur ma page en anglais (que je vais traduire ici en français):
C'est une étape difficile dans un projet d'écriture – il viendra un moment où les préparations devront être mis de côté, et Chapitre Un devra commencer.
Bien sûr, l'étape de la recherche/préparation pourrait inclure quelques courtes histoires dans le même cadre, soit connecté aux personnages de l'intrigue principale ou complètement indépendants, pour t'aider à t'habituer au monde que tu crées.
Peut-être que le vieux mentor a vécu certains périples lorsqu'il était jeune, ou les parents de ton personnage principal se sont rencontré d'une façon intéressante?
(Merci beaucoup Custer pour m'avoir laissée message ^_^ )
 
Laissez-moi répondre en racontant l'histoire de l'histoire que j'écris... Ô_o'

La toute première fois que j'ai terminé un livre pour se projet, entre 2002 et 2004, je n'avais AUCUNE préparation, AUCUN plan... seulement les grandes lignes en tête. J'ai commencé avec rien, j'ai écrit comme bon me semblait et j'ai laissé l'histoire devenir ce qu'elle voulait devenir. C'était la première fois que j'ai travaillé ainsi et... je n'ai pas réellement aimé cette méthode.

J'ai trouvé lassant d'être à l'étape de l'écriture et en arriver à me demander "qu'est-ce qui se passe ensuite?", puis devoir cesser d'écrire pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que je trouve la suite. Ce projet, bien entendu, n'a pas fonctionné à l'édition (plusieurs problèmes de débutants, incluant la mauvaise structuration).

La recherche et la préparation ne sont pas une étape aussi palpitante que d'écrire l'histoire en soi, c'est vrai. Par contre, ce n'est pas ce qu'il y a de plus ennuyeux! Je trouve personnellement que de travailler comme commis comptable est – de loin! – beaucoup plus ennuyant que de faire des recherches pour rendre mon projet plus solide! Il en est de même pour les préparations. De toutes les étapes pour amener un manuscrit jusqu'à publication, celle que j'aime le moins, c'est la dernière: la correction et l'ajustement du texte – le "polissage"; et une fois que j'ai terminé ma partie, si un éditeur accepte mon texte, il me demandera de faire encore plus de corrections, d'ajustements et de polissages... mais je ne m'en plaindrai pas si c'est pour avoir un livre publié!! =P

Au point où j'en suis dans la préparation, je ne me sens pas encore prête à commencé l'écriture du livre en soi. Il y a encore trop de coins obscures.

Lors d'un congrès Boréal (sur la littérature de science-fiction, fantastique et fantasy (SFFF) du Québec), quelqu'un nous disait, à nous les débutants: "Je vais vous montrer la longueur des préparations d'Élisabeth Vonarburg pour ses romans; c'est plus long que ces romans en eux-mêmes!" *lol*

De ce côté, ça ne me fait pas trop peur de faire beaucoup de préparations. J'ai plusieurs échecs à mon actif, mais aussi plusieurs atelier d'écriture, j'ai des contacts avec d'autres écrivains de SFFF québécois et français, j'ai pris de l'expérience et j'apprends de mes erreurs, quoique je suis consciente que j'en ai encore beaucoup à apprendre.

Écrire un livre, finir un livre, des millions de personnes le font. C'est facile. Tout livre achevé n'est malheureusement pas nécessairement publiable. Publier un livre, c'est écrire de façon professionnel. C'est un peu comme construire un bâtiment, alors que la structure n'est pas encore sûre et solide; ça ne tiendra pas la route...

L'autre point à prendre en considération, c'est que je ne suis plus une caissière à temps partiel, avec presque tout mon temps à loisir (à l'époque où j'étais caissière à temps partiel, j'avais une entente verbale avec mes managers que s'il n'y avait pas de client en magasin, et que toutes mes tâches étaient terminées, j'allais écrire pour mes projets personnels. Je n'ai jamais – Jamais! – donné un mauvais service à la clientèle, j'ai toujours laissé tomber mes choses aussitôt que je voyais quelqu'un près de mon comptoir caisse et, malheureusement pour le magasin, mais heureusement pour moi, 75% de mon temps en magasin était alloué à l'écriture).

Maintenant, avec une enfant et un travail à temps plein – où il faut que je travaille pour vrai – nécessairement, le projet n'avance pas à la même vitesse... Donc peut-être que la question du temps semble plus monumentale que ce que c'est réellement. Si auparavant, je travaillais de 2 à 8 heures sur mon projet par jour, aujourd'hui, c'est plutôt de 2 à 8 heures par semaine, au gros maximum (lorsque j'ai de la chance)! C'est très peu!

