mercredi 25 novembre 2015

Atelier d'écriture (court) 2015

     Tel que promis dans mon dernier billet « Atelier d'écriture (court) 2014 » et avec un temps de retard habituel, voici donc l'aventure de cette année. 

     L'année 2015 m'a été très difficile sur le plan financier, et donc, j'ai dû réfléchir un bon moment avant de m'engager dans cet atelier. Trois jours d'atelier, 100$ le tout, je sais que c'est très peu chère payé... n'empêche, quand on est maman à la maison sans revenu depuis... quatre-cinq ans, chaque sortie devient calculée.

     Pendant que j'étais à tergiverser avec moi-même « Est-ce que j'y vais? » « Si j'y vais, avec quel argent? », Élisabeth Vonarburg nous annonce que pour des raisons personnelles et professionnelles, elle va annuler l'atelier cette année. Puis, Geneviève Blouin, élève d'Élisabeth qui a plusieurs publications à son actif, avec la bénédiction d'Élisabeth, s'est présentée pour la remplacer. Après tant d'années d'absence des ateliers, il est clair que je ne veux plus manquer un autre atelier pour rien au monde.
     Vie de famille me tient "hors-ligne" une petite fin-de-semaine de trois jours, qu'à mon retour (où je venais dire « Oui, j'y serai! »), la boîte de courriels était complètement débordée. Il manquait encore un(e) participant(e)... « Moi, moi! J'suis là! Je viens! ». Par le temps que j'arrive à la fin de la lecture de tous ces messages, dernier message, Geneviève annonce qu'elle va nous demander de ne rien écrire avant d'arriver à l'atelier. Nous écrirons sur place seulement, et ce sera... une nouvelle.
     On vient de m'enlever le tapis de sous les pieds, je tombe sur le cul. Une nouvelle. Mon pire cauchemar, moi qui a tant de mal à écrire court! Les anciennes éditions des ateliers que j'ai participé, c'était des nouvelles et la conclusion était pas mal: « Je suis pourrie en nouvelle, ce n'est pas mon format idéal! ». Mes idées sont toujours trop complexes, elles n'entrent pas dans des formats petits. Mes nouvelles, m'a-t-on dit, ressemble à un chapitre sans le reste du livre. Sinon, une anecdote plutôt inintéressante, mais ce qui aurait été intéressant, c'est ce que j'ai « coupé / enlevé » du texte. Bref, je me sens comme dans une boîte de téléphone au coin de la rue, c'est trop petit, l'inconfort total.
     Pire, Geneviève nous dit que ce sera une nouvelle de 1000 mots. Mon monde s'écroule au complet. 1000 mots. La panique. Je n'y arriverai jamais... Et on ne peut même pas avoir le "luxe" de commencer à l'écrire avant l'atelier. Je suis fichue!
     Mais je ne peux pas... ne pas aller à un atelier d'écriture! Merde. Je vais prendre le défi quand même... C'est à reculons et en criant panique sur la liste d'email que je me suis présentée à cet atelier. J'ai chialé au point de me faire reprocher que si ç'avait été Élisabeth, je n'aurais pas discuté (erreur, j'ai chialé à l'époque aussi, j'ai demandé si on pouvait amener un chapitre plutôt qu'une nouvelle de 15 pages. Elle n'a jamais fléchie; Geneviève non-plus). ;o)

Groupe de l'atelier court 2014


Rangée du haut: Pierre-Alexandre Bonin, Federico Alonso et Richard Tremblay. Rangée du milieu: Marie Bulle, Isabelle Lauzon et Geneviève Blouin. Rangée du bas: Élodie Daniélou, Démie Lecompte (moi! :P ) et Émilie Cloutier-Levesque.

     Fin de semaine de la fête du travail, nous voici donc rassemblé à la Maison des Écrivains de Montréal, et voici notre hôte, Geneviève Blouin, pour son tout premier atelier d'écriture:


     Le premier exercice que Geneviève nous a donné à faire, fut de nous donner une image d'inspiration (choisie par son amoureux et qu'elle-même n'avait pas vue, pour lui permettre de faire l'exercice en même temps que nous), et nous demander d'écrire une histoire courte en relation avec cette image. Très cool comme réchauffement :)
       Nous avons fait plusieurs autres petits exercices de réchauffement et d'établissement d'idées pour l'infâme nouvelle de 1000 mots.

Écrire court

     Si, avec Élisabeth, nous travaillons énormément la voie narratrice, Geneviève a pris une autre avenue. Comme ma panique d'écrire court a donné lieu à une discussion enflammée sur la liste de courriel, Geneviève a pensé à faire un peu de théorie sur « comment écrire court ». Nous avons alors parlé du Solaris #192 pour le spécial 40 ans, qui compte 40 textes d'auteur(e)s différent(e)s, tous des textes de 1000 mots, belle source à étudier.
      Le plus mémorable fut lorsque Geneviève a lancé: « Si vous deviez écrire une nouvelle des "anciens" Star Wars (maintenant les épisodes 4, 5 et 6), vous seriez contraint à choisir une seule scène pour résumer toute l'histoire. Laquelle choisiriez-vous? » et comme on parle de ces épisodes, quelqu'un ne peu s'empêcher de rétorquer la blague : « Luke! Je suis ton père!!! » poing en l'air, et tout le monde rit. Mais c'était pourtant la réponse. Dans cette scène, la trilogie au complet pourrait tenir (avec un peu de contexte d'avant et d'après bien sûr). 

