jeudi 19 avril 2012

Ce qui m'empêche (vraiment) de dessiner / peindre

    Suite à mon dernier billet « Est ce que quelqu'un pourrait me dire...??? » et les quelques commentaires que j'ai eu (sur un forum), j'ai pu remettre quelques idées en place.
      Je voudrais premièrement remercier ceux qui ont pris le temps de m'écrire un commentaire. Ils m'ont aidé à replacer mes idées! =)

1) Accéder au « mode artistique »

     Lorsque je travaille en art visuel, j'ai besoin de me « construire une bulle » dans laquelle je peux m'évader. J'ai souvent appelé cet état d'esprit, une "bulle" ou un état de « transe artistique ». Depuis ma lecture de « Drawing on the right side of the brain », de Dre Betty Edwards, j'ai compris que j'ai en fait besoin de « taire mon hémisphère cérébral gauche » (côté logique, langage, mathématique...) pour laisser le droit (le côté intuitif, créatif, visuel, artistique...) prendre TOUTE les commandes.
     Ceci est essentiel pour l'art visuel, car, selon l'auteure Dre Betty Edwards, l'art est l'une des très rare discipline qui se fait en se servant exclusivement de l'hémisphère droit (la majorité, voir presque toutes les autres nécessitent un certain équilibre entre le côté droit et le côté gauche... sans parler des nombreuses tâches qui ne demandent que le côté gauche. Selon elle, c'est la raison principal pourquoi très peu de personne sont capable de « bien dessiner »: nous vivons dans une société qui instruit principalement le côté gauche (logique, langage, mathématique...) et abandonne le côté droit...
     C'est sûrement la raison pourquoi j'ai l'impression de ne pas pouvoir le faire en présence de ma fille. Étant très jeune, elle a encore besoin de beaucoup d'attention et comprend mal que maman travaille longtemps (c'est à dire plusieurs heures d'affilées) sur une même chose, alors qu'elle se désintéresse souvent de quoique ce soit après 10 à 15 minutes, comme tout enfant de son âge. Je n'arrive donc pas à "construire ma bulle" en sa présence (je dois rappeler que je suis enfant unique qui a passé de nombreuses heures solitaires dans mon enfance, avec tout le loisir du temps et de la "tranquillité" pour laisser libre court à mon créativité artistique, visuel comme littéraire).

2) Partager l'art avec ma fille

     Un commentaire reçu (que vous pouvez lire à la suite du même billet, mais en version anglaise ici):
« (...) Ou fait un jeu avec ta fille, laisse-la suggérer quelque chose que tu dessinerais pour elle... »
    Oui, c'est un jeu qu'on fait déjà depuis longtemps. Entre autre, ça l'aide beaucoup dans le développement de son langage. Quoiqu'elle ne parle pas encore avec autant de vocabulaire que les autres filles de son âge, elle s'intéresse aussi aux lettres et nous demande parfois même d'écrire les mots sous les dessins qu'on lui fait.
     J'ai aussi commencé l'automne passé à l'initier à la peinture (gouache), chose que je me suis rendue compte par la suite que bien des mamans craignent de faire ou du moins, qu'elles ne savent pas comment s'y prendre (peur des dégâts, des vêtements tâchés, etc.).

    Chaque fois que je m'adonne à ces activités, autant j'ai du plaisir avec ma fille à les faire, autant j'ai une certaine amertume... Premièrement, elle se fatigue (trop) rapidement (à mon goût), mais comme je le mentionnais, c'est normal à son âge. Ensuite, presque tout ce que je fais avec elle, « disparaît ». Ce qui m'interpelle un troisième point.



Voici deux exemples (mes préférés) de peinture que ma fille a fait, avec ma participation.
 