Le dernier congrès Boréal que j'ai assisté était des plus marquant, car j'y ai rencontré les directeurs littéraires des maisons d'éditions où je rêve de publier! L'un d'eux seraient probablement "fermé" à ce que je fais (en tant que novice), car, comme il l'a confirmé au public du congrès, il préfère publier des écrivains chevronnés, même si cela signifie d'uniquement traduire et ne plus encourager les écrivains de la francophonie.

Le second directeur, au contraire, était des plus intéressés par les nouveaux talents et la relève en SFFF. Par contre, son expérience l'a poussé à demander  (pour les projets à séries, comme celui sur lequel je travaille), à voir TOUS les livres écrits dès la première soumission pour publication, pour s'éviter des ennuis futur (problèmes de structuration et de continuité entre les livres)...

Si j'ai mis deux ans à écrire un livre (qui a été refusé)... je vais bien mettre dix ans (ou plus encore!) à écrire toute l'histoire que j'ai en tête, sans assurance aucune de pouvoir publier!! Ce qui serait totalement absurde, à mon sens! Ce que je comprend de son commentaire, c'est qu'il demande une preuve que le project est réfléchit d'avance et que rien n'est laissé au hasard.

Pour cette raison, entre autre, j'ai l'intention de faire des fiches détailler pour les personnages, les peuples, les îles, les religions et croyances, le fonctionnement de la magie, la politique et sociologie, etc. ainsi que des plans détaillés des livres qui compléteront la série – c'est à dire dix à quinze pages de "résumé" par livre. Donc, lorsque je serais prête à commencer à écrire Livre Un, je saurai avec beaucoup de précision comment se terminera Livre Deux, ce qui se passera dans le Livre Trois, Quatre, etc. À chaque passage important, je saurai quels mots choisir pour faire écho à quelque chose d'autre qui se passera plus tard, dans un ou deux livres plus loin... Voyez ce que je veux dire? (Je sais que je sonne utopique dans la façon dont je l'explique... je veux simplement dire que le jour où je vais commencer à écrire, la période de réflexion sera en grande partie terminée pour tous les livres).

Autre chose qui a changé depuis le temps, je connais maintenant de 3-4 écrivains en tant qu'amie ou mentors, à qui je pourrais facilement demander de lire ce que j'écris et m'aider au niveau même de l'écriture (l'une d'elle travaille pour cet éditeur que j'ai cité en "second"). En temps et lieu, je pourrais écrire Chapitre Un et leur envoyer, et ils pourront immédiatement commenter mon style d'écriture, ma façon de tisser l'intrigue et je pourrai ainsi ajuster le texte avant d'en arriver à un point où c'est décourageant et blessant de recommencer.

Pour ce qui est du deuxième passage du commentaire de Custer:
Bien sûr, l'étape de la recherche/préparation pourrait inclure quelques courtes histoires dans le même cadre, soit connecté aux personnages de l'intrigue principale ou complètement indépendants, ***pour t'aider à t'habituer au monde que tu crées***.
Oui, tu as parfaitement raison! =)
Je l'ai réalisé lorsque j'ai écris la toute première version de ce projet... Je ne savais pas trop où je m'en allais, je découvrais au fur et à mesure... Puis, lorsque j'ai tenté une seconde écriture (toujours sans préparatifs), je connaissais tellement bien mes personnages que c'était beaucoup plus rapide et fluide comme écriture.

Selon ma chère Élisabeth, un livre devrait être écrit plusieurs fois avant publication, car à la première écriture, on ne connait pas son histoire, ni ses personnage et les revirements de l'intrigue nous surprend parfois nous-même! En faisant des plans très détaillés, on commence ce processus d'écrire plusieurs fois une même histoire.

J'ai mis deux ans avant de pouvoir envoyer ma première version à plusieurs éditeurs, et être refusée six mois plus tard. Pour moi, il est clair que je n'aurais JAMAIS terminé Noël 2010... ni même Noël 2011! L'éditeur de Solaris, Joël Champetier, a mentionné qu'il a mis cinq ans pour travailler et publier son livre "Le voleur des steppes" (mais c'est un délai considéré long pour un écrivain professionnel... comme bien des écrivains de SFFF québécois, malheureusement, écrire n'est pas la source #1 du revenu de Joël (il est aussi éditeur; Élisabeth est aussi traductrice, ainsi de suite pour la plupart des autres que j'ai rencontré)...)

Pour l'instant, je n'ai aucune idée du temps qu'il me faudra pour travailler et présenter Livre Un à un éditeur, mais dans une situation où je dois travailler sur autre chose pour avoir un gagne-pain, c'est sûr que j'en ai pour au moins deux à cinq ans! =S

dimanche 27 juin 2010

Le vent qui change

J'ai eu quelques jours de congés (avec la St-Jean-Baptiste, fête du Québec, qui tombait un jeudi, j'ai pris vendredi de congé pour me donner un beau quatre jours de congé!), j'ai pu faire des activités de familles et avancer mon projet!