     Nous avons ensuite débuté l'écriture de nos 1000 mots le deuxième jour. L'objectif de Geneviève était que chacun reparte avec un texte complet et presque final. Elle a réussi son pari. Certaines nouvelles sont meilleures que d'autres; je me compte parmi les « pas à la hauteur que je souhaite de moi-même ». 
       Mon objectif à moi, qui était de démystifier le texte court, est aussi atteint. En acceptant d'aller (même si c'était à reculons) à cet atelier, j'ai d'abord braver cette peur de l'échec du texte court. Puis, on a beaucoup parlé des nouvelles, d'auteurs qui vont écrire pleins de nouvelles qui, une fois rassemblées en un recueil, devient une forme différente de roman. Plutôt que d'avoir une histoire continue, il s'agit de bouts d'histoires, parfois anecdotiques, mais chacune additionné aux autres devient un délice.
     Il est logique, de toute façon, de débuter par des nouvelles. C'est plus court à écrire, à corriger, à réécrire; on attend beaucoup moins longtemps avant d'avoir des commentaires de directeurs littéraires, on peut en écrire plus... ce qui nous fait progresser plus vite. Ça va de soit. Si j'avais écrit cet article dans les deux semaines qui ont suivit l'atelier, j'aurais écrit qu'après toutes ces conversations sur la rédaction courte,  je suis finalement (enfin?) convaincue de le faire.
     Je suis plus têtue que ça, bien entendu, et je suis connue pour ne pas nécessairement suivre ce qui est logique; j'ai un cœur trop fougueux et chaotique. v_v

     N'empêche que j'enverrai un second "chapeau" à Geneviève, celui d'avoir dédramatisé ma peur de la nouvelle. Je ne rejette pas entièrement l'idée d'en écrire; je le ferai peut-être. Par contre, depuis les dix ans que je suis dans le groupe "boréalien" (les membres du Congrès Boréal) ;o) c'est souvent le mot de la fin: fait des phrases plus courtes, écrit plus court, publier des nouvelles te ferait progresser plus vite, il est possible d'introduire des idées complexes dans un texte court... Même mes jeunes filles ne comprennent pas mes longs sermons de maman. Tout est en place dans ma vie pour me faire travailler sérieusement sur « réduire le texte », « faire la synthèse de mes idées », « aller droit au but ». Ce n'est vraiment pas évident pour moi, mais cet atelier 2015 est un pivot important dans mon développement personnel. C'est comme le coup qui a fait entrer les clous plantés depuis dix ans.
     Pas une mince affaire, dans une tête dure comme la mienne, mais tu l'as fait Geneviève ;o)

        Pendant que mon attention était occupée à détester le format de la nouvelle, je ne réalisais pas que la racine du problème était plutôt mon incapacité de faire court, de résumer. Je pense que la longueur de ce texte prouve que je ne maîtrise toujours pas... Mais se rendre compte du problème est la première étape pour le régler.
       Merci pour cette belle expérience, tout le monde :)

Pierre-Alexandre Bonin

Richard Tremblay

Isabelle Lauzon

Federico Alonson et Marie Bulle

Pierre-Alexandre Bonin et Geneviève Blouin

Éloïse Daniélou, Isabelle Lauzon et Richard Tremblay

Federico Alonso, Marie Bulle et Éloïse Daniélou

Émilie Cloutier-Levesques

Émilie et moi

Dîner pizza du dernier jour!  
Photo commémorative: c'est épuisant de faire un atelier!



      

jeudi 17 septembre 2015

Atelier d'écriture (court) 2014

     Comme promis lorsque j'ai écrit « Les ateliers d'écriture d'Élisabeth Vonarburg », voici donc l'édition 2014 des ateliers d'écriture. J'expliquais donc dans l'article précédent que j'ai reçu l'enseignement d'Élisabeth Vonarburg en 2006 et 2007, après quoi j'ai dû m'absenter des ateliers d'écriture, principalement par « congé de maternité ». Mais, la petite enfance finie par passer et en 2014, j'étais plus qu'heureuse de pouvoir ENFIN reprendre le cours des choses.

     Les choses ont quelque peu changé en 6 ans d'absence... Les ateliers se donnent désormais à la Maison des Écrivains » de Montréal, soit le siège social de l'Union des Écrivaines et Écrivains du Québec. Ensuite, Élisabeth a commencé depuis quelque temps à donner un atelier long (5 jours d'atelier intensif, immersion totale à Sherbrooke; on reste à coucher sur les lieux, on arrive la veille et on reparle au lendemain du 5ème jour...) et l'atelier court, soit 3 jours, de 9h à 16h30, la fin de semaine du congé de la Fête du Travail...

Groupe de l'Atelier court 2014



En haut, à droite: Marie Bulle, Caroline Lacroix, Élisabeth Vonarburg, Federico Alonso, Martin Mercure, Emmanuel Trotobas, Richard Trembley. Linge du bas: moi (Démie Lecompte), Isabelle Lauzon, Émilie Cloutier-Lévesques et Éric Allard.