3) Le résultat de l'Art

     Dans mon billet précédent (« Est ce que quelqu'un pourrait me dire...??? »), je faisais mention de musique. La musique est une de ces formes d'expression artistique qui se joue et chaque nouvelle interprétation d'une pièce devient alors unique (mis à part le fait que depuis plus ou moins siècle, on peut désormais les enregistrer et les faire jouer à l'infini, ce qui est récent dans l'histoire de l'humanité). L'art visuel pour sa part, tout comme la littérature, sont des formes d'art qui se couchent sur un support, papier ou autre et qui reste.
     Je ne sais pas si le fait que j'ai choisi ces deux formes d'art, le visuel et l'écrit... mais j'ai cette manie d'aimer conserver le résultat de mon art. Que ce soit des croquis, des esquisses, des études, des expérimentations ou des projets finis et dignes d'être accrochés au mur, j'aime conserver ce que je fais. Ceci s'applique aussi pour l'écriture: tous mes plans, mes recherches, mes brides de textes, mes questionnements sur un projet, je garde tout (et c'est d'autant plus facile en littérature, avec le stockage sur disque dur; c'est un autre problème lorsqu'il s'agit d'entreposer mes travaux d'arts visuels...)

     Donc, quoique j'adore partager avec ma fille cette initiation à la peinture (et j'ai même commencé à penser comment conserver ces expérimentations qu'elle fait dans des portes-folios fait maison), moi, je n'ai pas le temps de m'exprimer pleinement (puisque le but, c'est de lui montrer comment s'exprimer, elle! et qu'elle le fait en très peu de temps). Tout ceci rentrera dans l'ordre lorsqu'elle grandira et qu'on pourra faire chacun notre projet côte-à-côte, que je pourrai lui montrer à utiliser d'autres médium que la gouache, et qu'elle aura pris beaucoup plus d'autonomie. Ce n'est qu'une question de temps.
     D'ici là, je dois avoir environ deux heures par jour (et encore) où elle dort et que je suis éveillée. Je pourrais peut-être tenter d'utiliser ce temps pour ce genre de projet (tout comme aujourd'hui, je m'en sers pour écrire ce billet). Pour l'avoir essayer, je ne suis habituellement pas capable de le faire en deux heures : soit je continue tard le soir (et ce n'est pas recommandé lorsqu'on est dans les cinq dernières semaines de sa grossesse) ;o)  soit elle se réveille et je commence à peine à « avoir du fun ».

     Il me reste une option par contre, qui vient de me venir en tête, alors que j'écris ces lignes : le printemps est arrivé et il fait souvent très beau dehors. Je pourrais peut-être tenter l'expérience d'amener au parc mon cahier de dessin (normalement, j'amène un livre et / ou de quoi écrire). L'été passé, j'ai amené de quoi peindre (aquarelle) à la piscine. Ma fille s'est amusée à dessiner à côté de moi et si elle s'ennuyait, elle avait la piscine et tous les autres jeunes pour s'occuper). Je pourrais tenter quelque chose de similaire, mais au parc. =)

lundi 16 avril 2012

Est-ce que quelqu'un pourrait me dire...???

     En étant impressionnée par la superbe température printanière de cette année, je me disais que c'est dommage que je ne sois pas une musicienne ou chanteuse... J'ai déjà tenté la musique dans mon enfance et quoique je ne pratiquais pas avec le même entrain que j'ai toujours écrit ou dessiné, j'ai toujours aimé la musique (autant que "jouer de la musique")...  Bon, plaie d'enfance, longue histoire... Je ne suis pas musicienne.
     J'avais cette pensée, entre autre en songeant au rap français. Je n'aime pas particulièrement le rap (mais mon conjoint étant français, j'entends relativement parler du rap français). Ces rappeurs sont jeunes et par leurs chansons, dénoncent l'injustice social, les erreurs politiques, etc. Le rap français est souvent vu comme "haineux", alors qu'il se veut (selon les jeunes) comme la voix de la vérité qu'on veut taire.
     Je ne suis pas musicienne et encore moins une rappeuse (ce ne serait pas mon genre de musique de toutes façon!!) et je trouvais cela bien triste en cette période de manifestations où j'aimerais faire entendre ma voix avec tout ce qui se passe sur la scène politique... Un genre de musique qui "s'amène facilement dans les rues"... Mais je ne suis ni chanteuse, ni musicienne. Quel dommage.

     Et les instants qui ont suivit, comme si mon hémisphère cérébral droit (le côté intuitif, créatif, visuel, artistique...) répondait à mon gauche (côté logique, langage, mathématique...), je me suis mise à voir des images représentatives des messages que j'aimerais exprimer. 
     Eurêka! Je ne suis pas musicienne, mais je suis dessinatrice, peintre et infographiste! Ce n'est pas rien!

