dimanche 17 janvier 2016

Critique de film: Hunger Games, Catching Fire (2)(2013)

Voir aussi:
Critique de film: Hunger Games (1)(2012)
Critique de film: Hunger Games, Mockingjay part 1 (3)(2014)(à venir)
Critique de film: Hunger Games, Mockingjay part 2 (4)(2005)(à venir)






Catégories:

  • PG-13 (violence et action intenses, des images effrayantes…) dans la plupart des pays. Au Québec, il est coté Général «déconseillé aux jeunes enfants».
  • Blockbuster
  • Drame,
  • Science-fiction,
  • Aventure,
  • Thriller,
  • Violence,
  • Romance.

Thèmes: 

  • Téléréalité, 
  • Style « les gladiateurs du Collisée »,
  • Style « survivre jusqu'à la fin du film »,
  • Injustice sociale,
  • Inégalités sociales, 
  • Révolution et désobéissance sociale,
  • Enjeux politiques,
  • Trouble de stress post-traumatique.


     Test de Betchdel: Katniss parle plusieurs fois avec sa soeur, sa mère, puis plus tard, avec Effie, Johanna, Wiress, etc. à propos des jeux, de stratégies, de Panem, du Capitole, et bien plus.
     Scénario et réalisation: Hunger Games est à l'origine un roman écrit par Suzanne Collins. Le scénario de ce film a été écrit par Simon Beaufoy et Michael Arndt (ou Michael deBruyn). Le film est réalisé par Francis Lawrence. Ce n'est donc pas du tout la même équipe que pour le premier film.
     Langue d'origine: Anglais
     Pays d'origine: États-Unis
     Date de sortie: 22 novembre 2013 (USA)
     Budget pour le film: 130 millions US (soit 52 millions de plus que le premier film)
     Box-office: 424,6 millions US (soit 16.7 millions de plus que le premier film)
     Évaluation IMDB: 7.6 / 10 (470,719 votants)
     Reconnaissances: 58 nominations, 21 prix gagnés, parmi lesquels: Trish Summerville pour les costumes (Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films USA & Costume Designers Guild Award), Best Thriller (Empire Awards, UK), Best Male Performance (Josh Hutcherson) & Best Female Performance (Jennifer Lawrence)(MTV Movie Awards)(source).


Peeta Mellark (interprété par Josh Hutcherson), Effie (Elizabeth Banks) & Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence)

Synopsis:

     Après leur victoire aux 74e Hunger Games, Katniss Everdeen et Peeta Mellark se préparent pour la « Tournée des vainqueurs », où ils visiteront tous les autres districts. Mais avant de partir, le Président Snow rend visite à Katniss. Il a vu dans la finale de la 74e édition des Hunger Games un acte de défi et craint un soulèvement. Il demande à Katniss d'agir comme une alliée du Capitole, de se montrer reconnaissante et convaincantes sinon, il menace de voir ses agissements comme des actes de guerre, par lesquels il répondra par des actes de guerres et détruire ceux et celles qu'elle chérit.
     En coulisse de la Tournée des vainqueurs, le président Snow consulte Plutarch Heavensbee (interprété par Philip Seymour Hoffman), un ancien Haut Juge des Hunger Games (en anglais «game-master») pour le 75e Hunger Games et l'implantation des «jeux de l'Expiation» (en anglais le «Quarter Quell»), où les vainqueurs des 25 dernières années devront retourner dans l'arène pour un dernier combat à mort. Katniss et Peeta se retrouvent à nouveau dans les Hunger Games et doivent former des alliances dans le but de survivre cette nouvelle édition.

Président Snow (Donald Sutherland) et Plutarch Heavensbee (Philip Seymour Hoffman)

Ma critique, en quelques mots:

     The Hunger Games, Catching Fire, deuxième de la série, surpasse le premier. Les scénarios est plus clairs, les personnages sont mieux définis, les revirements sont au rendez-vous.
     J'ai bien apprécié le voir, mais il ne passe pas le cap de l'achat DVD pour moi. Je me suis toutefois réjouie de le voir accessible sur Netflix et pouvoir le voir une seconde fois.

À noter: je n'ai pas lu le livre. Je n'ai aucune idée si le film est à la hauteur du livre, s'il lui est fidèle ou non. Cette critique est donc strictement dédiée au film. Comme j'écoute les films dans leur version originale en anglais, il est possible que «ma» traduction de certains mots ne soient pas identiques à celle de la version francophone du film.