      Autre chose qui a changé: la technologie! Maintenant, on vient aux ateliers avec son laptop (ouf! j'en ai un par chance!), on écrit directement par ordinateur et on s'échange les textes par dropbox, d'où on peut commenter, puis renvoyer sur dropbox.

Élisabeth Vonarburg en plein explication!

Par un beau matin d'atelier...

     « L'avenir appartient aux lèves tôt » (et aux masos qui travaillent tous les jours de la fin-de-semaine du congé de la Fête du Travail) ;o)

     On fait souvent des blagues avec les ateliers d'écriture. On va souvent dire « qu'il faut être maso et aimer souffrir la gouroutte d'Élisabeth » pour venir à ces ateliers. On va parfois faire référence « au fouet » etc. La vérité sous la blague, c'est qu'on ne vient pas à ces ateliers en croyant qu'on se fera dire « wow, c'est le plus beau texte, le plus fin, le plus extraordinaire que j'ai jamais lu!!! »
     Non.
   Élisabeth n'est pas née de la dernière pluie. Elle est docteure ET a été professeure en Création littéraire depuis 25-30 ans. Sa tête est une librairie de références de romans et nouvelles lues depuis la nuit de ses temps à elle... vraiment, elle en a vu bien d'autres avant nous...

     Élisabeth est aussi très avancée dans sa carrière d'auteure, elle a beaucoup d'expériences et son atelier ne s'adresse pas aux tout-débutants. Il y a déjà le prérequis d'avoir au moins lu son livre « Comment écrire des histoires », (et par extension, « Comment ne pas écrire des histoires » de Yves Meynard est aussi un très gros atout ;o) ), car ce sont des notions qu'elle considère déjà acquise, au moins au niveau théorique. Ses ateliers sont en quelque sorte la pratique de la théorie de ce livre. On travaille É-NOR-MÉ-MENT le narrateur, la voix qui raconte l'histoire.
      Avec Élisabeth, on est au moins au niveau 2.
     Et donc, on vient avec un texte, jeunes auteurs que nous sommes, sachant qu'il y a des défauts, sachant que nous avons des faiblesses à déceler et retravailler. On vient pour recevoir le mentorat de LA Grande Dame de l'écriture de SFFF* du Québec. Elle est exigeante, mais croyez-moi, elle remporte de nombreux prix et ces élèves qui suivent ses conseilles en remportent aussi!
     On nage dans la crème de la crème, mais une bonne crème, ça se fouette avant d'être réussi, donc on se fait brasser dans les ateliers d'Élisabeth! Avec de l'humilité et de l'objectivité, on pourra peut-être en ressortir grandis. De beaucoup, grandis! :)

* SFFF = Science-Fiction, Fantasy et Fantastique


Les participants de cette édition 2014


Caroline Lacroix
     Hey hey! Même après cette longue pose, ma chum Caroline Lacroix est toujours participante à l'atelier d'écriture! Toujours contente de te revoir à chaque événement littéraire Caro! :D


Federico Alonso
     Un nouvel ami de l'atelier d'écriture, arrivé à Boréal en 2011 lorsque j'ai recommencé à y aller. Il n'a pas de laptop à lui, alors il emprunte celui de sa fille et se cache derrière les « Princesses Star Wars » en fond d'écran. :P

Isabelle Lauzon
     Une nouvelle amie, Isabelle Lauzon dont le nom revenait souvent dans les conversations (car entre autre, elle a publié) et que j'ai ENFIN pu rencontrer en personne! :D 


Marie Bulle
Emmanuel Trotobas
Émilie Cloutier-Lévesques
Martin Mercure et Éric Allard
Richard Trembley

Élisabeth Vonarburg

Au coeur de l'atelier

     Le plus intéressant, je pense, des ateliers d'écriture d'Élisabeth, c'est qu'elle écrit avec nous, en même temps que nous. C'est comme si elle nous ouvrait les forges. Elle donne un exercice à faire, et elle le fait aussi. Bien sûr, elle ne subira pas le même « châtiment » que nous (non pas par clémence de notre part, mais bien parce qu'on ne trouve pas grand-chose à redire sur ce qu'elle écrit!), mais l'exercice est fort pertinent pour nous, car on voit « live » son premier jet, combien de pages elle a écrites et surtout comment elle les a écrites.

     Ça devient alors un modèle pour nous, un point de référence ou d'ancrage. C'était ici mon troisième atelier, avec un congé de... 5-6 ans entre les deux. J'arrive maintenant à faire la différence entre les différents niveaux d'écriture de chacun. À sentir, par l'écriture, le niveau de chacun. Et avoir bien sûr, au centre, Élisabeth, notre modèle, notre référence, notre marraine d'écriture à tous... et dans le cas d'Élisabeth, je vous jure que malgré la sueur – et les larmes, même parfois – son mentorat est presque maternel. Car il est clair qu'elle nous aime. Nous sommes la prochaine génération d'auteur-e-s, la deuxième génération à qui elle enseigne. Elle veut nous voir réussir, elle veut nous voir porter le flambeau, éventuellement, à notre heure. Et donc, sous les blagues du fouet, on sent le désir de l'excellence de l'autre. L'excellence de son élève.