Je suis à l'étape où je détaille par écrit la descriptions des îles importantes à l'histoire, les peuples qui y vivent et comment ils y vivent (culture, agriculture et autres produits).

Entre deux activités, j'ai tenté de m'asseoir pour écrire quelques choses; j'ai tellement de brides d'histoires et j'ai tellement hâte d'écrire l'histoire en soi... mais je n'y suis pas arrivée... Je n'étais pas dans une ambiance, ni une humeur(!) pour passer "en état introvertie", état nécessaire pour écrire de façon structurée... J'étais tout de même déçue, car non seulement je suis rouillée, mais en plus, j'ai tellement de choses en tête, je suis trop excitée, je ne sais pas trop par quoi commencer! C'est l'effet opposé du "syndrome de la page blanche", mais qui a la même résultante...

Après coup, j'ai pensé développer les fiches des personnages. J'ai pensé que si je prenais le temps de sélectionner les personnages relativement importants à l'histoire, d'écrire leur rôle dans l'histoire (écrire leur histoire), selon LEUR point de vue, non-seulement j'aurais une chance d'écrire tout en développant ma pré-production et mes préparations, mais en plus, ça me permettrait de mieux connaître et comprendre ces personnages.

Voilà, le projet avance étonnamment bien tout d'un coup!  =)
J'ai aussi commencé une recherche sur le chamanisme...
Demain, c'est le retour au travail; il ne me reste que quatre jours et puis après, c'est la liberté!!

jeudi 17 juin 2010

Obstacle de temps

Il y a longtemps maintenant, j'ai vu le film "Girl Fight" (mettant en vedette Michelle Rodiguez, à l'époque complétement méconnue). Dans ce film, je ne me souvent même pas dans quel contexte, il y avait le message "Quitters Never Win. Winners Never Quit." (Les lâches ne gagnent jamais. Les gagnants ne lâchent jamais.) Ça m'a beaucoup inspirée.

Plus tard, j'ai eu une profonde réflexion sur "l'obstacle", car j'avais l'impression de me frapper à un mur à chaque tournant. Avec mon chère conjoint, nous en étions arrivés au fait que (pendant cette période), je voyais l'obstacle comme un fardeau insurmontable; que je devais essayer de le voir comme un défi, voir un tremplin (pas une mince affaire)!
Étrangement, quelques jours plus tard se tenait mon premier atelier d'écriture avec Élisabeth Vonarburg et le thème d'un des texte à écrire était justement "l'obstacle". On a vu plusieurs symboles de l'obstacle... "L'obstacle, c'est l'autre, le conflit, un monstre, la tour infernale, la prison, le labyrinthe, le trou, la forêt sauvage; j'avais pris celui de la montagne (insurmontable) (nous étions tous des écrivains de fantasy, fantastique et science-fiction).

Bref, le sujet était tombé à un moment pertinent de ma vie et quoique j'ai encore du mal, aujourd'hui, à voir l'obstacle comme un tremplin, j'arrive au moins à le prendre comme un défi à relever. Si j'abandonne quelque chose, c'est que ce n'était pas si important à mes yeux...

Récemment, à mon travail, j'entrais dans un autre département où quelqu'un avait affiché "Les défaitistes voient l'obstacle comme un cul-de-sac. Les optimistes le voient comme une opportunité". À nouveau, ça tombait à un moment où j'avais besoin de l'entendre, car j'étais en questionnement et quelques jours/semaines plus tard, j'ai pris la décision de démissionner et retourner à mes sources artistiques.

Depuis mon dernier poste, peu de choses ont avancés dans mon projet, sauf peut-être les idées qui avancent dans ma tête, sans que j'aie le temps de les écrire... Très lentement, quand je le peux, j'avance aussi ma recherche. J'ai terminé aujourd'hui la lecture du livre dont j'ai fait la mention dans mes postes précédents.

J'ai parlé de l'obstacle en introduction, car en ce moment, je suis face à un... Pour une fois, ce n'est pas le projet en soi le problème.
Si je n'étais "pas bien" au moment de ma décision de démissionner (il y a un mois ou deux), j'ai maintenant commencé mes premiers signes de mini-dépression. (Je me fis au fait que j'en ai déjà fait une majeure!) Heureusement que tout est bientôt terminé! Je ne regrette vraiment pas ma décision.

Comme je suis déjà vécu une dépression, je connais aujourd'hui mes limites et je sais que je suis sur un terrain glissant... du coup, je fais preuve de lâcher prise: je vois des amis ou la famille les fins-de-semaines, je fais ce que j'ai à faire sans mettre mon emploi en priorité et j'ai beaucoup de laissé-aller (je ne fais pas la vaisselle tous les soirs, si ma fille me réclame des câlins, je peux m'éterniser à lui en donner autant qu'elle en veut, même si ça implique d'arriver en retard, je m'endors souvent très tôt, j'écoute des films...)