À noter: Hunger Games, Catching Fire est le deuxième film d'une série de 4.

Réalisation globale:

     Quoique ce deuxième film n'est ni le même scénariste, ni le même directeur, le film continue très bien le premier. Il est aussi facile pour un deuxième film de ne pas être à la hauteur du premier, car une fois que le monde et l'intrigue a été implanté avec le premier, il arrive souvent que le deuxième nous laisse sur notre faim. Ici, ce n'est pas le cas. La continuité de l'intrigue marche bien et il y a juste assez de nouveaux matériels dans ce deuxième, pour nous donner une sensation de «wow!».

Divertissement et originalité:

     Le premier m'avait laissé un sentiment de «vaguement déjà vu». La suite apporte du nouveau à l'histoire et c'est ici que je trouve qu'elle prend son caractère personnel. J'ai préféré le scénario de ce deuxième film et ses revirements, comparé au premier film.

Immersion et émotivité:

     Comme pour le premier film, l'intrigue est bien montée et l'immersion dans le film se fait tout seul. On s'oublie dans le film. L'histoire et la réalisation du film sont bel et bien émotifs et émouvants.

Scénario:

     Les revirements réservés à «Catching Fire» m'ont plus. J'ai bien aimé la continuité, comme le renouveau, que nous a réservé ce scénario. Qui plus est, les éléments que j'ai trouvé pas assez clair dans le premier film et qui ont fait que je lui ai donné un citron, ne se sont pas répété dans le deuxième. Le scénario était clair, des indices pour les revirements sont mis aux bons endroits pour qui sait les repérer et le coup de théâtre qui nous est réservé est bien réussi, à mon avis.

Acting et développement de personnages:

     J'ai aimé la profondeur des personnages et ils sont brillamment joués par les acteurs. Les éléments faibles du premier ne se sont pas répété, ce qui me fait oublier le citron que j'ai mis ici pour le premier.
     Plusieurs nouveaux personnages s'ajoutent, soit Finnick Odair (joué par Sam Claflin), Johanna Mason (joué par Jena Malone), Beetee (Jeffery Wright), Wiress (Amanda Plummer) et Mags (Lynn Cohen), chacun bien coloré et bien interprété par leur actrice ou acteur respectif. J'ai particulièrement apprécié la place accordée aux rôles féminins et les interactions entre chacun, chose qui, pendant longtemps, était rare de voir dans une film hollywoodiens (ce qui a tendance à changer depuis l'établissement et la popularité grandissante du Test de Betchdel.




Photographie et visuel:

     Ici, je garde le même commentaire que pour le premier film:
     En étant un blockbuster, les effets visuels sont au rendez-vous. Mais il y a tout de même une touche de plus. Parce que le scénario décrit l'excentricité des gens de la capitale, on y a mis le budget. Les costumes, des coiffures, le maquillage, les décors, c'est très haut en couleur.
     La qualité photographique est aussi au rendez-vous, ce qui n'est pas une évidence, même pour un blockbuster. Les plans de caméra sont étudiés avec l'éclairage. Lors des moments émotifs, les plans de caméra et les mises en scènes sont presque poétiques, alors que lors des scènes d'actions, le montage est rapide, les mouvements de caméra sont nerveux, pour accentuer les frissons.

Musique et son:

     Ici aussi, je garde le même commentaire que pour le premier film:
     J'ai trouvé que la musique se fondait bien dans le film.  Elle est simple, sans orchestre symphonique, elle ne tape pas sur les nerfs, elle renforce les émotions des points culminants comme désiré, sans extravagance, sans voler le show. Elle se fait presque discrète, elle se marie bien à l'image, et nous permet une pleine immersion dans le film.

mardi 5 janvier 2016

Pourquoi commencer à écrire des critiques de films?