Anecdote en parenthèse:
     Entre les deux ateliers d'écriture, j'ai au moins écrit une fois à Élisabeth, avec en main un texte de 100 pages, un début de roman jusqu'à son premier grand pivot. C'était hors atelier, donc pas d'argent sur la table (quoique les prix pour les ateliers d'Élisabeth sont ridiculement bas, tout juste assez pour son voyage de Chicoutimi à Montréal pour 2-3 nuits et la location de la salle). Je lui demandais si elle pouvait commenter mon texte, savoir si c'est un bon début, si le style et la narration tiennent le coup, avant de plonger plus loin dans l'histoire.
     Elle m'a répondue en moins de 12 heures qu'elle était débordée et qu'elle n'avait pas vraiment le temps de regarder en profondeur... et pourtant, il y avait une longue page de commentaires en simple interligne dans l'email (!!!) pour m'indiquer combien, de un, j'avais beaucoup progressé depuis le dernier atelier, puis  tous les trucs globaux à corriger, modifier, recommencer.

     Dites-moi: Comment ne pas se sentir materner? Comment ne pas se sentir être porté par les meilleures mains du monde? Comment ne pas croire en soi, quand LA Grande Dame de la SFFF nous tient sous son aile de la sorte? Au-delà de la prolifération de mots qui peuvent sortir des doigts d'Élisabeth à la minute... il y a un cœur immense, pour nous, la relève de la SFFF!
      C'est ÇA, être dans l'atelier d'Élisabeth Vonarburg.

Les exercices de cette année

     Cette année, plutôt qu'écrire une nouvelle, Élisabeth nous a demandé d'écrire une page (une seule!?!) sur le thème « une description de paysage » (bien entendu, comme nous sommes en écriture de SFFF, ce sera nécessairement un paysage imaginaire, légendaire, une planète inconnue, ou empreint de mystère) ;o)
     Puis, nous avons ajouté un personnage dans le paysage, nous avons tenté plusieurs narrateurs différents (narrateur omniscient discret, omniscient bavard, narrateur ignorant, narrateur aligné sur le personnage, aligné dans le personnage, le narrateur en « je ». Puis, différents tons (plus solennel, plus humoristique, décontracté, lâchez-vous loose!)

     À noter, avec Élisabeth, c'est le balai sur la narration en passé simple. Non pas que ce soit « mal », mais pour Élisabeth, c'est un héritage de la littérature anglophone qui, traduit en français, doit passer par un temps de verbe qui n'est plus tellement d'usage au quotidien. En français du moins, il est facile de tomber dans le passif, surtout en passé simple ou de mettre une espèce de barrière entre le lecteur et le récit, qui donne un effet de distance, de sécurité, bref, une barrière à briser, pour ramener le lecteur au premier plan, les pieds dans l'action, au présent, dans les souliers du personnage.

     Lorsqu'on écrit, on ne raconte pas ce qui s'est passé, comme on raconte une anecdote à ses amis ou le film qu'on a vu hier soir. Le livre est un support en soi, différent du cinéma. On n'a pas le visuel ni l'orchestre pour amener les émotions et « faire monter le climex », mais on peut être dans les pensées et dans le cœur des personnages, être très intimes avec eux et c'est pourquoi l'on dit toujours combien le livre était meilleur que le film. On est plus intime. Et c'est ce qu'Élisabeth nous apprend: à être vraiment, vraiment, très proche, et même parfois dans le personnage. :o)




Moments mémorables

     Pour moi, le fait de ne pas avoir à écrire de nouvelles, c'était génial! Juste à voir la longueur de cet article démontre combien je ne fais pas dans le court. Écrire une nouvelle, avec un début, un dénouement et une fin, c'est pour moi un art en soi et je ne l'ai pas. Les deux autres ateliers, j'ai eu plus de commentaires sur comment je n'ai pas réussi, en 15 pages, à mettre mes idées. Combien on dirait une tranche de vie, avec des trucs avant et des trucs à suivre, comme un chapitre en plein milieu, qui fini soit en queue de poisson ou on reste sur la faim d'une suite qui n'est pas là... Alors, en être épargnée et pouvoir travailler le style, la narration et tout le reste, c'était bienvenu pour moi! :D
     Comme le texte était court (une page), il était facile à reprendre, le mettre à l'envers, le secouer, le recommencer, le transformer. Beaucoup dans l'exercice, donc, et j'ai beaucoup aimé.
     Il faut dire qu'à l'atelier 2006, c'était 2 jours... et en 2007, je n'ai pu venir qu'une seule journée. Donc pour cette édition de 2014 – qui était 3 jours – je venais de doubler mon temps d'atelier d'un coup. Un vrai régal après tant de sacrifices personnels pour mes enfants! :P