     De retour à la maison... paf, ça me reprend. Le fichu blocage de merde qui me suit depuis (trop) longtemps. Je ne sais pas par où commencer, je fige, j'ai l'impression que "je n'ai pas le temps parce que je suis avec ma fille" (alors que je n'ai même pas essayé quoique ce soit). C'est comme si je figeais devant la peur de l'échec, la peur de ne pas réussir...
     Ne pas réussir quoi, merde? Échec de quoi?? Depuis quand je pense à un dessin en fonction de "réussite ou d'échec", comme si ma vie en dépendait? Le dessin, comme la peinture, a toujours été une expérience de plaisir, de jeux, d'expérimentation, d'exploration (couleurs, techniques, médiums différents...), alors d'où me vient cette idée absurde de performance qui m'empêche de faire quoique ce soit!??
     Je trouve ça irritant au plus haut point! Est-ce que quelqu'un pourrait me dire...!???

     Vos commentaires sur le sujet sont les bienvenus!!
     Merci!  =)

dimanche 1 avril 2012

Les "après commentaires"

     Il y a longtemps que je n'ai pas mis à jour.
    Après avoir reçu les commentaires lié à: "2ème écriture, 1er objectif atteint ", comme pour chaque "après les commentaires" j'ai réfléchi beaucoup sur ce que je garde dans mon texte, ce qu'il vaudrait mieux changer...
     Parmi les commentaires d'Élisabeth Vonarburg, (notre "mentor" de l'atelier d'écriture), elle pointe entre autre sur la façon dont le narrateur raconte le récit, j'ai cru utile de me replonger dans la lecture de son livre "Comment écrire des histoires" (livre, d'ailleurs, que je conseille à qui inspire à se lancer dans la littérature professionnelle).

     C'était une très bonne idée de le relire (je n'ai pas encore fini). Il y avait des années que je l'ai lu et c'est très édifiant de se rafraichir la mémoire à un moment aussi important de mon projet.
    Bien entendu, la grossesse qui s'achève (il me reste 2 mois avant la date prévu de l'accouchement), je me fatigue de plus en plus et chaque tâche de la vie me prend plus de temps à faire, donc... il m'est plus difficile de travailler sur mon projet, mais le cerveau, lui, continue d'y mijoter.

   Je dois avouer qu'au cours des dernières semaines, les événements de la province m'ont beaucoup tenu en haleine. Je parle, bien sûr, des manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité universitaire. Le mouvement, que je dois regarder, passive devant mon écran (douleur et fatigue intense de grossesse oblige; j'ai du mal à marcher plus de 15 minutes sans ressentir de grandes douleurs autour du bassin et du bas du dos et il me faut pratiquement une journée et demi pour me remettre d'une tâche comme faire l'épicerie ou passer l'aspirateur), m'a amenée à me réintéresser à la politique en général.
    On s'entend, la situation, autant au Québec qu'au Canada, ne va pas si bien. On a presque l'impression d'assister à la mort de la démocratie sur tous les fronts. J'ai lu grand nombre d'articles sur la politique fédéral ou provincial, je regarde les mouvements de révolte un peu partout dans le monde, des reportages sur l'économie, pourquoi est-ce que tous les pays sont tant endetté... Pour n'en montrer qu'un seul (court) et efficace:

La dette publique expliquée en quelques minutes:

 



      Ou ce reportage (en anglais) qui avance une solution sur comment devrait se tourner la société du future :

Paradise or Oblivion:
 


     Ma navigation sur internet ainsi que les événements récents m'inspirent beaucoup à faire une certaine modification sur la "tram de fond" de mon projet. Les idées travaillent beaucoup. J'ai beaucoup d'idées de projets différents (très peu de temps libres pour les mettre en œuvre).
      C'est quand même bien, parce qu'il y avait longtemps que je n'avais pas jonglé avec autant d'idées, autant de projets. Je me sens plus en vie =D. Je les garde en tête et les réaliserai au fur et à mesure que je retrouverai un peu de temps. Après tout, les enfants grandissent! Et je préfère être présente dans leur vie à leur jeune âge, pendant qu'elles le demandent. ^_^