     Il y a quelque temps que je réfléchie à faire une section « critique » sur ce blogue. J'ai attendu très longtemps avant de l'ouvrir. J'avais plusieurs hésitations. La première, c'est que j'ai un trouble de lecture qui me rend très lente à lire... et le vie de mère + aucun transport en commun = presque plus de temps pour m'y consacrer... Ma pile de livres à lire augmente plus vite (et j'ai pourtant pas assez de moyen pour exagérer les achats, mais pas du tout!) que ma pile de livres lus. Mon deuxième pêché, et j'ai mis du temps à me l'avouer à moi-même, c'est que je suis plus cinéphile que bouquinphile...
     À une époque lointaine avant d'être parent, mon conjoint et moi étions toutes les semaines ou presque (et parfois plusieurs fois par semaine selon les périodes!) au cinéma. Nous n'avions pas le câble sur la télé, mais la cinéphilie l'a emporté sur nous et nous visionnions beaucoup de films malgré tout. Nous étions aussi de fidèles abonnés des clubs vidéos pour les films... moins palpitants qu'on préférait attendre pour voir. Et nous achetions les meilleurs en DVD. 
     La vidéothèque a grandie et grandie au fils des ans et nous étions rendus la "source à consulter" par nos amis, lorsqu'ils désiraient voir un film, les aidant à faire leur choix de films (et ils revenaient, pour la plupart, nous demander d'autres suggestions... alors je me laisse croire que nous étions des références "pas pire"). Il y a donc un moment que j'hésite à mettre des critiques de films, plutôt que de livres (oh! sacrilège! de la part d'une écrivaine!), mais encore une fois, ma cinéphilie a fini par gagner.
     Je n'ai pas suivit de « cours d'histoire du cinéma » (quoique j'aimerais bien! peut-être un jour!); j'ai eu un petit « cours d'histoire des films d'animations » lorsque j'étais dans mes cours intensifs d'animation 3D; cours plutôt superficiel, sans profondeur et sans grandes analyses ni critiques de la part des élèves... Donc mon background dans le domaine est strictement passionnel et amateur-sérieux. J'espère que ces critiques de films vous plairons quand même. :)

Critique de film: Hunger Games (1) (2012)

Voir aussi:
Critique de film: Hunger Games, Mockingjay part 1 (3)(2014)(à venir)
Critique de film: Hunger Games, Mockingjay part 2 (4)(2005)(à venir)










Catégories:
  • PG-13 (violence intense et images perturbantes impliquant des adolescents) dans la plupart des pays. Au Québec, il est coté Général «déconseillé aux jeunes enfants».
  • Blockbuster
  • Drame
  • Science-fiction
  • Aventure
  • Thriller
  • Violence
  • Romance

Thèmes:
  • Téléréalité
  • Style « les gladiateurs du Collisée »
  • Style « survivre jusqu'à la fin du film »
  • Injustice sociale
  • Inégalités sociales
  • Révolution et désobéissance sociale
  • Enjeux politiques

     Test de Betchdel Katniss parle plusieurs fois avec sa soeur, sa mère, puis plus tard, avec la petite Rue.
     Scénario et réalisation: Hunger Games est à l'origine un roman écrit par Suzanne Collins, qui a aussi participée à la rédaction du scénario, avec l'aide de Billy Ray et Gary Ross. Ce dernier est aussi à la barre de la réalisation du film.
      Langue d'origine: Anglais
      Pays d'origine: États-Unis
      Date de sortie: 23 mars 2012 (USA)
      Budget pour le film: 78 millions US
      Box-office: 408 millions US
      Évaluation IMDB: 7.3 / 10 (667,667 votants)
      Reconnaissances: 42 nominations, 34 prix gagnés, parmi lesquels: Jennifer Lawrence, meilleure actrice (MTV awards), Josh Hutcherson, meilleur acteur (MTV awards), et meilleur long métrage (prix remis aux scénaristes pour le BAFTA awards).(source)

Synopsis:

Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence)
     Katniss Everdeen (interprété par la très jolie Jennifer Lawrence) se porte volontaire pour prendre la place de sa petite sœur pour la 74e édition des Hunger Games, une compétition télévisée où deux adolescents (un garçon et une fille) de chacun des douze districts de Panam, sont choisis au sort pour s'y battre à mort.
     La capitale de Panam, un lieu riche et excentrique, appelle ces compétiteurs des « tribus », où un seul des vingt-quatre participants sortira vainqueur de l'arène. C'est une pratique qui a lieu depuis 74 ans et qui existe, soi-disant, pour garder l'ordre tel qu'il a été établi à la fin de la dernière rébellion.
     Katniss quitte son ami Gale (joué par Liam Hemsworth) et sa famille, pour rejoindre l'équipe du district 12, soit le « tribu masculin » Peeta Mellark (interprété par Josh Hutcherson), Haymitch (Woody Harrelson) qui est un ancien vainqueur d'une autre édition de Hunger Games qui devrait leur servir de mentor, Effie (Elizabeth Banks), une femme haute en couleur et résidente de la capitale de Panam et responsable des tributs du district 12.