     Le moment le plus mémorable de cet atelier a été lorsque nous avons échangé nos textes. C'est-à-dire qu'Élisabeth nous a jumelés deux par deux, et chacun devait réécrire le texte de l'autre. J'ai été jumelée avec Isabelle Lauzon. Je me rappelle qu'au moment d'ajouter un personnage dans son paysage, je lui avais fait le commentaire que le personnage de sont texte était présenté comme « un spécialiste » sur le terrain, mais je n'arrivais pas à voir s'il était géologue, botaniste, ou autre...
     Derrière, lorsque je lisais Isabelle, je me disais « wow, si je pouvais apprendre d'elle comment écrire simple, straight to the point, clair, précis, juste, wow! » et je pense qu'Élisabeth nous a inconsciemment entendues et nous a donné la chance d'échanger. J'ai donc amené un point de vue très « botanique » à son personnage, qui m'a valu plusieurs « wow » en général dans le groupe. Quoique ça restait dans une qualité « premier jet », j'avais une bonne idée d'où je m'en allais en l'écrivant. Résultat, on m'a dit que je devrais écrire plus souvent ainsi, c'est plus simple, mais à la fois très riche, c'est plus « moi ».
     Isabelle m'a aussi pondue un texte qui lui a valu plusieurs « wow », en faisant tomber le côté trop solennel, laisser tomber les trompettes et le je-veux-un-style-vraiment-extra-mais-c'est-pas-mon-genre et une fois toute cette poussière décrassée, il y avait la légèreté, la joie, la beauté, la simplicité d'Isabelle dans mes idées.

     Conclusion: j'ai beaucoup appris, encore une fois. J'ai appris à propos de moi, de mon style, de comment écrire « sans forcer ». Je me rends compte combien j'aurais dû écrire cet article l'an passé, car apparemment, je n'avais pas encore assimilé ces informations lorsque je me suis présentée pour l'atelier court 2015, donné par Geneviève Blouin. Ou peut-être que c'est le temps dont j'avais besoin pour que le nuage de poussière retombe et que je recommence à y voir clair.

     Bref, la prochaine fois, je vous parle de l'atelier 2015 ;o)

Trois belles filles sur la terrasse de la Maison des écrivains. Dernier midi. À droite: Marie Bulle, Caroline Lacroix et Isabelle Lauzon.
Élisabeth Vonarburg, Federico Alonso, Richard Trembley et Éric Allard.

Le classique de la photo de fin, où tout le monde est claqué... dans la Maison des écrivains de Montréal.

Puis, une sortie dans au pub, tous ensemble :)






dimanche 13 septembre 2015

In memoriam: Joël Champetier

     Je suis en retard pour ce billet aussi, non pas par fainéantise, mais parce que ça faisait trop mal. C'est à peine moins douloureux de l'écrire 3½ mois plus tard... Le 30 mai 2015, Joël Champetier –  auteur de science-fiction, fantasy et fantastique québécois, rédacteur en chef et directeur littéraire de la revue Solaris et scénariste – est décédé à l'âge de 57 ans. (photo à droite, Joël Champetier au Congrès Boréal 2013).
     Peu de temps après Boréal 2014, nous avons su que Joël se battait contre une leucémie atypique et après avoir essayé presque tout, la maladie a eu raison de lui. (Photo que j'ai prise de Joël au Congrès Boréal 2013)

          On se rappellera de Joël au travers des titres « La taupe et le dragon » (1991) et lauréat du Prix Boréal 1992, « La peau blanche » (1997-2004), roman qui a été adapté en film par Daniel Roby en 2004, « Les sources de la magie » (2002) qui devrait être adapté en film d'animation, « Le voleur des steppes » (2007) et lauréat du prix Boréal 2008 et du Jacques Brassard (anciennement connu sous le nom du « Grand Prix de la de la science-fiction et du fantastique québécois ») et « RESET – Le voile de lumière » (2011), qui lui aussi être adapté en film si le financement existait au Québec pour un film de science-fiction... et de nombreuses autres œuvres (la liste quasi complète sur wikipédia (certains prix sont manquants sur cette page...)

     Joël a beaucoup écrit; il va de soi que son départ fait couler l'encre aussi. Plusieurs beaux hommages ont été rédigés sur le web, en voici quelques-uns que j'ai aimés:

     Je tenais à écrire quelque chose de personnel pour Joël aussi. J'ai dû attendre quelque temps avant de pouvoir le faire... Je commence tout juste à pouvoir regarder ses photos sans fondre en larmes.
     Je n'ai pas connu Joël autant que d'autres, je n'ai encore jamais envoyé de nouvelles à Solaris pour recevoir son mentorat, mais il a su toucher ma vie à sa façon bien à lui. Je l'ai rencontré dans les Congrès Boréal et c'est là que j'ai eu son mentorat, lors des tables rondes auxquels il participait, ainsi qu'en le lisant. Dans mes dix années de fréquentation des Boréal (interrompu pendant une période pour mon congé de maternité), je suis devenue tout de même assez intime avec Joël et son épouse Valérie pour avoir été invité plusieurs fois chez eux lors des "partys d'été" (je n'ai pas encore eu la chance d'y aller...), ainsi que pour aller le visiter à l'hôpital Maisonneuve dans ses moments les plus affaiblis.


 (Photo que j'ai pris de à Joël à Boréal 2011).