En parlant de ma fille, j'ai cessé de l'allaiter il y a une semaine. Mon but était que ce soit elle qui décide le moment du sevrage. Et bien, nous étions rendu à 2 boires par 24h... elle en oubliait un à l'occasion... Samedi passé (le 5), elle en a oublié un, puis Dimanche, elle en a oublié deux. Lundi matin, je n'avais presque plus de lait, alors voilà, elle m'a repousser pour boire sa tasse de lait de riz.
Toute la semaine, elle a été moins indépendante qu'à son habitude, sûrement à cause de cette nouvelle phase de détachement avec la mère... Lorsqu'elle était dans mon ventre, nous n'étions qu'une, puis après la naissance, nous avions un lien par le lait, puis j'ai repris le travail, elle a commencé la garderie, et maintenant que le lien du lait est couper, je pense qu'il lui faut une nouvelle période d'adaptation à la séparation...

Ça aussi été une semaine de rhume (pour elle et pour son papa... moi aussi, mais très légèrement), semaine où les dodos ont été difficiles pour tout le monde. Avec la mini-dépression, si tout le monde fait un classique d'insomnie, moi je fais l'inverse: l'hypersomnie! C'est à dire que je peux dormir 12h en ligne, mais je me réveilles aussi fatiguée que lorsque je me suis couchée, principalement parce qu'en hypersomnie, le sommeil est trop léger; c'est comme si je n'avais presque pas dormi... mais j'ai perdu 12h de toute façon... À mentionner que je suis une personne qui donne plus de valeur au temps qu'à l'argent, alors perdre mon temps, c'est pour moi un irritant majeur!

J'ai aussi dû courir pour finaliser le passeport de ma fille (on a dû faire les déplacements au bureau des passeport 3 fois dans la semaine! C'était bien énervant!), le lave-vaisselle à pété (avec dégât d'eau), entraîner une collègue pour prendre mon poste et tenter de rattraper le travail en retard. Mon grand-père (le dernier de mes grand-parents vivants) ne va pas bien du tout et j'ai du mal à trouver du temps pour aller le voir à l'hôpital...

Édité le 18 Juin 2010:
Cette semaine, on a vu que ce n'était pas un rhume que ma fille a attrapé, mais la rougeole! J'ai manqué 3 jours de travail.

Bref, voilà pourquoi mon projet n'avance pas... Il y a des choses plus importantes dans la vie pour l'instant!

mardi 1 juin 2010

L'Âge de Bronze et de Fer

À mon dernier poste, je parlais d'une recherche que j'ai commencé sur les celtes à l'époque de l'Âge de Bronze et l'Âge de Fer. Depuis, autre que travailler, passer du temps en famille et lire ce livre, je n'ai pas grand chose de nouveau. Par contre, cette lecture m'a replacée plusieurs idées.

J'avais raison de penser que j'avais besoin d'une petite recherche, question de m'inspirer davantage (même si mon monde n'a pas beaucoup à voir avec le nôtre et notre histoire). Je réalise maintenant que sans cette recherche, certains éléments du contexte social de mon histoire aurait semblé bien naïf. Il me reste encore quelques page à lire de ce livre avant de le terminer, puis j'aimerais lire un peu plus sur les mines et les forges (de cette époque, bien sûr), car la métallurgie est relativement présente autour de certains personnages. Je n'ai cependant pas de livre sur le sujet, alors je verrai ce que je trouverai sur l'internet.

La dernière fois que j'ai globalement parlé de la série en soi, je disais que j'ai découvert quelques pages sur le passé d'un personnage "important par son absence". Ma recherche sur l'Antiquité Celtique m'a apportée quelques nouvelles idées. Je ne sais toujours pas si cette partie de la série (que je vais appeler pour l'instant l'épisode 0) sera dans la version finale, mais je trouve que mes nouvelles idées ajoute beaucoup et j'ai réalisé que certains personnages importants peuvent être vu dans cet épisode (qui se passe 40 à 50 ans avant l'épisode 1), ce qui approfondirait avantageusement l'histoire sur le contexte social. Je ne suis pas sûre si c'est pertinent à la série d'ajouter cet épisode, mais j'ai le goût de l'écrire. On verra plus tard pour le reste. Point final, je vais le faire.

À côté de cela, il me reste un mois à travailler où je suis présentement, ensuite nous partons en vacances en France (voir ma belle-famille) et au retour, je vais commencé ma mise-à-jour en 3D. Je suis maintenant bien installée, avec deux écrans de travail, Softimage et ZBrush d'installés sur ma station... Il ne me reste plus que le temps de commencer! =D