À noter: je n'ai pas lu le livre. Je n'ai aucune idée si le film est à la hauteur du livre, s'il lui est fidèle ou non. Cette critique est donc strictement dédiée au film.
À noter: Hunger Games est le premier film d'une série de 4.

Ma conclusion, en quelques mots:

     The Hunger Games, premier de la série, sans être de toute originalité, reste un très bon divertissement pour sa catégorie. Plusieurs actrices et acteurs nous offrent une très belle performance, on a un personnage féminin très fort comme tête d'affiche, à un point tel que les deux garçons autour d'elle nous semblent fade et passif.
     J'ai bien apprécié le voir, mais il ne passe pas le cap de l'achat DVD pour moi. Je me suis toutefois réjouie de le voir accessible sur Netflix et pouvoir le voir une seconde fois.

Réalisation globale:

     La direction du film en général m'a étonnée. Il y a bel et bien un artiste qui mène ce show et une direction photographique très soignée.

Divertissement et originalité:

     L'idée et le concept derrière The Hunger Games, premier de la série, ne sont pas à mon avis d'une très grande originalité. On a plusieurs concepts « au goût du jour » qu'on a vu ailleurs, principe de l'arène de gladiateurs et combats à morts, l'injustice, la répression, la révolte, la téléréalité…
     Par contre, le tout mis ensemble fonctionne bien, sans non plus nous bouleverser d'étonnements. Une fois les premiers pivots de l'histoire révélés, l'intrigue prend le dessus et le film reste très divertissant. Malgré la violence qu'on lui devine par son synopsis, ce n'est pas un film « sans cervelle ». Par exemple, sitôt les personnages arrivant à la capitale, on voit juste assez ce qui se passe en coulisse des Hunger Games pour comprendre qu'il y a aussi des enjeux politiques autour de cet événement acclamé par la capitale, mais méprisé par les douze districts qui en sont les victimes.
     L'intrigue vient donc nous cherche par le cœur, par la peur, par le mépris, par des actes de bravoure ou d'arrogance.

Immersion et émotivité:

16 des 24 participants des 74e Hunger Games.
     Parce que l'intrigue est bien montée, l'immersion dans le film se fait tout seule. On s'oublie dans le film. L'histoire et la réalisation du film sont bel et bien émotives et émouvantes. J'avais peur de m'asseoir devant un film de violence gratuite sans grande histoire à raconter, mais la sensibilité était au rendez-vous. Les émotions sont d'ailleurs mises plus en avant que la violence.    
     L'intrigue est à mon avis un thriller, un survivor avant d'être un film violent. Mais ne vous faites pas d'idées, car la violence est tout de même au rendez-vous, de façon explicite et subjective. 

Scénario:

     J'ai été surprise du contexte politique dans lequel s'inscrit cette science-fiction. On peut facilement traduire cette oeuvre en une métaphore de notre propre monde, où les pays occidentaux vivent dans l'abondance et l'extravagance, aux dépens des pays pauvres qui nous servent d'usines pour assurer notre mode de vie.
     En général, le scénario répond aux attentes. Je n'ai pas trouvé de répliques cheezy, ou agaçantes. L'histoire et l'intrigue sont aussi à la hauteur des attentes. Je lui ai donc mis « une pomme ».
     Par contre, certains passages ne me sont pas apparus clairs. À plusieurs moments, Katniss a des flashback, des souvenirs de son défunt père, des souvenirs de Peeta avant les Hunger Games, mais... qu’est-on censé comprendre de ces montages? Que signifient-ils exactement? Je n'en suis pas sûre. J'ai trouvé plusieurs possibilités d'explications, sans avoir une confirmation ce qu'on devrait apprendre sur les personnages.
     Un autre point m'a déçue, encore par manque de clarté du scénario: la relation Peeta et Katniss est claire, mais celle entre Katniss et Gale ne l'est pas. Sont-ils amoureux? Rien ne l'indique et pourtant, le doute plane tout le long du film. Si cet aspect est clair dans le livre (je n'ai pas vérifié), il ne l'est pas dans le scénario, à mon avis et ça m'a fatiguée.
     Pour ces deux éléments, j'ai mis ce citron.

Acting et développement de personnages:

Peeta Mallark (Josh Hutcherson)
    La plupart des personnages ont une belle profondeur et sont brillamment joués par les acteurs, raison pour laquelle je donne 2 pommes. J'en aurais donné 3, si ça n'avait été de deux personnages à qui je donne un demi-citron chacun…

     L'histoire est alignée sur Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence), une ado de seize ans. Partagée entre l'angoisse, la terreur, le mépris, l'arrogance et le besoin de protéger ses «alliés», on croit bien à ce personnage, on partage ses émotions. Elle est attachante et la performance de Jennifer Lawrence amène beaucoup d'émotivité au personnage.