(Photo que j'ai prise à Boréal 2011, lors du lancement du livre RESET – Le voile de lumière. Ici, Joël nous lit les premières pages du livre)

     Joël était un gars simple, accueillant et "accessible". On pouvait toujours s'approcher de lui dans un corridor du Congrès Boréal pour lui demander conseil sur l'écriture, sur une méthode de travail, etc. et il nous accordait son temps volontiers. Et pour ces conversations intimes, je considère tout de même Joël comme un de mes parrains d'écriture. Je ne sais pas si c'est parce que ma mère, puis ma marraine, sont décédées du cancer dans les douze dernières années que le départ de Joël me touche autant...
     Pour moi, le Congrès Boréal change beaucoup des congrès d'infographie 3D que j'ai connue avant, où, si tu n'es pas connu du milieu, tu es comme un fantôme dans la foule. Au contraire, le milieu de la littérature SFFF du Québec est ouvert à la relève et incroyablement chaleureux et Joël, en étant le rédacteur en chef et directeur littéraire de la Revue Solaris, était l'un des grands piliers du milieu par son mentorat, son accessibilité, son ouverture, sa clémence, sa façon toujours très constructive de commenter les textes. La majorité des jeunes auteurs de la relève SFFF le considère comme un parrain d'écriture.


(Photo de Joël que j'ai prise alors qu'il reçoit, au nom de la Revue Solaris, le Prix Boréal/Aurora pour la « Meilleure ouvrage » en 2011).

     Joël n'a pu être présent au Congrès Boréal (2015); sa maladie le rendait trop fatigué. Nombreux parmi nous avait le cœur lourd de par son absence. Boréal n'est pas le même sans l'un de nom préféré... Une vingtaine de jours plus tard, nous avons été secoués par la nouvelle de son départ vers l'au-delà. Je ne peux pas parler pour tous les membres de la SFFF du Québec, mais pour moi, c'est un pilier du milieu qui s'en va et tout le reste est chancelant, le temps qu'on s'habitue à ce vide.

     Lors des funérailles qui avaient lieu dans la petite communauté de Saint-Sévérin (près de Shawinigan), la salle était pleine des membres de la famille et du milieu de l'écriture. La moitié des habitués du congrès était présent (et nombreux les autres qui auraient voulu s'y rendre, mais étaient retenus ailleurs) pour lui rendre un dernier hommage et pour soutenir sa conjointe, Valérie Bédard, elle aussi active au cœur de la SFFF du Québec et aimée comme notre « matante Valérie ». Ils n'ont pas eu d'enfants, mais je crois que nous sommes tous un peu leur « neveux et nièces par adoption affective ».
     La nièce de Joël y a interprété une chanson en son honneur et nous, on s'est tous resserrés, enlacés bras dessus, bras dessous, à pleurer sur l'épaule de l'autre. Le milieu de la SFFF est vraiment extraordinaire; je m'y sens chez moi, dans les bons souliers, à la bonne place. Et Joël, tu as été une des raisons pourquoi le groupe est aussi extraordinaire. Tu fais partie de ceux qui ont forgé le groupe, que le rend si accueillant, si simple, si chaleureux, si accessible. C'est tellement dur écrire cet article, my god...
     Toutes mes pensées vont pour toi Valérie; je suis désolée d'habiter si loin de toi et ne pas pouvoir être d'un plus grand réconfort... Joël, tu me manques tant. J'espère, où que tu sois, que tu te portes mieux que les dernières fois qu'on a échangées sur le web ou en personne...


Joël Champetier (1957-2015)
(photo prise à Boréal 2013)

Congrès Boréal 2015

     Je réalise avec un méchant temps de retard que j'ai déjà fait une rétrospective du Congrès Boréal 2011, mais je n'ai pas fait celui de 2013 (je n'étais pas présente à ceux de 2012 et 2014, tous deux à Québec) C'est donc avec un mea culpaque je vais me reprendre à l'instant pour le Congrès Boréal 2015 qui a eu lieu il y a quelques mois.

     ***Note: Si les personnes présentes sur les photos désirent avoir des copies imprimables de ces photos, elles sont toutes disponible en format "imprimable" 4 x 6 po. jusqu'à 11 x 17 po.! N'avez qu'à me laisser une commentaire ou un message pour m'indiquer quelles photos envoyer à quel email, en quelle grandeurs et je vous les envoie :D


.:: Congrès Boréal 2015 :: Montréal ::.


Samedi 9 mai, 9h: « ABC de l'écrivain ».

« Être écrivain ce n'est pas seulement avoir une bonne idée et des heures devant soi pour écrire. Le récit nécessite une certaine structure, une réécriture, une correction, un public cible. Des codes s'imposent: le format du manuscrit, les maisons d'éditions ciblées, les contrats. De l'écriture à l'envoi du manuscrit, comment mettre toutes les chances de votre côté pour être publié.»

Animation: Laurence-Aurélie Théroux-Marcotte
Panélistes: Frédérick Durant (auteur), Nadia Gosselin (auteure et "le pigeon décoiffé"), et Yves Meynard (auteur). 


 Samedi 9 mai, 10h: « Du manuscrit au livre ».


«Après la signature d'un contrat avec un éditeur, commence le processus de direction littéraire, du travail éditorial à la mise en page et à la correction. Le vrai travail de l'écrivain commence-t-il avant de soumettre ou après avoir signé avec un éditeur?»