Effie Trinket (Elizabeth Banks)
     Peeta Mellark (Josh Hutcherson) est aussi un ado de seize ans. C'est un personnage qui se montre sensible envers les autres. Il comprend le sens du show que représente les Hunger Games. Il manque par contre quelque, pour rendre le personnage intéressant à mes yeux. Peut-être parce qu'il est plutôt passif et que le seul attachement que l'on pourrait lui trouver, c'est par la pitié? C'est pour moi un aspect citron du film.

     Vient ensuite le personnage coloré de Effie Trinket qui est interprété à merveille par Elizabeth Banks. Effie est originaire de la capitale et elle est responsable des « tribus » du district 12. Très excentrique comme la majorité des gens de la capitale, Elizabeth Banks lui donne un accent hautain et des petites manières stylisées qui vont de pair avec la personnalité du personnage.


     N'oublions pas Haymitch Abernathy, aussi très bien interprété par Woody Harrelson. Chaque fois qu'il est à l'écran, il est bourré, avec une attitude de je-m'en-foutisme. C'est le seul «vainqueur» du district 12 d'une édition passée de Hunger Games et devrait servir de mentor pour les joueurs suivants. Par contre, chaque année il rencontre deux adolescents qui seront envoyés à leur mort dans l'arène, et il ne peut rien faire pour changer ce sort. Il y a de quoi ne pas désirer s'attacher à Katniss et Peeta. Et il y a de quoi vouloir noyer ce qu'il lui reste de sa vie dans l'alcool…


     Gale Hawthorne, joué par Liam Hemsworth, est le deuxième demi-citron. Tout comme le rôle de Peeta, le personnage de Gale m'apparaît fade et passif. Il est gentil et dévoué pour Katniss, il a des idées un peu révolutionnaire, mais il est tellement secondaire que nous n'avons pas le temps de s'y attacher vraiment. Il manque de vie, il manque de profondeur. Peut-être son rôle sera mieux élaboré dans les suites de la série.

Photographie et visuel:

     En étant un blockbuster, les effets visuels sont au rendez-vous. Mais il y a tout de même une touche de plus. Parce que le scénario décrit l'excentricité des gens de la capitale, on y a mis le budget. Les costumes, des coiffures, le maquillage, les décors, c'est très haut en couleur.
     La qualité photographique est aussi au rendez-vous, ce qui n'est pas une évidence, même pour un blockbuster. Les plans de caméra sont étudiés, avec des effets d'éclairage qui rehaussent l'image. Lors des moments émotifs, les plans de caméra et les mises en scène sont presque poétiques, alors que lors des scènes d'actions, le montage est rapide, les mouvements de caméra sont nerveux, pour accentuer les frissons.

Musique et son:

     J'ai trouvé que la musique se fondait bien dans le film. Elle est simple, sans orchestre symphonique, elle ne tape pas sur les nerfs, elle renforce les émotions des points culminants comme désiré, sans extravagance, sans voler le show. Elle se fait presque discrète, elle se marie bien à l'image, et nous permet une pleine immersion dans le film.


lundi 4 janvier 2016

Test de Bechdel, qu'est-ce que c'est?

     Le test de Bechdela été créé en 1985 par Rachel Bechdel dans le cadre d'une bande dessin; elle crédite son amie Liz Wallace pour cette idée. On l'appelle parfois «test de Bechdel-Wallace». Il est relatif au syndrome de la schtroumpfette, soit le principe où, dans les livres, les films, les téléséries, on illustre des mondes d'hommes avec très peu de femmes, des femmes qui ne se parlent pas entre elles… et lorsqu'elles le font, c'est autour du sujet des hommes de ladite histoire et le plus souvent l'homme dont elle est amoureuse.

Origine du test de Bechdel, dans l'album "Dykes to Watch Out For"
   Une oeuvre qui réussit le test de Bechdel-Wallace doit répondre à trois critères:
     1. l'oeuvre doit contenir au moins deux personnages féminins identifiés (elles ont un nom).
     2. elles discutent ensemble…
     3. …d'autres sujets que d'un personnage masculin.

    On peut consulter le site bechdeltest.com pour voir la liste des films répertoriés, ou même en ajouter.