Animation: Francine Pelletier (auteur et édition Alire)
Panéliste: Guillaume Houle (éditions SixBrumes), Pierre Lavigne (Édition du CRAM), Jean Pettigrew (Éditions Alire) et Frédéric Raymond (Maison des Viscères).

Panéliste: Jean Pettigrew (Éditions Alire) et Frédéric Raymond (Maison des Viscères).

Samedi 9 mai, 11h: « Le statut d'auteur »


«Quels sont les défis de l'écrivain d'aujourd'hui? Des méandres de l'édition à la vie d'artiste reconnu, l'écrivain se retrouve confronté à un tout nouvel univers en pleine expansion. L'ère du numérique et des médias sociaux rend le contact avec le lecteur beaucoup plus facile. Voyons les influences, difficultés et impressions.»

Animation: Josée Lepire (auteure, Librairie Coop ÉTS)
Panélistes: Natasha Beaulieu (auteur), Frédérick Durand (auteur), Nadia Gosselin (auteure, "Le pigeon décoiffé") et Patrick Senécal (auteur).

Panélistes: Natasha Beaulieu (auteur), Nadia Gosselin (auteure, "Le pigeon décoiffé").

Une salle comble samedi 9 mai, 11h: « Le statut d'auteur »

Après une pause lunch:

Samedi 9 mai, 13h: « La transgression des codes du genre » 


«Des auteurs se permettent de s'écarter des codes du genre ou du sous-genre, soit pour se démarquer de la masse ou par simple envie de liberté. Cette démarche apporte une bouffée d'air frais pour certains lecteurs et en dérange d'autres. Quand est-ce que la transgression des codes profite à l'oeuvre? 
Animation: Natalie Faure
Panélistes: Geneviève Blouin (auteure), Éric Gauthier (auteur, conteur), Denis Rougé (lecteur), Élisabeth Vonarburg (auteure).



Élisabeth Vonarburg, Nathalie Faure et Éric Gauthier

Nathalie Faure, Éric Gauthier et Geneviève Bloin.

Samedi 9 mai, 14h: « Comment bien tuer son personnage principal? »


«Ce n'est pas toujours facile pour le lecteur de voir son héros périr. Cela peut être une épreuve tout aussi difficile pour l'auteur. Quand donc que bénéficie-t-il au récit? Quel est le code déontologique de l'auteur meurtrier?»

Animateur: Alain Ducharme.

Animateur: Alain Ducharme.
Panéliste: Patrick Senécal

Ici, Patrick commentait sur le fait que « finalement, nos blondes sont bonnes pour attendrir nos histoires sombres et nous épargner quelques personnages attachants »... mais (voir photo suivante...)




...mais Ariane prend le temps de souligner que « ça dépend la blonde à qui... » ;o)
Panélistes: Ariane Gélinas et Samuel Archibald. 
Animateur: Alain Ducharme.

Panéliste: Ariane Gélinas, qui s'avoue être une auteure homicidaire... :oP
Alain Ducharme

Salle comble Samedi 9 mai, 14h: « Comment bien tuer son personnage principal? »

Samedi 9 mai, 15h: « Maltraitement de texte »


Animateur: Yves Meynard
Panélistes: Philippe-Aubert Côté, Alain Ducharme, Francine Pelletier et Dave Côté.

Le jeu est simple. Yves a minutieusement choisi des textes publiés... qui n'auraient pas dû l'être. Yves nous lit un extrait de quelques paragraphes, puis chacun des panéliste lis "une suite potentielle"... Une seule est la "vraie suite"; les autres ont été écrites par nos auteurs invités, en tentant d'imiter le style "à ne pas faire".

Le public doit ensuite voter lequel des extraits semblent être "le vrai". Les points sont comptés et le gagnant est l'auteur(e) qui a réussi à duper le public. Fou-rire assuré et pour les écrivains novices, un excellent guide... à ne pas faire! ;o)

Philippe-Aubert Côté
Dave Côté

Francine Pelletier

Alain Ducharme

Le momentum à ne pas faire... la créature avec un nom impronomçable, qui grogne avec ce même nom imprononçable:
Yves Meynard


Samedi 9 mai, 16h: Remise de prix: Hommage Visionnaire à Esther Rochon.



Esther Rochon, Alain Ducharme et Éric Gauthier

Éric Gauthier nous lis un extrait d'Esther Rochon.

Elisabeth Vonarburg contemple le trophée à remettre.
Elisabeth remet le Prix Hommage à Esther Rochon.
Esther Rochon reçoit le Prix Hommage.
Salle comble à la remise du Prix Hommage d'Esther Rochon

Salle comble à la remise du Prix Hommage d'Esther Rochon


Sabrina Raymond, Frederick Durand, Alamo St-Jean, Ariane Gélinas et Guillaume Voisine.

Samedi 9 mai, 16h30: "Hybridations et infections"


 «Que signifie aujourd'hui devenir une créature (zombie, loup-garou, vampire, extra-terrestre)? Quelles sont les différences des créatures hybrides entre SF et fantastique? Des créatures mythologiques aux traditions orales en passant par les littératures de l'imaginaire des dernières décennies, qu'y a-t-il de nouveau à imaginer?»

Animation: Anne-Marie Bouthillier (Édition Clair/obscur)
Panélistes: Jonathan Reynolds (auteur, édition SixBrumes), Éric Gauthier (auteur, conteur) et Philippe-Aubert Côté (auteur).

Anne-Marie Bouthiller (Édition Clair/obscur) et Philippe-Aubert Côté (auteur).

Philippe-Aubert Côté et Éric Gauthier.

Marc Gaudreault et Anne-Marie Bouthiller.

Jonathan Reynolds et Marc Gaudreault.


Dimanche 10 mai, 10h: « Transgresser les valeurs du lecteur ».


«Jusqu'où le lecteur ou spectateur peut-il accepter le contrat entre écrivain/lecteur lorsque ce qui est décrit va à l'encontre de ses valeurs? Qu'en est-il de la transgression des tabous? Techniques et procédés d'écriture permettent-ils de dépasser les limites et de redéfinir l'expérience de lecture?»

Animation: Chantal Fournier.
Panélistes: Esther Rochon & Guillaume Voisine



Dimanche 10 mai, 11h: « Métamorphoses et perte d'humanité »


«L'ère du post-humain apporte son lot de questionnement face aux transformations que subit l'homo sapiens. Cyborgs, super-hommes, êtres-virtualisés et transcendances nous amèneraient-ils à un autre stade de l'évolution? Qu'en serait-il de notre humanité qui s'en retrouve irrémédiablement altérée?


Animation: Josée Lepire. Panélistes: Philippe-Aubert Côté & Sébastien Chartrand (les « deux petits jeunes scientifiques au bous de la table...» s'exclame Élisabeth Vonarburg ;o) )


Josée Lepire, Marc Gaudrault, Élisabeth Vonarburg.

Dimanche 10 mai, midi.


Parce que nos adorés Joel Champetier et Valérie Bédard ne pouvaient être présent pour des raisons de santé, Nathalie Faure a organisé, avec l'aide de Pascale Raud une conférence Skype par les moyens du bord, avec un ordi mini, mais qui a fait la journée de tout le monde :)

Ici, la communication vient d'être établie et fonctionne, Lily fait un tour de salle pour montrer à Joël et Valérie qui sont là. :)


Élisabeth Vonarburg, la première à venir parler à Joël et Valérie.

Alain Ducharme et Patrick Sénécal.

Sébastien Chartrand et Josée Lepire

Jonathan Reynolds et Luc Dagenais

Esther Rochon et Jean-Pierre Laigle

Sylvie Bérard. 
Caroline-Isabelle Caron et Sheryl Curtis 
Marie Bulle (organisatrice de ce présent Boréal) et Federico Alonzo.

Guillaume Houle (SixBrumes) et sa famille, Elodie Daniélou et Marie Laporte.

Dimanche, heure du lunch...


Une partie de zombies dans le corridor, sur l'heure du lunch, avec Mariane Cayer, Jonathan Reynolds, Luc Dagenais, Patrick Sénécal et Alain Ducharme.

L'équipe de Brins d'Éternité: Ariane Gélinas, Alamo St-Jean et Guillaume Voisine, en compagnie de Sébastien Chartrand (à gauche).

Frédérick Durand.

Florance Morin de Lecteur en série.


À droite, Marie Bule, organisatrice de cette édition de Boréal et heureuse acheteuse de la peinture qui illustre Boréal 2015, peinte par Chantal Fournier (à gauche)

On est toujours brûlé à la fin d'un Boréal... Karine Sauvé et Yves Meynard.


C'est le tour d'Éric Gauthier d'écrire un message dans la grande carte pour Joël Champetier. Quoique ce Boréal est réussi et en général joyeux, l'atmosphère reste lourde par l'absence de Joël...


Mario Giguère



Dimanche 10 mai, 15h, remise des prix.

Daniel Sernine vient présenter le prix de l'écriture sur place, en remplacement de Julie Martel.
À droite, Marie Bulle, Élodie Daniélou (gagnante du concours d'écriture sur place, catégorie « auteurs montants »), Alain Ducharme, Dave Côté (gagnant du concours, catégorie « auteurs chevronnés ») et Daniel Sernine.






Jean Pettigrew (Édition Alire) nous annonce que Pascale Raud est promue dans les rangs de la Revue Solaris à la direction littéraire et que c'est Jonathan Reynolds qui prendra la relève de Pascale comme coordinateur de la revue. 
Comme elles étaient absente pour ce moment, voici Pascale Raud et Julie Martel (Boréal 2013)

On passe le micro à Jonathan Reynolds pour un speach (malheureusement, Pascale Raud n'était pas présente pour ce Boréal).

Jonathan présente ensuite le gagnant du prix Solaris:

Jean-Louis Trudel, pour sa nouvelle « Garder un phénix en cage »

 Dimanche 10 mai, 15h: Prix Aurora/Boréal.


Anne-Marie Bouthiller remporte le prix dans de la catégorie Fanédition, pour la Revue Clair/obscur.

Élisabeth Vonarburg, grande gagnante du Prix Aurora/Boréal 2015 dans la catégorie « Meilleur roman », avec Hôtel Olympia, paru chez Alire.